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La météo avec WindyTV

Texte : Jean-Louis Coussot

Photos : Cécile et Jean-Louis Coussot


Le modèle que je vous présente ici est loin d'être une nouveauté de l'année, puisque GUIX MODEL a dû le sortir vers 2015. Toutefois, il est bon de reparler de modèles pas toujours assez connus et qui présentent des qualités indéniables. C'est dans ce but que GUIX MODEL m'a proposé de m'envoyer un kit de son MiniStar Acro avec sa motorisation, pour que je puisse vous le présenter sur ce site, avec sa construction, et bien sûr les réglages que je vais optimiser au mieux.

Comme vous le verrez, s'il est possible d'aller au plus simple sur ce type de modèle en EPP découpé au fil chaud en laissant les équipements en surface, je vais préférer aller un peu plus loin afin d'intégrer au mieux récepteur, contrôleur et batterie, afin de gagner à la fois en esthétique, et aussi en aérodynamique. Et pour ajouter une touche personnelle, je lui ajouterais même une roulette de queue conjuguée à la dérive, histoire de pouvoir le taxier avec précision. Allez, découvrons donc ce MiniStar Acro !

 

 

MiniStarXL et MiniStar Acro

On va commencer par bien situer de quel appareil on parle, puisque l'appellation "MiniStar" chez Guix Model nous conduit vers deux modèles distincts :

  • Le MiniStar XL est un avion à aile haute dotée d'un profil plan-convexe. Sa conception se rapproche de celle du Polyclub 3 axes, en plus grand, et c'est en quelque sorte l'ancêtre du BigPoly 3 axes que j'ai testé également. Son envergure est de 1200 mm et c'est un avion de début d'extérieur robuste, facile et qui se veut très économique (Le kit est affiché à 55,90 € début 2026).
  • Le MiniStar Acro est un avion à aile médiane, équipé d'un profil biconvexe symétrique. Il est nettement plus petit avec une envergure de 890 mm, et il est puissamment motorisé, avec un set de motorisation conseillé qui peut presque délivrer une traction du double du poids du modèle ! Ainsi, sa destination sera le perfectionnement et la découverte des bases de la voltige. Sans avoir la prétention de trajectoires ultra-précises, il permettra de faire ses premières armes aussi bien en voltige classique que dans des exercices "pendus à l'hélice" et évolutions rapides et serrées typées "3D"…

Le MinStar Acro ne videra pas non plus votre compte en banque, puisque le kit est affiché début 2026 à 45,90 €, qu'il se contente d'un moteur à moins de 20 €, d'un contrôleur sous les 12 €, et de 4 servos à 5,50 € pièce… Le budget complet kit + équipement (en comptant 2 packs de LiPo) atteint 137,40 € hors émetteur et récepteur. Pas facile de trouver moins cher pour apprendre la voltige ! Et avec sa cellule en EPP, il acceptera sans grosse casse bien des petites "erreurs" de pilotage où la planète remontera un peu trop vite et sans prévenir !

 

Le MiniStar XL, avion de début 3 axes de 1200 mm, à profil plan-convexe.

Le MiniStar Acro, avion de transition/perfectionnement de 890 mm, à profil biconvexe symétrique. 


Vous pourrez voir de petites différences entre les photos de la fiche produit ou la notice et le contenu du kit "2026", et qui sont dues aux améliorations apportées depuis une dizaine d'années de production. Le changement le plus récent concerne le support de train principal, qui était en contreplaqué et qui est maintenant proposé en impression 3D.

 

Description globale

Le MiniStar Acro se présente comme un avion de voltige à ailes médianes, avec un profil d'aile biconvexe symétrique de 12 % d'épaisseur relative, et surtout des gouvernes surdimensionnées. Ainsi, les ailerons full span représentent près d'un tiers de la corde de l'aile, les gouvernes de profondeur font environ 60 % de la surface globale de l'empennage horizontal et la gouverne de direction est carrément monobloc, sans plan fixe, et d'une surface plus que généreuse ! On comprend donc tout de suite que l'on n’a pas là un avion de début, mais une machine faite pour bouger. Toutefois, la masse annoncée autour de 370 grammes et donc une charge alaire d'environ 21 g/dm2 laissent penser qu'avec de petits débattements, le pilotage sera possible pour des pilotes dégrossis avec un trainer.

Le train classique est placé assez avant, ce qui est bon pour éviter de passer sur le nez, mais ce qui par contre peut rendre le modèle sensible à l'effet de girouette au sol, par vent de travers. Le diamètre des roues est faible et donc, une piste en dur sera nécessaire pour décoller du sol (à moins de disposer d'un gazon anglais !). Rien n'est prévu à l'arrière, le contrôle au sol devrait se faire en soufflant la direction.

La motorisation indiquée sur la notice est constituée d'un moteur brushless IBM 2208-14 avec contrôleur 18 A. Mais en plus de 10 ans, les moteurs disponibles ont eu le temps d'évoluer et en ce début 2026, la fiche produit propose un moteur T-Motor AS2306 Kv1500, avec hélice 8x4,5 Foxy et contrôleur Hobbywing Skywalker V2 15 A.

Pour les servos, il faudra 4 servos type 5 grammes, la fiche produit actuelle proposant les Tower Pro SG50.

Au niveau batterie, c'est un LiPo 3S 1000 mAh qui doit alimenter le modèle.

