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La météo avec WindyTV

Il m'a fait tourner la tête !


Le vol circulaire… Une discipline que nombreux sont les pilotes RC a n'avoir jamais vu ! J'ai eu pour ma part le plaisir de la pratiquer en parallèle de la radiocommande, de la fin des années soixante-dix jusqu'aux années quatre-vingt-dix, et ça faisait longtemps que l'envie de reprendre une poignée me titillait… Ce serait en propulsion électrique car j'ai abandonné le thermique depuis longtemps. Mais d'une part, si je savais que l'électrique "se faisait" en VCC, je manquais d'infos sur les systèmes utilisés, et d'autre part, le problème du site de vol adapté se posait.

Quand RC Factory a lancé en 2025 un modèle de VCC électrique d'extérieur, j'ai commencé à y songer un peu plus fort, mais quand le même fabricant a sorti le Clik ICL de vol circulaire indoor alors même que j'avais depuis peu une possibilité de voler en salle, et en proposant une solution de motorisation "clé en main", c'est devenu une évidence, j'allais m'y remettre ! Et voilà donc pourquoi je peux vous présenter ce Clik ICL aujourd'hui. 

 

Mon passé circulariste

La logique pour un aéromodéliste serait en général de commencer par le vol libre, de passer au vol circulaire, en de terminer par la radiocommande… Et parfois, de passer au vol grandeur nature. Je ne sais riens faire comme tout le monde ! J'ai commencé par le vol grandeur nature, à Guyancourt puis Saint-Cyr l'Ecole et alors que je préparais ce qui s'appelait alors les 1er et 2ème degrés du brevet de pilote privé, j'ai aussi commencé la radiocommande, avec plus de difficulté au départ à maîtriser ces engins que pour piloter en étant assis à bord… Mais sur le terrain de Saint-Cyr, il y avait en arrière-plan des aéro-clubs de vastes zones d'herbe inutilisées… Pas question d'y voler en radiocommande, mais en vol circulaire, ça semblait faisable… C'est ainsi que j'ai construit un "Sioux" avec un moteur de 2,5 cm3 (Ci-contre) et j'ai commencé à le faire voler là… Enfin, à le casser là, plus exactement ! Car si le pilotage en lui-même ne me causait pas de vrai problème, le tournis engendré par contre m'amenait à la perte de contrôle après une dizaine de tours, et à peine l'avion au sol (et cassé…), je m'y retrouvais moi aussi avec un joli mal de crâne… J'ai pourtant persévéré, réparant après chaque casse… Et en bricolant au final un mini-réservoir qui me permette d'aller jusqu'à l'atterrissage "volontaire", avant que mes gyros internes n'aient le temps de me lâcher. Et c'est venu… Mon cerveau a accepté l'idée de tourner ainsi en rond et j'ai pu revenir au réservoir standard. J'ai ainsi volé à Saint-Cyr, mais aussi parfois sur la piste de VCC de Clamart, site bien pieux adapté. Le temps est passé, service militaire, puis entrée dans la vie active, et par chance, dans le bureau d'étude où je suis entré (A l'Aérospatiale de Châtillon-sous-Bagneux), il y avait des modélistes aguerris. L'un d’eux deviendra mon mentor pour ce qui concerne la RC, et un autre dirigeait un club "CLAP" (devenu UFOLEP depuis) à Bourg-la-Reine, le CAEL. Ce club formait avant tout des jeunes au vol libre et au vol circulaire, avec cours de construction les samedis en début d'après-midi, et pour les circularistes, vols en fin d'après-midi sur le stade adjacent aux locaux du club, dès que les footballeurs avaient quitté le terrain. On volait ainsi en pleine ville ! Je suis venu avec mon Sioux et là, j'ai pu rapidement me perfectionner et tourner de l'acrobatie (en VCC, on ne dit pas voltige…), et du vol de groupe. J'ai aussi monité les jeunes, qui volaient sur Sioux aussi, mais équipés de moteurs diesel, PAW ou Micron. J'étais le seul à voler avec un moteur glow. J'ai construit quelques modèles persos, avec ou sans flaps, en restant dans de petites motorisations : 1,5 et 2,5 cm3, et des câbles de 12 ou 15 mètres. 

 

Le "4"

Il n'a jamais eu de nom, mais il portait un chiffre 4 sur la dérive car c'était mon quatrième avion de vol circulaire. Un petit modèle perso à profil mince et moteur de 1,5 cm3 qui volait sur des câbles de 12 mètres. Très stable, l'acro passait aussi facilement. Et on voit bien où je travaillais à cette époque !

Xerus

Le Xérus, un plan que j'ai conçu et dessiné pour le magazine Looping. Il était inspiré du "4" pour les plaques entre aile et stab... Comme l'Equateur quelques années plus tard, je l'avais présenté au salon du modélisme à la Porte de Versailles.Il volait en 15 mètres avec un 2,5 cm3.

 

Par la suite, quand j'ai quitté le bureau d'études et rejoins RCM pour y lancer Looping, j'ai dessiné un VCC abordable dans les mêmes motorisations, le Xerus. Et puis, quand l'heure a été de lancer FLY avec un autre éditeur, j'ai dessiné un joli VCC d'acro bidérive, à fuselage en volume et avec flaps, l'Equateur, que j'ai présenté en vol au Salon de la Porte de Versailles en 1995. Ces vols de démonstration doivent être mes derniers en vol circulaire jusqu'à maintenant. C'était il y a 31 ans…

Je n'ai jamais pratiqué le VCC de compétition, me contentant de faire de l'acrobatie "au feeling", sans programme établi, et je n'ai jamais eu un très haut niveau, mais qu'importe, je me faisais plaisir et c'était là l'important.

 

L'Equateur, dessiné pour FLY dans le numéro 2 et présenté à la Porte de Versailles. 

Il fût mon dernier VCC avant cette reprise 31 ans plus tard. 

 

Pourquoi faire du vol circulaire ?

Certains peuvent se demander pourquoi faire du vol circulaire avec uniquement le contrôle du tangage quand on fait aussi de la RC avec les trois axes, la commande du moteur, voire d'autres fonctions annexes. En fait, si le contrôle est plus limité, le plaisir vient de la relation "physique" qu'on a en VCC avec son modèle. On se sent au travers de la tension des câbles, il "vibre" dans la main, et il est toujours là, juste devant les yeux, jamais loin. Et le fait d'être limité en hauteur donne une exigence de précision du pilotage, car l'erreur est immédiatement sanctionnée… Donc, il y a un petit côté adrénaline qui participe très largement au plaisir de piloter un avion de vol circulaire. On ne peut pas comparer ou opposer avec le vol RC, c'est juste une autre discipline, comme faire du vélo et de la moto, ou en aviation grandeur nature de l'avion et du planeur. 