Une vidéo donne une excellente idée des possibilités du modèle : 

 

 

Caractéristiques

Nom : MiniStar Acro

Fabricant : GUIX MODEL (https://www.guixmodel.fr)

Fiche produithttps://www.guixmodel.fr/modelisme/avion/voltige/ministar-acro-epp-detail

Prix du kit (Janvier 2026) : 45,90 €

Envergure annoncée : 890 mm

Envergure mesurée : 900 mm

Surface alaire annoncée : 17,1 dm2

Surface alaire mesurée : 16,9 dm2

Profil : Biconvexe symétrique 12%

Longueur annoncée : 700 mm

Longueur mesurée : 725 mm

Masse annoncée (moyenne) : 370 g

Masse obtenue (avec ajout de roulette de queue et de carénages) : 388 g

Charge alaire obtenue : 23 g/dm2


Première impression

Au vu des dimensions, j'ai affaire à un modèle assez proche des 1/2A que j'ai tant pratiqué à mes débuts, mais avec une masse et une charge alaire bien inférieures, grâce à des équipements modernes ultralégers (servos 5 g, récepteur 7 g…) qui n'existaient pas à l'époque, et ce malgré une cellule réalisée dans un matériau "plein" et robuste, la mousse EPP. En clair, je n'ai aucune raison de m'inquiéter, ça va voler "tout seul" !


Allez, voyons en détail ce que j'ai reçu et les équipements que j'ai ajoutés. 

 

Ci-dessous, le contenu du colis reçu avec le kit, le moteur, l'hélice et le contrôleur brushless. 


Le kit

Il comprend les éléments principaux de la cellule en mousse EPP découpée au fil chaud :

  • Fuselage
  • 2 ailes
  • Stab
  • Gouverne de direction

On trouve aussi le jonc carbone de 3 mm qui va renforcer la voilure, les joncs carbone pour réaliser les commandes, un sachet "train d'atterrissage", similaire à celui du Polyclub avec corde à piano pliée, roues et bagues d'arrêt, et un sachet d'accastillages qui comprend :

  • Le nouveau support de train imprimé 3D, qui remplace l'assemblage de pièces de contreplaqué qui figure encore sur la notice.
  • Le renfort de gouverne de profondeur et la platine support moteur en contreplaqué de 2 mm.
  • Deux charnières pour la gouverne de direction.
  • Un sachet de chapes plastique
  • Un sachet de connecteur de commandes (dominos)
  • Un jeu de guides pour les commandes de direction et de profondeur, imprimés 3D.
  • 4 guignols imprimés 3D
  • Du velcro adhésif pour fixer récepteur, batterie et contrôleur. 

A noter que la notice n'est pas fournie "imprimée" dans le kit, mais elle doit être téléchargée (format PDF) depuis la page produit. Voici le lien : 

https://www.guixmodel.fr/images/notice/Notice-Ministar-Acro-EPP.pdf

 

Petit rappel pour toute la suite :
Chaque diaporama se rapporte au chapitre qui le précède et chaque photo est légendée.
Les légendes sont une partie intégrante importante pour la compréhension de l'essai.
Pour lire la légende, plusieurs possibilités :

 

  1. Cliquer sur une photo pour l'afficher en grand. La légende est alors lisible en bas de l'image.
  2. Juste "survoler" la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors dans un pop-up.
  3. Survoler la miniature de la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors aussi dans un pop-up.

 


Les équipements à prévoir

GUIX MODEL m'a fourni l'ensemble de motorisation :

  • Moteur brushless T-Motor AS2306 Kv1500
  • Contrôleur Hobbywing Skywalker V2 15A
  • Hélice GWS 8x4,3 (Que j'ai remplacée par une Foxy 8 x 4,5 comme indiqué sur la fiche produit)

J'ai ajouté :

  • 4 servos type 5 grammes Kavan GO-5
  • 1 récepteur Graupner GR-12 + 3xG
  • 1 Batterie LiPo 3S 1000 mAh (J'ai utilisé deux marques différentes lors des essais, des DualSky "Eco S" au départ, avec un taux de décharge non indiqué mais qui m'a semblé faible, et que j'ai remplacé par des SLS Quantum 30C/60C afin de disposer de plus de puissance et de plus d'autonomie).
  • J'ai approvisionné des bombes de peinture RC Styro Colors pour décorer le modèle.
  • J'ai utilisé de l'époxy 5 minutes, de la cyano medium et accélérateur, et aussi un peu de colle "Foam-Cure" de chez BSI.

 


Assemblage - 1ère partie

  • Je vais commencer par préparer les éléments principaux de la cellule, ce sera cette 1ère partie.
  • Ensuite, parce que c'est plus facile tant que les ailes et les empennages ne sont pas encore fixés au fuselage, je réaliserais le décor.
  • Et enfin, la 2ème partie du montage consistera à assembler et à équiper le modèle.


Donc, pour commencer, j'ai réalisé l'articulation de la gouverne de profondeur. Normalement, la fente sous la stab aurait dû être réalisée d'origine, mais il y a eu un oubli sur cet exemplaire. Vite réparé avec mon couteau chauffant de découpe de mousse. Il faut creuser assez pour obtenir une charnière très souple, mais ne pas "percer" jusque sur le dessus du stab. Il est capital que la charnière soit très souple, car les servos type 5 grammes n'ont pas de puissance à revendre pour forcer une articulation un peu dure…

Pour les ailerons, sur les ailes, la fente était bien présente, mais j'ai assoupli l'articulation en repliant chaque aileron contre l'extrados et en maintenant cette position une heure sous presse.

Ensuite, j'ai mis le jonc carbone de 3 mm à longueur. J'enroule un peu de masking tape sur la zone de coupe, ça facilite le tracé avec un feutre et la coupe à la scie vibrante est aussi facilitée.

Etape suivante : tracer et couper les ailerons pour le passage du fuselage. Les cotes sont données sur la notice, il n'y a qu'à suivre. Par contre, j'ai réalisé ces coupes avant le collage des ailes, ça évite la tentation d'encoller les ailerons.