 

RC Factory lance deux modèles de vol circulaire

Courant 2025, RC Factory annonce la sortie du Flash CL. 87 cm d'envergure, 250 grammes, électrique alimenté en LiPo 3S 850 mAh et tournant avec des câbles de 13 m environ… Je suis déjà très tenté, mais la solution pour le contrôle du moteur avec un module simpliste de minuterie ne me séduit pas totalement… Et puis… Où le faire voler ? Le terrain de mon club n'est pas trop bien adapté… 

 

Ci-dessus, le Flash CL.


Et puis, en toute fin d'année 2025, RC Factory récidive avec le CLIK ICL (pour Indoor Control Line, c'est-à-dire Vol Circulaire Indoor)… 83 cm d'envergure, des câbles de 5 mètres, un poids ridicule annoncé entre 120 et 130 grammes, mais surtout avec un contrôleur "Volta CL 20A" conçu spécialement pour le vol circulaire électrique, offrant tout un système de minuterie évolué, et un régulateur de régime… Une solution "clés en main" ! Il se trouve qu'à la même période, un club voisin du mien, les Aigles de Moroges, nous invite à venir partager leurs séances de vol indoor dans un gymnase superbe, et je redémarre une activité indoor que j'avais également mise de côté depuis des années faute d'un endroit pour la pratiquer.

Cette fois, tout était réuni pour reprendre la poignée ! 

 

Voici la vidéo de RC Factory : de quoi donner très envie !

Le Click ICL

 

Pour ma reprise du vol indoor, j'ai justement commencé avec des modèles RC Factory, et au passage, j'ai commencé une collaboration avec le magasin GUIX MODEL pour présenter des modèles sur mon site JLC-Aviation. GUIX MODEL distribuant RC Factory, j'ai consulté son site mais pas de Clik ICL… Un coup de téléphone, et j'apprends qu'il est sur le point de les faire rentrer. Je me porte immédiatement pré-acquéreur, du kit et de l'ensemble des accessoires dédiés. Comme des copains m'ont fait essayer le Clik 21 et le Synergy, et que j'ai vraiment aimé, j'en ai profité pour commander en même temps un Clik 25. Et comme un des copains des Aigles de Moroges, Fabrice, est aussi très tenté pour essayer le VCC Indoor (C'est un pilote RC confirmé, mais lui n'a jamais touché une poignée de circulaire), on a mutualisé la commande pour réduire les frais de port. Et c'est donc un bel arrivage qui s'est retrouvé sur mon plan de travail… (Et ce sans compter un "supplément" imprévu, puisque Guix Model m'a glissé dans l'envoi un kit de Kart'In et ses équipements, dont vous pouvez également trouver l'essai en cliquant ici.)

 

Un bel arrivage en provenance de Guix Model ! Deux Clik ICL et un Clik 25... 

 

Caractéristiques

Nom : Clik ICL

Fabricant : RC factory (https://www.rc-factory.eu/letadla/indoor-series/clik-indoor-control-line)

Modèle et équipements achetés chez : GUIX MODEL (https://www.guixmodel.fr/modelisme/avion/indoor/kit-indoor/clik-icl-rouge-rc-factory-detail)

Envergure : 830 mm

Longueur : 900 mm

Surface alaire : Environ 16 dm2

Masse annoncée : 120 à 130 g

Masse obtenue : 150 g (avecLiPo 2S 450 mAh)

Prix du kit : 59,90 €

Prix du contrôleur Volta CL 20A : 69,90 €

Prix du set poignée/câbles : 29,90 €

 

Ce qu'il faut pour faire un CLIK ICL

Voyons donc ce que j'ai commandé pour le Clik ICL :

Le kit. On a le choix entre une version dans des tons bleu-vert et une version rouge. J'ai choisi la première et Fabrice la seconde. On ne se mélangera pas !

Le moteur : J'ai commandé le moteur conseillé, à savoir le Volta X2204 Kv 1800.

Le contrôleur : C'est l'élément le plus important ! Le Volta CL 20A avec sa programmation spéciale pour le VCC. Il accepte des LiPo de 2 à 5S, il peut supporter 25 A, il pourra aussi servir sur des modèles RC. Le BEC par contre n'est destiné qu'à alimenter la box pour le programmer, et il n'est pas assez puissant pour alimenter des servos.

L'hélice : Guix Model a proposé initialement la 9 x 4 Eolo et j'ai donc commandé cette hélice. RC Factory conseillant l'APC Slow Fly 9 x 4,6, qui n'était pas à ce moment disponible chez Guix, j'en ai également fait rentrer, mais il m'a fallu les commander hors de France. Depuis, Guix approvisionne aussi cette référence APC. 

Les batteries : J'ai choisi les SLS X-Cube 2S 450 mAh 30C/60C. Guix Propose aussi les packs Extron 2S 500 mAh 30C qui conviendront aussi parfaitement. 

La poignée et les câbles : RC Factory a conçu un set complet avec une poignée imprimée 3D, une mini bobine faite "du même métal", et 10,5 m de fil de kevlar pour confectionner deux câbles de 5 mètres. 

Une JetiBox : Pour paramétrer le contrôleur Volta CL 20A, on a besoin d'une JetiBox. Si le contrôleur est compatible Duplex EX, Hott, MSB, PowerBox P2Bus et S.Bus2 en ce qui concerne la télémétrie, il ne peut être paramétré pour le mode spécial vol circulaire que via la JetiBox. Et comme je suis équipé en Jeti pour mes vols RC, j'ai dans mes tiroirs une JetiBox...

Une interface USB MAV SENSE et le logiciel MAV Manager : Pour les éventuelles mises à jour du firmware, il faudrait aussi une interface USB MAV SENSE et le logiciel MAV Manager installé sur un PC. Le programme d'origine allant bien, je n'ai pas cherché à updater le contrôleur. Par ailleurs, ce logiciel MAV Manager semble également permettre la programmation de toutes les fonctions nécessaires. Je n'ai pas essayé cette solution, je ne peux donc pas la détailler. Mais c'est une alternative à la JetiBox. 

Sur le terrain (en salle en fait), il est clair que si l'on veut modifier le paramétrage du contrôleur, la JetiBox est bien plus pratique que de promener un PC portable !

 

Pour les collages, il faudra de la cyano medium et fluide (pas besoin de spéciale mousse) et de l'accélérateur. 

Prévoyez de quoi protéger le plan de travail, du papier de cuisson sulfurisé convient très bien. Mais sitôt un collage terminé, bougez le papier... En attendant trop, Fabrice s'est rendu compte que le papier finissait par resté collé (après une nuit). 

 

L'ensemble commandé chez GUIX MODEL

 

Petit rappel pour toute la suite :
Chaque diaporama se rapporte au chapitre qui le précède et chaque photo est légendée.
Les légendes sont une partie intégrante importante pour la compréhension de l'essai.
Pour lire la légende, plusieurs possibilités :

 

  1. Cliquer sur une photo pour l'afficher en grand. La légende est alors lisible en bas de l'image. (Méthode recommandée ! La plus facile à lire.)
  2. Juste "survoler" la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors dans un pop-up.
  3. Survoler la miniature de la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors aussi dans un pop-up.

 

 

Le contenu du kit

On ouvre la boîte qui est déjà du style "poids plume", mais le contenu ne pèse quasimement rien... Mais ce "rien" est pensé d'un bout à l'autre... 

 

 

Notice (s) à télécharger

La notice n'est pas incluse dans le kit. Il faut la télécharger.

Soit depuis le site Guix Model : https://www.guixmodel.fr/images/notice/CLIK_ICL_manual-2.pdf

Soit depuis le site RC Factory : https://www.rc-factory.eu/assets/docs/3e4f2788defc82fe8e11420be3ced60a/6320-1/clik-icl-manual_68d506ea06da4.pdf

 

Le manuel est un "roman photo" avec très peu de texte. Quand il y en a, c'est en Tchèque et en Anglais, mais les photos sont très parlantes. 

Un conseil : n'improvisez pas, suivez pas à pas cette notice, elle a été très bien réfléchie et l'ordre des opérations est très important ! 

Attention toutefois aux longueurs quand vous coupez les joncs carbone... Par expérience sur d'autres kits de la marque, il vaut mieux toujours contrôler et mesurer avant de couper... Exemple à l'étape 36 où il est noté un jonc de 0,8mm x 520 mm... Dans la boîte vous trouverez un jonc de 500 mm... Heureusement, il va très bien et comme on doit le recouper, aucun problème. Mais restez vigilents. 

 


Assemblage de la cellule

L'assemblage ressemble à celui de nombreux kits RC Factory en EPP mince. Il faut être soigneux, méticuleux même. Et respecter l'ordre de la notice, je le répète.

Les collages se font à la cyano medium et avec l'aide d'accélérateur. Pour les collages EPP sur EPP, on pulvérise une face d'accélérateur et on encolle l'autre face avant de plaquer en soignant les alignements. Pour les joncs ou plats de carbone insérés dans des fentes préparées, on met en place le carbone, on colle par capillarité et seulement après, on pulvérise avec l'accélérateur.

Allez, c'est parti ! Le montage initial se fait "à l'envers", c'est-à-dire avec le dessous du Clik ICL vers le haut. Attention donc en posant le plat du fuselage et les ailes sur le chantier. Heureusement, des détrompeurs obligent à mettre chaque aile du bon côté !

 

 

Après ces premières opérations, on va passer au point crucial du Clik ICL : le palonnier de commande de profondeur et sa commande.  C'est ce qui change le plus par rapport à nos habitudes en RC ! Pas de servo, juste un renvoi, une commande et le tout doit être sans jeu et sans le moindre point dur. 

 

 

Dernières bricoles "à plat"

Avant de commencer à donner du volume au fuselage, il reste à coller l'avant "plat horizontal" et les turbulateurs sur les bords d'attaque des ailes. Pour qui a déjà monté un Clik en version RC, c'est du "connu" !

 

La plaque horizontal de nez està coller à l'avant. Un détrompeur évite de se tromper de sens et assure aussi le centrage. 

Préparation de collage d'un turbulateur. Attention au sens, même si avec le détrompeur, on ne risque guère de se tromper. 

Le turbulateur de l'autre aile une fois collé. Les bords doivent parfaitement alignés avec les encoches qui recevront les cloisons plus tard. 

 

On passe au plan vertical inférieur de fuselage.

Préparez le haut et le bas du fuselage. Installez les renforts en plat de carbone à l'avant et les petites pièces imprimées 3D qui recevront la triangulation en joncs de carbone. Attention au sens ! Ensuite, on pourra coller le dessous du fuselage en soignant tout particulièrement l'équerrage. Utilisez un maximum d'équerres. Vient ensuite la pose des multiples joncs de carbone, et là, suivez bien les infos de la notice pour couper les joncs de 0,5 mm. Pensez à en mettre deux de côté qui seront vos commandes de direction et de profondeur, et n'y touchez surtout pas. Durant cette phase, on collera aussi le guide câbles sous l'extrémité de l'aile gauche et un demi-support le lest sous l'aile gauche. Les jambes de train seront mises en place, mais uniquement collées sous les ailes, surtout pas dans le fuselage à ce stade car il faudra attendre les dernières étapes de montage du fuselage pour le faire, quand un renfort vertical et d'autres joncs allant vers le support moteur seront aussi en place. Allez, on regarde en images !

 


On passe au dessus !

Note cellule a trouvé sa rigidité, on peut la sortir du chantier et la retourner pour travailler le dessus du fuselage. On va commencer par préparer celui-ci en lui adjoignant la dérive et la "verrière". Le dessus sera ensuite collé sur la plaque horizontale et le bas de dérive sur le bas fuselage. Deux raidisseurs asymétriques viendront rigidifier la dérive. Après quoi, il restera les deux plats de carbone solidarisant haut et bas fuselage à insérer et coller, des renforts pour le support moteur à poser et on pourra enfin coller pour de bon le "nœud" au niveau de la traversée des jambes de train et divers raidisseurs avec le fuselage.

 

Le haut fuselage, la verrière et la dérive avant collage.

 

Les roues

Sur les jambes en place, après ajustement si nécessaire de leur longueur pour que l'avion repose ailes horizontales, on va coller les supports de roues, les axes de roues, mettre les roues en place et terminer avec les carénages qui assurent aussi l'arrêt des roues. 

 


On arrive au bout du montage de la cellule

Il reste quelques "bricoles" à poser pour terminer la cellule.

Le lest en extrémité d'aile droite sert à équilibrer le poids des câbles. C'est un grand classique sur les avions de vol circulaire. Ici, un plomb de 5 grammes suffit compte tenu des câbles en kevlar. Les cloisons d'ailes et les divers "freins" de bords de fuite seront collés ensuite. Et on terminera par le collage de la croix support moteur.