J'ai ensuite contrecollé les deux ailes à l'époxy en les maintenant l'une contre l'autre avec du masking tape large, sur chaque face et en les tenant plaquées sur le plan de travail en posant simplement quelques vieux magazines. Pour bien aligner les panneaux lors du collage, un simple foret de 4 mm dans la rainure suffit. Je le retire une fois le masking tape posé.

Ensuite, je peux encoller la rainure avec de l'époxy et installer le jonc carbone de 3 mm. Un masking tape pour protéger le collage et là encore, empilage de magazines pour lester et bien plaquer le jonc dans sa rainure.

J'ai également préparé le train d'atterrissage. Avec le nouveau support imprimé 3D, c'est un jeu d'enfant ! L'ajustement sur le fuselage est parfait et on peut pratiquement se passer de coller (plus tard) le support dans le fuselage.

J'ai imprimé 3D de petites bagues "maison" pour bien caler le côté intérieur des roues, ça évite qu'elles bloquent dans le pli de la jambe en corde à piano. J'ai réalisé ces pièces pour le Polyclub, je n'ai eu qu'à en imprimer de nouvelles. 

 


Décor

Sur l'EPP découpé au fil chaud, aucun adhésif courant n'accepte de rester collé… Il faut donc oublier toute envie de réaliser le décor du MiniStar Acro avec des stickers ou du vinyle adhésif.

La seule solution, c'est la peinture !

Comme vous l'avez vu plus haut, j'ai approvisionné des bombes de peinture RC Styro Colors qui marchent très bien sur l'EPP. Mais on peut aussi utiliser des peintures qui ne sont pas "spéciales polystyrène expansé", car l'EPP ne craint pas les solvants de bombes de peinture classiques.

Il faut procéder en masquant les surfaces qui ne sont pas à peindre et donc, prévoir une réserve de masking tape et de papier journal d'autant plus conséquente que l'on souhaite réaliser un décor complexe et utilisant de nombreuses couleurs… J'ai noté que tous les "masking tape" ne se valent pas et que certains tiennent mieux sur l'EPP que d'autres. Celui de la marque "Scotch" tient bien, le "Dexter" nettement moins… Pour certains filets étroits, le "Ligne Fine" de chez 3M tient lui très correctement. Pour les pochoirs, je les ai tout de même faits en vinyle adhésif, qui ne tient (à peine) que le temps de peindre.

Donc, pour l'extrados des ailes, après avoir imaginé un décor un peu compliqué sous Illustrator, je l'ai tracé sur l'EPP avec un feutre noir super fin avant de poser les masquages au "ligne fine", au masking tape ou des pochoirs en vinyle adhésif découpé pour les lettrages. Et les couleurs sont appliquées, une à une… Je dois bien avouer que peindre le MiniStar Acro avec ce décor très bariolé a pris plus de temps que le montage !

 

 

Le stab et le fuselage ont ensuite été décorés de la même façon et on se retrouve avec une cellule qui a complètement changé d'allure !

 

Et il est maintenant possible de faire une première "mise en croix", sans rien coller, mais pour voir le résultat de ce travail de peinture...


Assemblage - 2ème partie

Je peux maintenant reprendre les travaux d'assemblage et d'équipement de la cellule.

Le positionnement du récepteur, du contrôleur et de la batterie est laissé au bon vouloir de chaque constructeur de MiniStar Acro. Et la vidéo de présentation nous montre un pack de batterie juste "velcroté" sous le fuselage, tandis que le contrôleur semble collé contre le flanc de fuselage. Je n'ai pas réussi à voir où était le récepteur.

Bon, c'est une solution simple à mettre en œuvre ! Mais personnellement, j'ai envie de quelque chose de plus "rangé", avec un minimum de câbles extérieurs et surtout éviter d'avoir les éléments électroniques exposés. C'est beaucoup plus de travail, mais il est possible de tout "ranger", en creusant des logements dans la mousse EPP.

Une mise en place temporaire des éléments tenus "comme ça pouvait" m'a permis de voir où j'allais installer récepteur, contrôleur et batterie, afin d'obtenir le centrage conseillé, c’est-à-dire au niveau du jonc carbone de l'aile.

J'ai donc ressorti mon couteau chauffant spécial "mousses" (acheté sur un site de vente bien connu…) et j'ai réalisé divers gabarits en contreplaqué pour aider à découper le plus proprement possible les diverses cavités.

Il en faut une pour loger le récepteur, qui sera sous l'aile, car ça permet de creuser directement les puits pour passer les fils des servos. Une autre en arrière du support de train recevra le contrôleur, et là, c'est la longueur des fils depuis le moteur qui m'a dicté le positionnement. Enfin, un flanc sera creusé en avant de l'aile pour loger la batterie qui assurera le centrage. Cette dernière cavité sera réalisée en tout dernier, quand tout le reste sera en place, afin de bien finaliser le centrage.

Au fil de la préparation de ces logements, l'aile, le stab et la gouverne de direction viendront se coller, tout comme les servos.

Le moteur sera vissé sur la platine en contreplaqué prévue, et j'ai juste ajouté de fines rondelles sous les pattes de fixation côté gauche afin de donner un soupçon d'anticouple.

Les commandes, réalisées comme sur le Polyclub ou le BigPoly, ont été un peu modifiées par rapport au kit. Les chapes à coller sur les fins joncs carbone ne me plaisaient pas trop. J'ai remplacé les joncs par de la fine corde à piano, avec pli en Z dans le guignol, et avec le domino prévu sur le palonnier de servo.

Le train tient tout seul, l'ajustement étant serré juste ce qu'il faut. J'ai tout de même mis quelques points de cyano histoire d'être tranquille…

Allez, on voit tout ça en images. 