 


Une pause pour admirer le travail…

Si, si, on est tous pareils… On prend le temps de contempler le résultat avant de passer à l'installation de la motorisation… 

 

 

Moteur et contrôleur

Si la pose du moteur ne représente que 4 vis à serrer, le contrôleur Volta CL 20A devra, lui, être programmé afin d'être en mode "Vol Circulaire", mais de plus d'avoir les temporisations qui vous conviennent et les options que vous désirez. Pour cela, il faut sortir la JetiBox ! On aura aussi un peu de soudure à faire, car si le moteur est pré-équipé des prises PK de 2 mm, le contrôleur ne l'est pas et il faut doc lui souder des PK de 2 mm femelles pour la connexion du moteur, et un connecteur de votre choix pour brancher la batterie. Les accus reçus étant équipés en XT30, j'ai donc soudé une XT30 pour alimenter le contrôleur. 

En ce qui concerne le moteur, le kit fournit des cales pour régler ce qui correspond à de l'anticouple sur un avion RC. En vol circulaire, caler le moteur vers la droite sert plus à augmenter la traction sur les câbles. La notice indique que ce n'est pas indispensable sur ce modèle. Elle donne aussi les configurations de choix et de positionnement des cales selon l'angle que l'on veut donner. Pour ma part, même si ce n'est donc pas indispensable, j'ai eu l'habitude de toujours donner un peu d'angle vers la droite sur mes VCC thermiques et "pour le confort moral", j'ai donc choisi la configuration donnant 1,1°… 

Et puis, il faut loger la batterie. Un petit "coffre" à batterie est prévu, composer de quelques pièces en EPP. Il sera positionné tout à la fin, en fonction de la masse de vos batteries pour obtenir le centrage préconisé. 

 

 

 

Elément clé : la programmation du contrôleur !

Si le contrôleur peut être paramétré pour une utilisation sur avion RC via l'émetteur, il est indispensable pour le configurer pour le vol circulaire de disposer d'une JetiBox. Avec cet outil, la programmation est vraiment facile, pas forcément intuitive pour ceux que la notice en anglais peut déconcerter, mais nous allons regarder ça vraiment pas à pas et "in french" sur cette page ! 

 

IMPORTANT : Avant de faire les réglages, enlevez impérativement l'hélice du moteur ! En cas de démarrage imprévu, vous serez en sécurité. 

 

Tout d'abord, il faut connecter le cordon "male-male" fourni avec le contrôleur sur la prise notée "EXT" de celui-ci. L'autre connecteur sert uniquement si on souhaite utiliser ce contrôleur sur avion RC, donc pour la connexion au récepteur. 

L'autre extrémité du cordon mâle-mâle est connectée à la JetiBox.

 

Note, pour plus de facilité, j'ai initialement utilisé un cordon mâle-mâle plus long, pour travailler à l'atelier.

 

J'ai ensuite utilisé le cordon court fourni en le laissant à demeure sur l'avion durant les premiers vols, car je modifiais les paramètres jusqu'à trouver mes "préférés".

 

Une fois les réglages finalisés, j'ai enlevé le cordon du contrôleur, c'est toujours quelques grammes en moins !

IMPORTANT !!!

La batterie est connectée.

 

Au départ, vous verrez cet écran à une différence près : le texte "Off" visible sur la photo sera "On". Cela indique que la séquence démarre… Pas idéal pour faire les réglages si le moteur démarre !

 

Il faut donc immédiatement après connexion de la batterie appuyer simultanément sur les flèches gauche et droite. "Off" s'affiche et la séquence est interrompue, le moteur ne démarrera pas. 

 

Vous voyez que vous pouvez lire la tension de la batterie, le courant (à 0.0A puisque le moteur est à l'arrêt) et la capacité consommée depuis la dernière réinitialisation. 

Appuyez sur la flèche "Vers le bas" pour accéder au menu principal. 

 

A partir de ce menu, vous accédez aux options grâce aux flèches "<" et ">". Le premier menu qui s'affiche est "Actual Values", en français "valeurs Act.". 

 

Cliquez sur ">" jusqu'à arriver à "General settings" (Régl.généraux). 

Arrivé dans "General Settings" (Regl.Generaux), appuyez sur la flèche vers le bas pour faire défiler les paramètres. 

 

Mon conseil est de commencer par défiler jusqu'au choix de la langue et de sélectionner le français. En anglais à l'origine, le menu s'appelle "Language"

Avec les flèches droite ou gauche, sélectionnez le Français (French). L'écran va alors s'afficher comme ci-contre. 

 

Maintenant, notre contrôleur nous parle une langue déjà plus compréhensible. 

 

Avec la flèche vers le haut, remontez jusqu'au premier paramètre qui en français s'appelle : "Mode de controle"

Avec les flèches droite ou gauche, sélectionner "Captif", qui correspond au mode dédié au vol circulaire.

 

Oui, en vol circulaire, le modèle reste captif... d'où le choix de ce terme. On aurait préféré VCC, mais bon, une fois qu'on le sait !

 

Maintenant, toute la suite des menus s'est adaptée à ce mode.

On va pouvoir entrer dans le vif du sujet !

Un appui sur la flèche vers le bas amène au menu "Minimum RPM".


Ce régime moteur "minimum" est celui qui sera adopté avant la coupure moteur en fin de vol. Il est aussi le régime faible lors d'oscillations de régime quand le contrôleur "prévient" de l'imminence de la fin du temps de vol. (Si on a choisi ce mode d'avertissement)


Il est important à mon sens de ne pas régler trop bas ce régime, car si le début des variations de régime pour avertir survient quand on est le nez en l’air ou sur le dos, on risque la perte de vitesse et de contrôle. 4000 t/mn par défaut, j'ai vu ce que ça donnait lors de mon premier vol… Pas agréable du tout !


Pour ma part, mon régime de vol en croisière réglé à 5730 t/mn, j'ai finalement choisi 5300 t/mn comme régime minimum. 

Un nouvel appui sur la flèche vers le bas amène au menu "Maximum RPM".


Ce régime moteur "maximum" est celui qui sera adopté avant la coupure moteur en fin de vol. Il est aussi le régime fort lors d'oscillations de régime quand le contrôleur "prévient" de l'imminence de la fin du temps de vol. (Si on a choisi ce mode d'avertissement)

 

Pour un régime en croisière de 5730 t/mn, j'ai à l'issue de mes vols de mise au point réglé le Maximum RPM sur 5750 t/mn.