 

 

D'un coup, le MiniStar Acro a trouvé son volume final ! Il reste encore un peu de travail, mais le look est là !


Plus vite assemblé que décoré !

Oui, assurément, le temps de montage est nettement inférieur à celui qu'il aura fallu pour la phase de "Masquage-peinture-masquage-peinture-masquage...................... - peinture" ! Il a une bonne bouille et tenu à la main, il ne semble pas du tout lourd ! C'est le moment de passer à la pesée…

Avec mes ajouts de caches fils, d'une roulette de queue du stye "elle est costaude Simone", j'ai un moment craint d'avoir pris beaucoup de poids, mais au final, pour un poids moyen annoncé à 370 grammes, mon MiniStar Acro accuse 388 grammes sur la balance, batterie 3S 1000 mAh comprise. 18 grammes de plus… ce ne sera qu'un peu plus d'un gramme par décimètre carré de plus, mais en ayant un avion bien plus profilé puisque tout est intégré, et qui en prime va taxier à merveille… Aucun regret ! La charge alaire n'est que de 23 g/dm2 ! Mes demi-A d'antan étaient plus entre 40 et 50 g/dm2… Autant dire que je n'ai aucune inquiétude quant aux qualités de vol.

 

 

Mes pièces en impression 3D vous intéressent ?

Je vous ai préparé une archive ZIP dans laquelle vous trouverez les ficher 3mf des pièces que j'ai utilisées pour mon MiniStar Acro. Si elles peuvent vous être utiles, n'hésitez pas à télécharger le fichier ci-dessous. Vous trouverez un fichier texte expliquant "qui est quoi". 

https://hidrive.ionos.com/lnk/Ru0KyU39w#file

 

Ci-dessous, les pièces que vous pouvez imprimer 3D à d'aide des fichers 3mf téléchargeables. 


Le sexagénaire impatient…

Oui, je suis même plus près des 70 balais que des 60 printemps… Mais quand j'ai terminé un modèle, je trépigne toujours d'impatience pour aller le mettre en l'air ! Et donc, dès qu'un rayon de soleil a bien voulu se montrer, j'ai vite pris quelques photos statiques dans la cour… mais la lumière n'a duré que quelques minutes. Il a fallu attendre deux jours de plus pour aller, malgré la période de froid fin décembre, pour avoir une météo permettant d'aller faire les premiers vols. ceux-ci m’ont tout de suite montré que le MiniStar Acro volait tout seul… Mais aussi que mes packs LiPo 3S 1000 mAh ne débitaient pas assez pour la motorisation bien musclée installée… Ils suffisent sur mes Slider Evo et Sport, mais là, ils s'essoufflent dès que j'envoie les gaz… Donc, j'ai fait quelques vols ainsi, mais en évitant de trop mettre le manche de gaz en avant, et je me suis dépêché de commande des packs de même capacité, mais avec un taux de décharge "30C continu, 60C en pointe"… Ils devraient changer la donne !

Pour vous faire patienter, voici les photos statiques… et la vidéo du premier vol où mes doigts se sont transformés en glaçons… On se retrouve après, avec des packs musclés, pour une étude détaillée des possibilités en vol !

 

Grand ciel bleu, mais 1°C et une petite bise de nord... Le MiniStar Acro est prêt pour son premier vol !

 

Et voilà la vidéo du premier vol (et du second, puisque 2 packs étaient chargés)...

 

Réglages

Les essais étant terminés, c'est l'heure du tableau de réglages habituel. 

Lors de essais, j'ai utilisé 3 phases de vol avec pour chacune des petits et des grands débattements

  • Voltige normale : Utiilsation basique des gouvernes, pas de snap-flaps.
  • Voltige avancée : Cette fois, avec mixage snap-flaps
  • Décollage-atterrissage : Les ailerons sont légèrement baissés pour avoir pratiquement en profil plan-convexe. Beaucoup de différentiel et un mixage ailerons > direction. 

 

A l'issue des essais :

- La dernière phase est supposée aider à décoller très légèrement plus court, les ailerons agissant comme des volets légèrement baissés... Dans la pratique, vu la puissance disponible, l'écart est difficilement perceptible. Mais bon, je la garde, parce que... j'aime bien, et ça me faut quelque chose à faire... 

- Par contre, la phase avec snap-flaps n'a vraiment rien appporté de mieux... Alors, je l'oublie et je ne vous la note pas dans le tableau, c'est parfaitement inutile ! Parfois, le plus est l'ennemi du mieux... Alors, restons simple. 

 

Les petits débattements seront adaptés pour les pilotes passant d'un trainer à leur premier modèle d'apprentissage de la voltige "sans dièdre". Le pilotage reste très doux, vraiment très accessible, il ne manque que l'autostabilité en roulis des ailes hautes et des avions avec du dièdre... Si les réflexes ont bien été conditionnés avec une trainer, vous ne vous rendrez même pas compte que cette fois, vous avez un avion indifférent en roulis. 

 

Les grands débattements donnent nettement plus d'autorité sur tous les axes, et on peut serrer les figures, avoir un taux de roulis conséquant (mais pas inquiétant), et ils permettent de belles vrilles et des déclenchés "à la demande". L'expo est indispensable pour retrouver le même comportement autour du neutre qu'avec les petits débattements. 

 

Enfin, le centrage proposé par la notice, sur le jonc carbone de l'aile, marche bien, mais on peut l'avancer légèrement, comme je l'ai vu après changement de batteries, de même capacité que celles des premiers vols, mais avec des possibilités de décharge bien meilleures... en contrepartie d'une douzaine de grammes supplémentaires à l'avant. Donc, je note une plage de centrage de 55 à 60 mm du bord d'attaque. 