Encore un appui sur la flèche vers le bas et nous arrivons sur "Spoolup Time" qui n'a pas vraiment été traduit en français. 

C'est la temporisation lors du démarrage moteur, c'est-à-dire le temps que mets le moteur à passer de l'arrêt à son régime stabilisé de croisière. Et donc, ça conditionne la douceur de votre phase de décollage. 

 

J'ai commencé avec 3 secondes, et finalement, j'ai adpté 4 secondes, pour un décollage très doux. 

Appui sur la flèche vers le bas…

Le menu "RPM en cours" doit se comprendre comme "Régime moteur de croisière".


Le contrôleur va maintenir un régime moteur constant pour la durée du vol, donc, quand la tension va diminuer, le courant augmentera pour maintenir le régime. Même les variations selon que le modèle monte ou descend seront compensées. C'est ce qu'on appelle le mode "Governor" sur les hélicoptères.


RC Factory recommande 5700 t/mn pour le Clik ICL avec le moteur conseillé et avec l'hélice APC Slow Fly 9 x 4,6".

Cette valeur est absolument parfaite !


Si je suis passé en fin de vols de réglage à 5730 t/mn, c'est du fait d'une petite modification de mes commandes que je détaille en fin d'essai, et qui a légèrement augmenté le rayon de vol… J'ai compensé par une règle de 3 pour garder la même vitesse angulaire…

 

 

Appui sur la touche "vers le bas"...

Le menu "Delai Start" règle le temps entre la connexion de la batterie et le démarrage du moteur. 

Cela permet d'être autonome ! On branche, on part à la poignée, on contrôle sa commande de profondeur, on respire un grand coup... Et on attend que ça démarre !

 

J'ai commencé par 30 secondes, mais c'est finalement trop pour parcourir seulement 5 mètres ! Maintenant, j'ai réglé ce paramètre sur 20 secondes, c'est très bien !

Appui sur la touche vers le bas…

Le menu "Durée Fonct" règle le temps du vol.


Pour débuter en évitant d'avoir la tête qui prenne le "tournis", j'ai choisi 60 secondes. J'ai ensuite progressivement augmenté le temps pour le bloquer définitivement sur 160 secondes (2 minutes et 40 secondes), ce qui avec mes batteries de 450 mAh me fait consommer 70 % de la capacité. Ainsi, je préserve la durée de vie de mes packs en arrêtant chaque vol avec encore 30 % dans la batterie.


Deux éléments vous guident donc pour régler cette valeur :

- Votre capacité à tourner plus ou moins longtemps sans inconfort.

- La capacité de votre batterie ! Testez et notez la capacité que vous rechargez et faites en sorte de ne pas consommer plus de 70 % de la capacité nominale. 

Appui sur la touche vers le bas...

Le menu "Deceleration" règle la durée que mets le moteur à ralentir quand on atteint le temps de vol que l'on a défini.

 

J'ai réglé au final sur 5 secondes. 

Encore un appui vers le bas...

Le menu "Temps alerte" règle la durée durant laquelle le contrôleur va vous avertir de l'imminence de la fin du vol. 

J'ai commencé avec 10 secondes... C'est long, très long !

 

J'ai réduit à 5, puis à 4 secondes, ce qui fait un peu moins d'un tour, c'est largemeht suffisant !

Encore un appui sur la flèche vers le bas...

Le menu "Type alerte" permet de choisir entre deux façons de prévenir de l'imminence de la fin du vol : 

- Osciller fait varier le régime moteur entre les valeurs définies dans Minimum RPM et Maximum RPM.

- Max RPM fait passer le régime moteur de celui de croisière à la valeur réglée dans Maximum RPM. 

 

La durée de cette alerte de fin de vol est réglée dans le menu qui précède. 

 

J'ai choisi le mode "Osciller", qui est très parlant en vol ! Le mode Max RPM permettrait de passerdes figures jusqu'au dernier moment sans risque de perte de vitesse. 

 

Flèche vers le bas...

 

Deux modes gérant le régulateur de régime sont disponibles. 

Le premier est "Governor Gain P".

 

La notice dit clairement que ce paramètre n'est à toucher que si la régulation de régime ne suit pas... La valeur 5 par défaut n'a pas à être touchée sinon. Réservé aux experts !

En résumé, ça, c'est "touche pas, ptit con" pour paraphraser Pithiviers dans la 7ème compagnie. 

Flèche vers le bas...

 

On arrive au second paramètre du régulateur de régime : "Governor Gain I"

 

Comme pour le précédent, c'est réservé aux experts... 

 

Et donc, on garde la valeur 10 par défaut. 

 

'Touche pas ça ptit.... " bis !

Encore un appui sur la flèche vers le bas !

 

Le menu "Bip de demarrage" permet de choisir entre : 

- Un seul Bip

- Test de phase

 

C'est le son que vous entendrez lors de la connexion de la batterie... J'ai choisi "Un seul Bip". 

 

Et avec le moteur prévu, il faut bien tendre l'oreille, le son n'est pas bien fort. 

On approche de la fin... Appuyez encore une fois sur la touche vers le bas !

 

Le menu "Bip repos" permet d'émettre un bip toutes les 10, 20, 30 secondes, durant la prériode entre la connexion de la batterie et le démarrage moteur. 

 

Réglé sur 10 secondes, ça permet de savoir à peu près où on en est dans la séquence de démarrage... 

 

Avec le délai de 20 secondes avant démarrage, je dois entendre deux bips espacés de 10 secondes avant que le moteur démarre. 

 

Mais là encore, le volume est faible et il ne faut pas trop de bruit ambiant pour vraiment entendre. 

Un appui sur la flèche vers le bas...

 

Le menu "Moteur Course" est utile si un récepteur est connecté uniquement. 

 

Dans notre cas, on laisse sur "Auto"

Cette fois, on est au bout ! Dernier appui sur la flèche vers le bas !

 

Le menu "Mise a0 capacite" signifie : Mise à zéro de la capacité consommée.

 

Si vous souhaiez lire cette capacité consommée sur la JetiBox, vous avez le choix pour la réinitialisation entre : 

- Allumer : Réinitialisation lors du branchement de la batterie.

- Changement de tension : Utile si vous faites plusieurs vols avec le même pack. 

Manuel : Remise à zéro manuelle. 

 

Pour ma part, j'ai choisi le mode "Allumer".

C'est fini !

 

Remontez avec la flèche vers le haut jusqu'à "Regle. Generaux", débranchez la batterie, débranchez la JetiBox du contrôleur. 

 

Votre contrôleur est maintenant "bon de vol" !