 

 

Revenons sur la batterie, et l’hélice.

Comme je l’ai dit plus haut, lors des premiers vols, la batterie voyait sa tension s’effondrer si je poussais le manche de gaz tout en avant plus de deux ou trois secondes et le contrôleur déclenchait son alarme de tension faible. Je pouvais voler 5 minutes, mais à condition de me limiter à voler à mi-gaz, et en ne poussant plein gaz que de façon super-brève. Quand je posais, le contrôleur bipait joyeusement. Pourtant, en rechargeant le pack, je ne remettais qu’à peine 400 mAh sur les 1000 mAh nominaux. J’ai donc vite pensé que mes packs qui habituellement alimentent aisément le moteur de mes Slider Evo et Sport, dotés de moteurs et hélices plus petits, n’étaient pas capables de sortir assez d’ampères. Mais leur taux de décharge n’étant pas noté sur les packs, il me manquait une information.

J’ai alors pris ma pince ampèremétrique et mesuré la consommation… Bon, je ne suis pas certain de la précision de la mesure, car les petits fils, courts de surcroît, passent « comme ils peuvent » dans la pince… Mais avec un pack plein, le plein gaz m’a donné 25 A. Oups ! Le contrôleur est donné pour 15 A constants et 30 A en pointe, heureusement que je n’ai pas fait de longs vols manche en butée avant…

Deux décisions ont suivi : réduire la charge sur le moteur en montant une hélice plus petite et approvisionner des packs de même capacité, mais capables d’un taux de décharge « conséquent ».

Pour l’hélice, je suis passé de la 8 x 4,5 Foxy à une Graupner 7 x 4 que j’avais dans mes tiroirs.

Pour les batteries, j’ai commandé chez GUIX MODEL des SLS Quantum 3S 1000 mAh donnés pour 30C en continu et 60C en pointe. 30C, c’est 30 A, donc… ça devrait le faire !

 

Ci-dessous, l'hélice Kavan 8 x 4,5" utilisée lors des premiers vols et à sa droite, une Graupner 7 x 4" que j'ai retenue au final, car elle tire déjà bien assez (Voir sur la vidéo plus bas, tournée avec cette 7 x 4) et la consommation est plus raisonnable. 

 

Les packs arrivés, il restait à attendre une météo clémente, car en ce début janvier 2026, le passage d’une tempête sur le nord de la France a fait quelques dégâts, et si chez moi, plus au sud, nous n’avons eu qu’un vent un peu soutenu et de la neige, il a fallu laisser passer tout ça !

Dès qu’une accalmie s’est présentée, j’ai pu tester la nouvelle configuration. J’ai craint un instant que cette bien petite hélice ne tire plus assez… Mais dès le nouveau premier décollage, j’ai été rassuré ! Le MiniStar Acro décolle toujours avec le manche à peine au-dessus de mi-gaz, vole en croisière sage avec un tiers de gaz, voltige cool avec 50 à 60 % de moteur et grimpe littéralement aux arbres plein gaz. Et les packs encaissent sans problème, je n’ai plus jamais eu droit au bip-bip d’alarme du contrôleur. Et au passage, j’ai pu remonter le chrono sur la radio de cinq minutes (sages…) à sept minutes et trente secondes (nettement moins sages !). Et cette fois, quand je recharge, je remets autour des 650 mAh dans les packs, c’est donc impeccable. Et même si ces vols se sont déroulés par une température de 5 °C, il est bon de voir qu’à l’atterrissage, le moteur et le pack LiPo sont froids et le contrôleur à peine tiède. Je valide donc la 7" x 4" et les packs SLS Quantum !

 

Ci-dessous, à gauche, les packs 3S 1000 mAh utilisés lors des premiers vols. Leur tension s'effondrait dès que je mettait trop de gaz. A droite, les packs SLS Quantum, même capacité, mais avec un taux de décharge en continu de 30C et en pointe de 60C. Ils sont validés : malgré 12 g de plus, ils envoient la puissance à la demande, et ne chauffent pas d'un poil ! A noter que j'ai remplacé les XT60 par des XT30 bien suffisante pour le modèle. 

<< Complément ajouté après publication initiale >>

Ayant un gros doute sur la mesure à la pince ampèremétrique, j'ai commandé un mini voltmètre-ampèremètre avec connecteurs XT-30, que je peux maintenant installer entre la batterie et le contrôleur. (Au sol, je ne vais pas le promener en vol...)

 

Les valeurs me semblent plus cohérentes et me rassurent !

 

  • Avec la Graupner 7 x 4, je ne dépasse pas 17 A en début de pack (et à mi-gaz au sol, on est vers les 5 A seulement !).
  • Avec la Kavan 8 x 4,5, j'atteint 19 A en tout début de pack, plein gaz... Le contrôleur supporte 30 A en pointet comme on ne reste jamais plus de 3 à 4 secondes plein gaz et qu'à 75 %, on est largement sous les 15 A, pas de problème ! 
  •  

Conclusion : les deux types d'hélices sont finalement parfaitement utilisables ! 