 

Dernière main à l'équipement

Le contrôleur programmé, il reste à le fixer contre le fuselage. J'ai utilisé un double face très puissant qui tient bien sur l'EPP. Les fils (pour la batterie) et le petit cordon mâle-mâle pour modifier la programmation durant la phase de mise au point (pour le modèle) et de réapprentissage (pour le pilote) ont été passés par une petite découpe pour arriver au-dessus de l'aile, à proximité de la position de la batterie.

Le centrage a été fait : 210 à 215 mm de la face avant du fuselage selon la notice, en cherchant la position de la batterie donnant ce résultat. Après quoi, j'ai ajouté le tiroir à batterie comme prévu par la notice et fait que quelques pièces en EPP.

Le modèle est prêt… Mais ça ne suffit pas !

 

Le contgrôleur fixé contre le fuselage. On voit le connecteur XT30 pour la batterie et le cordon de programmation pour connecter la JetiBox.

Le logement de batterie est réalisé avec les petits morceaux d'EPP fournis. Ajusté à la taille des packs, il est positionné pour assurer le centrage. 

 

La poignée et les câbles

Avant de voler, il reste à préparer la poignée et les câbles.

J'ai donc choisi le set RC Factory dédié au Clik ICL (un autre set différent est prévu pour le Flash CL).

La poignée est livrée en kit et vous devez la préparer.

Il faut d'abord la démonter complètement. 5 vis maintiennent les deux demi-poignées ensemble.

Le câble avec des émerillons aux extrémités doit être glissé dans une rainure, et traverser un trou qui permettra son blocage. Avant blocage, il doit pouvoir coulisser librement dans la rainure. On met donc ce câble en place, on referme la poignée avec les 5 vis que l'on peut bloquer. On vérifie que le câble coulisse librement.

Ensuite, on doit placer une rondelle sous le câble dans le trou au centre, une autre rondelle par-dessus, et on insère la vis de blocage, sans la serrer pour le moment.

Quand on aura fait les câbles, on pourra régler finement la position du câble de manière à tenir la poignée bien verticale quand la gouverne de profondeur est parfaitement au neutre. On serre alors la vis qui pince le câble entre les deux rondelles. C'est en quelque sorte le "trim de profondeur" !

Pour les câbles, 10,5 m de fil de kevlar sont fournis dans le set. Il faut couper en deux et réaliser les boucles aux 4 extrémités obtenues. Cela se fait en enduisant une première fois les extrémités à la cyano, puis en formant les boucles sur une queue de foret ou une corde à piano de 4 mm de diamètre. Les boucles sont finalisées à nouveau avec de la cyano. Attention vos câbles doivent être de même longueur, avec la meilleure précision possible. Il sera possible de récupérer un léger écart grâce au réglage du câble de la poignée, mais soyez le plus précis quand même lors de la réalisation des câbles.

Pour ma part, j'ai peint les extrémités de chacun des câbles avec une couleur différente (feutres Posca). Et j'ai fait des repères des mêmes couleurs sur les sorties de commandes du modèle et sur la poignée… Ainsi, je suis certain de toujours remettre les câbles dans les mêmes positions et de ne pas me retrouver avec une poignée déréglée. 

 

L'ensemble poignée et câbles enroulées sur la bobine fournie peut rester connecté pour le transport et le stockage. Je l'ai fait au début. Toutefois, on risque vite d'accrocher quelque chose avec la poignée qui pendouille. Et la petite bobine n'est pas très agréable à utiliser... Au final, nous verrons plus loin que j'ai modifié les comandes "à ma sauce", retrouvant la technique que j'avais sur les VCC thermiques et avec une bobine maison qui permet de débrancher les câbles de l'avion pour le transport et le stockage. 

 

 

On est prêts pour voler !

Un dernier coup d'œil à notre Clik ICL sur le plan de travail… avant de se rendre en salle et de s'essayer au vol circulaire indoor !

 

 

Tournez manège !

Pour mes nouveaux débuts en vol circulaire, je n'ai pas oublié comment avaient été mes premiers vols il y a plus de 45 ans avec mon Sioux… Le tournis, le mal de crâne, et les crashs… Alors pour la reprise, j'ai joué sagement et j'ai limité le temps de vol à une minute pour commencer. Et j'ai bien fait, car le premier vol était "limite" et je ne marchais pas droit à l'issue de l'atterrissage. Mais c'est vite revenu et après deux séances et une dizaine de vols, j'étais revenu à des vols dépassant les 2 minutes. A la troisième séance dans une autre salle, j'ai débloqué le temps maxi possible avec mes batteries, soit 2 minutes et quarante secondes (160 secondes). Et si à la fin de la première séance, je repassais juste mes premières boucles, la seconde séance m'a fait retrouver mes marques en vol dos, en huit couché, en passages au zénith et même en boucle inverse. A la troisième, j'ajoutais les carrés, et je m'essayais aux triangles (pas bien beaux… mais preuve que le "mental" était revenu).

Mon niveau de pilotage en vol circulaire ne me permet pas de juger complètement les capacités du Clik ICL, mais je peux dire qu'il me semble en tout cas une excellente machine ! Je vais essayer de vous décrire ce que je ressens, même si je ne peux pas être aussi complet que lors de mes essais de modèles radiocommandés. 

 

Ci-dessous, prêt au décollage lors d'un des premiers vols à Buxy... 

Ci-dessus, la vidéo de mes premiers vols avec le Clik ICL.


Séquence mise en route et décollage : L'avion est positionné en veillant à ce que la demi-sphère soit libre, y compris vers le haut… et avec de la marge car je ne suis pas certain de tourner parfaitement sur place… En tout cas, c'était l'état d'esprit pour les premiers vols, maintenant, je suis plus confiant. Pensez que les câbles font 5 mètres, l'avion 83 cm (on arrondit à 1 mètre), le bras tendu rajoute un petit mètre et la hauteur de l'épaule ajoute encore 1,6 m environ… Bref, la demi-sphère libre doit faire dans les 8 mètres de rayon pour ne rien risquer de toucher. Les câbles sont contrôlés, non tournés sur eux-mêmes jusqu'à la poignée. Celle-ci et posée au centre. Pour les premiers vols, l'ami Fabrice s'est chargé de connecter la batterie et de maintenir l'avion jusqu'au démarrage moteur, comme avec un thermique… Après quelques vols, la confiance dans le système étant là, je suis devenu autonome. Je connecte la batterie, je vais tranquillement à la poignée, je la prends (dans le bon sens… J'ai mis de la peinture alu sur le côté haut.) et je contrôle le débattement de la profondeur. Il faut une dizaine de secondes après connexion pour en être là, ce qui laisse 10 autres secondes si quelque chose cloche pour vite revenir à l'avion et déconnecter la batterie. Mais ça se passe bien et il reste à patienter 10 secondes de plus pour voir l'hélice commencer à tourner (mon délai avant mise en route étant à 20 secondes). Le Clik ICL accélère tranquillement, en 4 secondes, il est à son régime moteur et il décolle pratiquement de lui-même. La première très bonne surprise a été qu'il est tout de suite très stable. Si on a bien calé son poignet, la tenue en vol à plat à hauteur des yeux ou très légèrement plus haut est vraiment facile… Pour qui a déjà pratiqué le VCC… Pour Fabrice qui découvrait, l'aide d'une main (à peine) plus expérimentée sur les quelques premiers tours a suffi à lui faire trouver le bon positionnement.