 

Tout sur le vol du MiniStar Acro

 

Taxiage : sur le dur, sur de la terre ou du gravier fin, voir sur une herbe super rase, la taxiage est facile et je ne regrette vraiment pas d’avoir ajouté une roulette de queue conjuguée avec la gouverne de direction. En grands débattements, le rayon de virage peut être ultracourt. Pour décoller et poser, je passe en petits débattements pour un contrôle fin du cap. Sans roulette, il faudra tout de même ajouter un petit patin sous l’arrière du fuselage si on ne veut pas que le bas de la gouverne de direction frotte le sol et se détériore rapidement. Il faudra aussi souffler généreusement la direction au moteur pour tourner. A noter que le contrôleur Hobbywing Skywalker permet avec une voie complémentaire d’avoir une fonction reverse… Je l’ai activée et avec un inter momentané, je peux inverser le sens du moteur… Je n’utilise pas la reverse en vol, mais c’est un petit plus amusant au retour d’un vol que de pouvoir venir se stationner en réalisant un créneau…

 

Décollage : On peut décoller avec le mode de vol/voltige "normal", ou si on l’a programmée, avec la phase "décollage/atterrissage". La différence est inperceptible sur la distance de décollage. On a juste un peu plus de confort avec cette phase pour les décollages "sages et réalistes" réalisés à mi-gaz, en laissant rouler, grâce au différentiel et au petit couplage ailerons > direction qui rendent le MiniStar Acro vraiment super-facile. La tenue d’axe est excellente. A mi-gaz et sans vent, on va rouler sur 10 à 15 mètres et attaquer une montée sous un angle sage, et ce ne sera pas bien différent du décollage d’un trainer de début. Plein gaz, on décolle en moins de 5 mètres sans vent, et avec 10 à 15 km/h de vent de face, on est en l’air en 2 mètres. On peut alors attaquer directement une montée verticale si on le désire, le MiniStar Acro va continuer d’accélérer en montant !

 

Vol croisière : Après décollage, on bascule sur la phase "normale" si on a utilisé celle dédiée au décollage, et on va pouvoir voler sagement avec entre un tiers et la moitié des gaz et en petits débattements. La consommation est alors ridicule et si on ne voltige jamais, on doit pouvoir dépasser les 10 minutes de vol (j’avoue ne pas avoir essayé, l’avion étant fait pour être remué !). La seule vraie différence avec un trainer, c’est qu’en roulis, vu l’absence de dièdre, on n’a pas de retour à plat quand l’avion est incliné et que l’on garde le manche d’ailerons au centre. Il faudra donc travailler un peu plus pour maintenir les ailes bien horizontales en ligne droite. Le lacet inverse est faible, jamais gênant. Les virages peuvent s’enrouler pratiquement sans toucher à la direction, même si en vol lent, mettre un peu de direction dans le sens du virage donne une meilleure attitude à l’avion. Les gouvernes sont très réactives avec un bon mordant autour du neutre. L’expo indiqué évite toutefois un surcontrôle. Les ailerons, même en petits débattements, sont particulièrement efficaces, leur grande surface pouvait le laisser présager. La profondeur est douce et bien amortie. La direction est très puissante et justifie de l’expo même en petits débattements. Elle est peut-être un peu moins précise que les deux autres axes, avec parfois des prises d’appuis latéraux du fuselage qui peuvent survenir de façon imprévue… Donc, il faut être prêt à mettre la petite correction à la dérive quand ça survient. Rassurez-vous, ce n’est ni méchant, ni dangereux, ça froisse juste un peu l’ego du pilote si la trajectoire n’est pas aussi tendue que ce qu’on aurait voulu faire… devant les copains !

Un détail : L’aile et le stab semblent calés à 0° sur le fuselage. Donc, pour que l’aile porte, on doit créer un très léger Vé longitudinal artificiellement et je note que le trim de profondeur en vol croisière en palier est très légèrement à cabrer. Un très léger décalage est visible au niveau du bec débordant de la gouverne de profondeur par rapport au plan fixe horizontal. C’est normal.

 

Voltige coulée : On reste avec les petits débattements, ils sont suffisants pour la grande majorité des évolutions courantes ! J’ai réglé la profondeur pour qu’un débutant en voltige ne se fasse pas peur et puisse tirer en butée lors de ses premières boucles passées à puissance raisonnable. Les ailerons, sages autour du neutre grâce à l’expo, donnent déjà un bon taux de roulis en butée, ceci pour que les premiers tonneaux soient assez rapides pour que sans correction du tout, l’avion n’ai pas le temps de s’écarter beaucoup de sa trajectoire. C’est plus sécurisant pour le pilote réalisant ses premiers tonneaux qu’un avion qui n’en fini pas sans la phase inversée… Et la direction est déjà largement suffisante pour travailler les renversements.

Donc, les boucles pour commencer : Pour l’apprentissage, on les commencera ailes et fuselage bien à plat, avec 50 à 60 % de gaz, pas plus. On pourra alors tirer la profondeur en butée et laisser tourner sans rien toucher d’autre, juste en recentrant la profondeur quand l’avion revient à l’horizontale. Petit à petit, on pourra s’habituer à réduire, voire à couper les gaz entre le sommet et le bas de la figure. Par la suite, on pourra attaquer avec de plus en plus de gaz, en dosant plus finement la profondeur pour étirer la boucle dans le plan vertical et plein gaz, le diamètre commence à être conséquent ! En fait, avec la réserve de puissance disponible, on peut faire aussi grand qu’on se souhaite… On devra alors bien travailler la réduction progressive des gaz entre le haut et le passage à la verticale descendante pour apprendre à faire une boucle bien ronde. C’est très formateur ! On n’a pas parlé encore du vol dos, mais sachez déjà que compte tenu du profil d’aile symétrique, tout ce qui passe en vol ventre passe de la même façon en vol inversé et donc, les boucles inverses sont similaires aux boucles droites, si ce n’est qu’on pousse au lieu de tirer…

Les tonneaux : Parlons là encore pour le pilote qui va réaliser ses premiers tonneaux. Pas besoin d’aller trop vite, on reste mi-gaz, en palier avec un peu de hauteur sous la quille… On va juste lever très légèrement le nez pour que le tonneau commence sur une trajectoire à peine montante (10 à 15°) et on envoie les ailerons dans la butée, sans rien toucher d’autre. Le MiniStar Acro tourne son tonneau suffisamment vite pour que les ailes soient de retour à plat sans que l’avion n’ai eu le temps de commencer à regarder la planète avec les yeux (du pilote) écarquillés ! Il reste à relâcher le manche d’ailerons, on a fait son premier tonneau. Petit à petit, on s’habitera à ne plus lever le nez avant d’envoyer les ailerons et on donnera une petite poussée sur la profondeur pendant la phase sur le dos. Et l’entraînement venant, on ne mettra plus les ailerons à fond, pour passer des tonneaux moins rapides… On pourra alors commencer à penser à mettre un soupçon de direction dans le même sens que les ailerons sur la deuxième tranche et on aura alors fait le plus dur pour l’apprentissage des tonneaux ! Dans tous les cas, le MiniStar Acro est franchement facile en tonneau ! On pourra aborder le tonneau à 4 facettes, seule la seconde tranche a besoin d’un peu de direction, la première s’en dispense aisément (à moins de vouloir vraiment marquer chaque facette très longtemps…). Le 8 facettes passera également, mais il demandera un bon travail pour marquer les 45° proprement.

Le renversement : La gouverne de direction est très puissante et même avec les petits débattements, on a de quoi passer facilement le renversement. Pour apprendre, la montée se contentera une fois encore d’environ 60 % des gaz, pour que la montée ne s’éternise pas. L’important est de monter droit ! Quand la vitesse est presque nulle, on peut botter indifféremment à gauche ou à droite, la direction vous assure de basculer à la demande ! Les gaz sont coupés quand le nez a basculé de 90°. Apprenez à tenir la verticale descendante en évitant de tirer trop tôt à la profondeur (j’ai moi-même cette tendance si je ne réfléchis pas et si je ne me botte pas le c.…). Sortez de la verticale par une ressource modérée, mais qui marque assez bien l’angle. Et hop, recommencez autant de fois qu’il faudra pour que vos renversements soient propres (et bien placés… c’est-à-dire en extrémité de cadre, ou centrés devant vous).

Le vol dos : Le MiniStar Acro vole "pareil" sur le ventre ou sur le dos, grâce à ses ailes au profil symétrique. Il n’a donc pas besoin de plus de gaz en vol dos et pour apprendre, ne pas aller trop vite en vol dos est bien agréable. On passe dos par un demi-tonneau et les ailes à plat et avion inversé, on pousse un peu la profondeur pour ne pas descendre. Les virages se font aux ailerons seuls, en poussant simplement plus fort la profondeur, au lieu de tirer bien sûr. En cas de doute, voire de panique, prenez la bonne habitude de toujours revenir ventre aux ailerons, sans toucher à la profondeur… Même si vous revenez ventre nez en bas, il sera presque toujours temps de tirer la profondeur quand vous serez dans le bon sens… Sortir d’une situation « non voulue » quand on est dos en « tirant », c’est presque toujours finir au sol prématurément, ou infliger une survitesse à la cellule qui peut conduire à la rupture par facteur de charge trop élevé… Si avec le MiniStar Acro, cette éventualité est quasi nulle, la cellule étant super-robuste, prendre les bonnes habitudes vous évitera bien des misères avec des cellules en structures moins tolérantes. Pour vos premiers vols dos, volez un peu haut (entre 30 et 50 mètres sol), et faites d’abord des demi-tonneaux en pensant à pousser la profondeur, restez juste une seconde ou deux inversé et revenez ventre aux ailerons. Petit à petit, allongez la durée du vol inversé et soignant le vol en ligne droite. Ce n’est que quand vous serez capable de parcourir au moins 200 mètres en palier dos et en ligne droite que vous aborderez les virages, puis les tours de piste et hippodromes en vol inversé. Enfin, vous pourrez laisser descendre petit à petit… Jusqu’au jour où vous serez à l’aise en vol inversé à quelques mètres au-dessus du sol ! Ce n’est pas inné, ça se travaille et le MiniStar Acro est parfait pour travailler ça !

Figures combinées : Une fois les 4 figures de base acquises, le MiniStar Acro vous permettra de les combiner et le huit cubain, l’immelmann, les retournements et rétablissements de toutes sortes sont à sa portée.

Amplitude : Votre expérience augmentant, vous verrez que vous pourrez augmenter petit à petit l’amplitude de vos figures, en travaillant avec plus de puissance dans les phases montantes des figures. La réserve de puissance disponible sur le MiniStar Acro est impressionnante pour un avion qui n’est alimenté que par un pack 3S de 1000 mAh ! Et ce même avec cette petite hélice 7 x 4 !

 

Je vous propose une petite pause avec la vidéo de présentation finale : 

(Conseil : regardez-la sur un grand écran d'ordi et en full HD 1080 !)

 

Avec les grands débattements : Les ailerons restent toujours aussi sympas autour du neutre grâce à un taux d’expo très fort, mais cette fois, le taux de roulis est conséquent, moins d’une seconde pour le tonneau avec 60 % de gaz… On peut enrouler les tonneaux en montée verticale plein gaz sans réussir à ce que le modèle s’essouffle. Il faudra se décider à réduire pour cesser de grimper.

A la profondeur, si on peut serrer un peu plus les boucles, ça ne sera tout de même pas comme avec un avion de voltige 3D et on ne fera pas de vrais « flips ». Par contre, les grands débattements combinés de la profondeur et de la direction autorisent des vrilles superbes, qui tournent sans l’aide des ailerons, avec une descente bien verticale et une incidence vraiment marquée. Si on ajoute les ailerons dans le sens de la direction, la vrille accélère, change d’allure avec une attaque oblique du fuselage. Avec ou sans ailerons, l’arrêt de la vrille est instantané dès que les manches sont recentrés. Des ailerons en sens inverse de la direction freinent la vrille et peuvent même l’annuler.