 

Le vol à plat : Seconde bonne surprise, la traction dans les câbles est bien meilleure que ce que j'aurais pu imaginer avec une cellule de 150 grammes ! En fait, on pense que c'est la force centrifuge qui tend les câbles, mais ce n'est qu'une partie de la traction. En fait, les câbles sortent de l'aile en arrière de la position du palonnier, ce qui fait voler l'avion avec de l'attaque oblique, et donc, le fuselage très haut du Clik ICL génère une portance latérale qui tire vraiment l'avion vers l'extérieur du cercle. Ainsi, sans tendre aussi fort que ce que je connaissais avec mes VCC thermiques, cette traction est cohérente et permet un contrôle très précis de la trajectoire. Les variations lentes de hauteur se font sans bouger le poignet, juste en levant ou en abaissant le bras, autour de l'épaule ou du coude. Seules les évolutions serrées qui viendront par la suite nécessitent de pivoter le poignet. C'est un peu comme si on avait des doubles ou triples débattements en RC : les grands si on bouge le poignet, les moyens en bougeant le bras autour du coude et les petits en bougeant tout le bras autour de l'épaule. Le débutant devra commencer par maîtriser ce vol à plat et s'habituer à stabiliser différentes hauteurs : hauteur des yeux, câbles à 20° soit 3 à 4 mètres du sol, et câbles à 45° par rapport à l'horizontale. Etre capable de passer d'une de ces hauteurs à une autre et à stabiliser sans à-coup et sans onduler est la base de tout. Prenez des repères dans l'environnement pour définir ces hauteurs. A Buxy, les fenêtres du gymnase sont parfaites : bas des vitres pour la hauteur moyenne, haut des vitres pour le vol "haut"… Je me souviens qu'à Bourg-la-Reine, en extérieur, nous avions les poteaux d'éclairage du stade comme repères, je ne fais que transposer à l'indoor ce que nous apprenions aux jeunes en outdoor.

 

Tutoyer le plafond : Troisième excellente surprise, quand j'ai recommencé à bouger un peu l'avion, à le faire grimper vers le plafond, j'ai vu qu'il ne détendait pas du tout et que le contrôle restait parfait, même au zénith. Et ça, c'est super-rassurant ! Et comme le régulateur de régime fait que le moteur ne varie pas de traction, on a une vitesse quasi constante. Rapidement, j'ai pu oser les montées verticales sans aucune crainte (autre au début que celle de toucher quelque chose au plafond, car la marge reste faible…) et les 150 grammes du Clik ICL assurent vraiment ! Aucun doute, la portance latérale du fuselage a été optimisée sur cet avion !


Acrobaties : Là, je dois insister sur le fait que mon ressenti est celui de quelqu'un qui redébute et qui dans le passé n'a jamais été compétiteur en acrobatie. Donc… Je passe ce que je sais faire, sans prétendre juger de la capacité du Clik ICL à réaliser intégralement le programme standard en acrobatie de compétition. Les boucles tirées ou poussées (en partant du vol dos) sont faciles et on peut les faire immenses (allant jusqu’à passer au zénith) ou les serrer avec les câbles de dépassant pas un angle de 45° avec l'horizontale. Le renversement (demi-cercle dans le plan vertical) passe très bien, avec pour moi une difficulté, la descente où je tire trop tôt pour redresser (la peur du sol qui monte vite), alors que le Clik sait très bien marquer un angle net… Les huit couchés passent tout seuls. Le vol dos est comme le vol ventre, très stable. J'ai tout juste recommencé à tenter les boucles carrées "tirées" et là encore, le Clik est excellent, seul le pilote doit s'améliorer. Je n'en suis pas aux boucles carrées poussées, ni aux huit carrés. J'ai tenté les triangles, pointe en haut et pointe en bas, mais tout ce que je peux dire, c'est que le Clik a toléré ma grande imprécision ! Il me faudra du temps pour maîtriser ce type de figure. J'en suis là après une quinzaine de vols avec le Clik ICL. Bon point, aucun crash pour le moment ! Ce qui ne veut pas dire que je suis bon, mais plus que l'avion supporte l'imprécision, et se sort de situations parfois limites sans broncher ! Maintenant, pour en savoir plus sur les capacités complètes du Clik, la vidéo de RC Factory vous présente le Clik aux mains d'un pilote expert et on voit que toutes les figures courantes de l'acrobatie VCC sont possibles. Par contre, on ne voit jamais un vol complet du décollage à l'atterrissage et je pense que pour passer la totalité des figures visibles sur cette vidéo, il faut… plus d'une batterie !


Fin de vol et atterrissage : Quand on approche du temps programmé, le moteur se met à faire des variations de régime, et c'est vraiment très "parlant", aucun risque de ne pas le sentir ! On se met alors en vol en palier à hauteur des yeux, et quand le régime diminue, on laisse descendre pour que les roues soient au ras du sol quand le moteur coupe. Le Clik se pose tout seul, sans rebond, et il s'arrête très court. Il reste à dégager la piste… ou à changer de batterie pour repartir pour le vol suivant ! Pensez bien à vite débrancher la batterie, afin de mettre le modèle en sécurité. 

 

Ci-dessous, une vidéo tournée lors de ma seconde séance

de vol avec le Clik ICL à Buxy. 

Très bon point, et agréable surprise, la traction dans les câbles ne faiblit pratiquement pas quand on vole haut et même jusqu'au zénith. Le fuselage fourni une portance latérale et le moteur régulé en régime assure une vitesse quasi constante. C'est très confortable !

 

 

 

 

 

 

Débuter le vol circulaire indoor avec le Clik ICL ?