Et si la vrille passe bien, il en est de même des tonneaux déclenchés qui partent et s’arrêtent à la demande.

 

Toujours avec les grands débattements, vous pourrez aussi vous essayer au « pendu à l’hélice », et si on n’a pas autant de défense qu’avec un véritable avion de 3D, on a de quoi le tenir vertical, avec largement assez de réserve pour repartir facilement en montée quand on commence à perdre un peu « l’équilibre ». Suspendu en stationnaire, on doit avoir le manche de gaz entre 60 et 70 %, et plus haut, ça se met à tirer vraiment beaucoup plus fort ! C’est très sécurisant. De même que pour le vol dos, il faut s’habituer à revenir ventre aux ailerons en cas de panique, en stationnaire, il faut vite s’habituer à envoyer le plein gaz pour remonter, même « en biais », plutôt qu’à couper le moteur, ce qui, à moins d’avoir beaucoup d’eau sous la quille, se termine le plus souvent le nez dans le sol avec au minimum une hélice à changer…

 

Approche et atterrissage : Le temps passe vite car on s’amuse beaucoup et il faut bien penser à se poser… Je repasse en petits débattements pour l’approche et même sur ma phase dédiée "décolle/atterrissage", pour avoir un avion super-confortable. La finesse n’est pas énorme et le MiniStar Acro n’allonge guère. En général, je fais la finale avec un filet de moteur que je ne coupe qu’à l’arrondi qui est facile à doser. On pose 3 points et il suffit de quelques mètres pour s’arrêter, même sur piste en dur. Je n’ai pas noté de tendance au rebond, le MiniStar Acro est facile à poser (pourvu qu’on sache poser un trainer au préalable…).

 

Autonomie : A l’issue de la période de mise au point et d’essais, j’ai calé le chrono sur 7’ 30” (chrono déclenché par le manche de gaz dès que je le monte d’au moins 20 %). Ainsi, avec un vol tel que celui que vous avez vu sur la vidéo de présentation, il me reste au moins 30 % dans la batterie et celle-ci pourra bien vieillir.

 

Impression générale sur le vol : Le MiniStar Acro me semble coller parfaitement à sa destination : permettre à un pilote dégrossi et à l’aise en vol normal avec un avion de type trainer, de progresser en apprenant très progressivement les bases de la voltige avec un avion aussi à l’aise sur le ventre que sur le dos, qui évolue dans un volume réduit, avec des caractéristiques de vol très saines (un avion à la faible charge alaire, c’est tolérant !). S’il passe pratiquement toutes les figures classiques, on ne doit toutefois pas attendre de lui des trajectoires ultra-précises, son fuselage est court, et du fait d’une souplesse liée au matériau, il doit légèrement se déformer quand les commandes de direction et de profondeur tirent sur les gouvernes, ce qui peut entraîner des petits désaxes, pas critiques au niveau pilotage, mais suffisants pour être visibles. Et les ailes relativement longues par rapport au fuselage, avec de gros ailerons profonds et full-span, peuvent aussi avoir des effets sur la précision de la tenue de trajectoire. Donc voltige, oui, et avec un avion sain assurément, mais haute précision, non, ça, vous découvrirez plus tard avec un avion plus typé F3A, mais qu’il ne sera raisonnable d’aborder qu’après avoir affûté vos réflexes sur une machine tolérant un pilotage encore hésitant, et le MiniStar Acro sera un très bon prof ! Et puis… Sa cellule en EPP tolérera des "atterrissages imprévus", pour ne pas dire "précipités" bien mieux que des machines certes plus séduisantes, mais ne supportant pas la moindre "touchette" sans conséquences lourdes en temps de réparation, voire au plan pécuniaire…

 

Avant de conclure, le diaporama des photos en vol. Merci à Cécile qui officie avec le Canon et le 70-200 mm !

 

Le bilan : très positif !

Avec une cellule super-robuste à moins de 50 euros, un avion tout équipé (hors émetteur et récepteur) pour 150 euros à la louche avec 3 packs de batterie compris, on a là un avion idéal pour progresser ! En cas de bobo, la réparation de l’EPP est facile et rapide à l’époxy ou à la cyano. Les capacités en vol sont excellentes, avec la possibilité de voler sage en consommant trois fois rien, mais avec aussi une énorme réserve de puissance quand on désire escalader le ciel ou juste épater les copains. Si le MiniStar Acro existe depuis bien longtemps, je dois avouer que je n’en avais jusqu’ici jamais croisé sur les terrains. Comme quoi, il est bon de le montrer, car c’est un modèle qui a sa place sur le marché et qui doit permettre à beaucoup de passer une nouvelle marche dans d’excellentes conditions !

 

N’hésitez pas à prendre un peu de temps pour soigner sa construction. Intégrer le récepteur, le contrôleur et la batterie, ça prend certes plus de temps que de tout "coller dehors", mais le gain aérodynamique est réel, et vous aurez bien plus d’autonomie avec une cellule qui traîne moins !

Soignez le décor, car il est toujours plaisant de voler avec un modèle qui a de la gueule, et à la base, les formes taillées à la serpe ne valorisent pas forcément le modèle. Un peu de peinture, et un peu de temps, et le MiniStar Acro se met à attirer les regards… 

 

Allez, je m’arrête là, je vous souhaite de bons vols avec vos MiniStar Acro, apprenez prudemment, trouvez de bons moniteurs, n’hésitez pas à faire de la double commande, même pour vos premières figures de voltige, vous progresserez plus vite si vous passez plus de temps en l’air qu’avec un tube de colle à la main !

 

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© Jean-Louis Coussot