Le fait que l'ami Fabrice, pilote RC avion et planeur confirmé et pilote indoor également, ait eu envie de s'essayer au VCC indoor avec le Clik ICL est très intéressant ! J'ai pu voir que passé les premiers vols où il fallait que la tête apprenne à tourner en rond, la maîtrise du vol a plat lui est venue extrêmement vite. Il ne lui a fallu qu'une dizaine de vols avant qu'il ne tente et réussisse ses premières boucles tirées. Très vite également, il a pris de coup pour passer des renversements très propres (meilleurs que les miens dans la phase descendante ! Il n'a pas la peur du sol…). Il en est quand je rédige ces lignes entre 15 et 20 vols et il atteint le stade où il va devoir passer la barrière psychologique du vol dos et des boucles inverses… Le déclic viendra d'un coup ! Lui non plus n'a pas connu de crash, juste un touché un peu "viril" sur une sortie de boucle "assez basse"… On peut donc conclure que le Clik est bien adapté pour qu'un pilote RC s'essaye au VCC indoor, sans hésitation. Un débutant intégral aura là aussi un modèle parfait, il devra commencer exactement comme en thermique, c’est-à-dire aidé par un moniteur lui tenant la main (en fait, la main devant la poignée)… 

 

 

 

Ci-dessous, voilà à quoi resemble le tout premier vol en VCC indoor d'un pilote RC :

 

Un petit diaporama pour le plaisir des yeux !

 


Un mot sur les réglages de la cellule

Même s'ils sont moins nombreux que sur un avion RC, les réglages existent sur un vol circulaire et chacun mettra l'avion "à sa main".

Le centrage influe sur la stabilité et la maniabilité exactement comme en RC :

  • Centrage avant = avion plus stable, moins maniable.
  • Centrage arrière = avion moins stable, plus maniable.


La position de la sortie des commandes (ici la sortie des câbles) influe également et le guide câble possède trois trous de passage.

  • Avec les câbles sortant par le trou avant et le central : Avion plus stable, moins maniable.
  • Avec un câble sortant par le trou avant et l'autre par le trou arrière : Stabilité et maniabilité moyennes.
  • Avec les câbles sortant par le trou central et le trou arrière : Avion moins stable, plus maniable.


Donc, un débutant intégral choisira un centrage un peu avant (210 mm) et les câbles sortant par les trous avant et central du guide câble.


On peut aussi influer sur la sensibilité de la profondeur en changeant la position de la chape sur le guignol de profondeur.

  • D'origine, on est sur le trou extérieur.
  • On augmentera la sensibilité si on passe sur le trou plus près du stab.


En ce qui me concerne, j'ai opté pour un centrage un peu avant, un passage des câbles par les trous avant et arrière, mais j'ai décalé la chape sur le trou plus proche de la gouverne… C'est pour le moment ainsi que je me sens à l'aise avec le Clik ICL… Mais chacun doit trouver le réglage avec lequel il se sent bien ! Ce ne sera pas identique pour tous !

 

Mes modifications "personnelles"

Ce n'est pas parce que le kit est super bien fait qu'il est interdit d'apporter sa touche personnelle…

Ainsi, j'avais l'habitude en VCC d'extérieur de connecter mes câbles en bout d'aile. Sur le Clik ICL, on branche les câbles sous l'aile, et on doit mette les doigts dans une zone bardée de tiges de carbone fragiles lors de manipulations. De plus, lors du contrôle avant vol, on ne voit pas du dessus si les "épingles" ne se sont pas mises dans une position à la noix… Aussi, j'ai rapidement choisi de supprimer ces "épingles" que l'on a confectionnées avec de la corde à piano de 0,5 mm et je les ai remplacées par des cordes à piano de même calibre, mais allant jusqu'à sortir en extrémité d'aile, avec un système de pli pour accrocher facilement mes câbles, exactement comme je le faisais en thermique. Certes, ça doit faire un ou eux grammes de plus, mais je trouve le confort d'utilisation très supérieur ainsi. Des couleurs sur les câbles et en face des sorties des commandes en bout d'aile et toute erreur est évitée. La conséquence est aussi une augmentation du rayon d'une petite demi-envergure… Que j'ai compensé en montant très légèrement le régime moteur de croisière.

L'autre point concerne la mini-bobine pour enrouler les câbles… Elle est mignonne, mais pas si pratique. Les câbles ont du mal à rester accroché par les petites fentes périphériques. J'ai donc réalisé ma propre bobine, avec rangement intégré de la poignée. Plusieurs verrous pivotants immobilisent la poignée et les câbles. Et des manivelles facilitent l'enroulage. Bien sûr, c'est plus encombrant… Et ce n'est en rien indispensable, mais… C'est mon jeu, je fais ce que je veux !

 

 

Voilà où j'en suis revenu au niveau pilotage après 3 séances et

une quinzaine de vols. Ici, lors le la rencontre interclubs indoor

au Creusot en février 2026.


Retour réussi !

Pour conclure, je peux dire que ce retour au vol circulaire après 31 ans sans le pratiquer est totalement réussi ! Le Clik ICL est un modèle remarquablement conçu, vraiment optimisé et qui "assure grave" ! Le montage demande un minimum d'expérience, et surtout de la méticulosité. Il faut suivre la notice à la lettre, ne pas tenter d'improviser.

Le contrôleur Volta CL 20A, plus le coût d'une JetiBox si on n'en dispose pas déjà est sans doute le point "délicat"… Mais ce contrôleur est vraiment remarquable ! Tout a été pensé, et ça marche formidablement bien !

Oui, je sais que des clubs ont développé des systèmes qui coûtent beaucoup moins cher, mais il faut savoir tâter du fer à souder, de la carte électronique, et là, ça sort de mes compétences. C'est pourquoi malgré le coût, je trouve le contrôleur de RC Factory vraiment très bien !

J'ai un réel plaisir à reprendre la poignée et je pense que c'est reparti pour des années ! Et il semble qu'au fil des séances indoor, ce soit contagieux et que plusieurs pilotes RC soient tentés de s'essayer… Nous verrons dans les semaines et les mois qui viennent s'ils sautent le pas…

Bravo à RC Factory pour avoir osé ! Merci à Guix Model d'avoir fait arriver ce matériel jusqu'en France. Ce n'était pas gagné, mais l'idée fait maintenant son chemin et ça peut relancer le col circulaire qui a certes une population d'adeptes convaincus, mais qui peine à recruter face à l'attrait de la radiocommande. C'est peut-être par l'indoor que ça va évoluer… Je le souhaite de tout cœur !

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© Jean-Louis Coussot