Texte et vidéos : Jean-Louis Coussot
Photos : Cécile et Jean-Louis Coussot
Arrows RC est un fabricant chinois produisant des kits de modèles volants RC à cellule en mousse EPO/EPP depuis de nombreuses années. Très connue outre Atlantique, la marque est distribuée en Europe, mais curieusement, je n'en entends pas baucoup parler sur les terrains chez nous. Pourtant, elle est présente depuis longtemps et les produits sont bons et à des prix très bien placés.
Parmi les magasins Français ayant les produits Arrows RC à leur catalogue, Guix Model avec qui j'ai le plaisir de collaborer depuis plus d'un an maintenant a souhaité mettre cette marque en avant et m'a proposé de tester un des modèles de la gamme. Je pouvais choisir celui que je voulais… Et face à une offre très variée allant des petits warbirds aux jets à turbine, en passant par des bush planes, c'est sur un très joli planeur que j'ai jeté mon dévolu : le SZD-54 de deux mètres d'envergure, avec ailerons et volets. Dès lors, Guix Model a demandé au distributeur pour la France, la société ProModels Distribution (basée en Belgique) s'il était possible de disposer d'un kit pour réaliser l'essai et la réponse a été immédiatement favorable. Ainsi, à l'arrivée de l'automne 2026, un transporteur a déposé une grande boîte dont il me reste à vous faire découvrir le contenu.
Pour vous mettre en appétit, un rapide "teaser" tourné dès le
deuxième vol, alors que je n'avais pas encore commencé à
affiner les réglages… Déjà, les qualités de vol sont bien visibles !
Nom : SZD-54
Fabricant : Arrows RC
Distributeur : ProModels Distribution (https://promodels.be/en/homepage)
Kit du test fourni par : Guix Model (https://www.guixmodel.fr/)
Page produit : https://www.guixmodel.fr/modelisme/avion/planeurs/planeur-rc-arrows-rc-szd-54-2000mm-pnp-detail
Prix public conseillé (au 4 octobre 2026) : 229,00 €
Prix Guix Model (au 4 octobre 2026) : 219,90 €
Envergure : 2 000 mm
Longueur : 1 096 mm
Surface alaire : 25.1dm²
Poids annoncé : ~1130 g
Charge alaire annoncée : 45 g/dm2
Poids obtenu avec batterie 2200 mAh: 1167 g
Charge alaire obtenue avec batterie 2200 mAh: 47 g/dm²
Servos : 6 x 9 grammes
Moteur : Brushless 3136-KV1000
Contrôleur : Brushless 30 A
Batterie : LiPo 3S 1300 à 2200 mAh (2200 mAh pour l'essai)
Radio : A partir de 5 voies - 7 voies conseillées pour des réglages et fonctionnalités optimales.
Succédant au SZD-50 Puchacz (Grand-Duc) dont la production s'était étendue de 1979 à 2014, le SDZ-54 Perkoz (Grèbe Huppé) a été conçu à partir de 1991 par Adam Meus comme un planeur biplace très polyvalent, permettant à la fois de pratiquer l'école de pilotage, l'entraînement aux performances sur la campagne et également la voltige. Pour réussir à performer dans toutes ces utilisations, le SZD-54 est muni d'ailes aux extrémités interchangeables, faisant passer l'envergure de 17,5 m avec 38 de finesse pour la voltige à 20 mètres pour les vols de performance où il offre une finesse de 42 malgré son train fixe.
Comme tous les planeurs modernes, il est fabriqué en fibre de verre et carbone pour les ailes, le fuselage étant une structure mixte comportant une structure en tubes d'acier soudés reprenant les efforts de la voilure et du train en plus de la coque en fibre.
L'aile est élégante avec un bel allongement et une cassure au bord d'attaque, un double dièdre et des winglets en version "longue". Elle est équipée d'ailerons généreux et d'aérofreins classiques à lames, mais pas de volets (contrairement au modèle réduit Arrows qui a des volets, mais pas d'aérofreins).
Parmi les éléments qui le distinguent au premier coup d'œil, les empennages offrent une très grande dérive toute droite qui laisse présager d'une bonne stabilité de route, mais aussi d'un comportement sympa en voltige, et un stab implanté bas et reculé au maximum, ce qui va donner un bel amortissement en tangage… Et puis le train d'atterrissage à trois roues fixes sera très agréable si l'on dispose d'une piste "roulante" pour de beaux atterrissages réalistes !
Le SZD-54 Perkoz grandeur nature, très élégant !
Deux kits sont disponibles sur le marché, l'un est produit par Robbe en 2,12 m d'envergure et l'autre est celui d'Arrows RC en 2 mètres que je teste ici.
L'aile n'offre pas les deux configurations (courte ou longue) du réel, et sera cantonnée à l'aile longue avec double dièdre et cassure de bord d'attaque, la plus jolie assurément ! Les winglets sont par contre détachables et peut-être que certains les enlèveront pour voltiger… C'est de toute façon pratique pour le transport et le stockage.
Le fuselage possède deux roues fonctionnelles, la principale et celle de l'avant. La roulette arrière est figurée mais factice, ce qui n'est pas bien grave car modèle posé au sol, elle ne touche pas terre.
Arrows (comme Robbe) a fait le choix de doter la voilure d'ailerons et de volets, ce qui est plus simple que d'implanter des aérofreins à lames dans une aile en mousse, et c'est un choix judicieux car il offre la possibilité de gérer la courbure de toute l'aile et donc d'adapter celle-ci aux évolutions souhaitées : gratte, transitions entre les pompes, ou vol rapide et voltige. De plus, on pourra disposer d'aérofreins "crocodiles" (aussi appelés butterfly), qui sont toujours une solution efficace et très confortable.
Bref, tout cela s'annonce sous les meilleurs auspices et il est temps de découvrir le kit !
Si vous achetez le SZD-54 Arrows RC par correspondance, il vous sera livré dans un "surcarton" sur mesure, venant directement du fabricant et qui assure une bonne protection à la boîte proprement dite.
C'est donc ainsi que le transporteur de Guix MOdel (GLS en l'occurrence) m'a livré le kit.
La boîte proprement dite à l'intérieur mesure 1100 x 250 x 260 mm.
Je sais, de nos jours, il est à la mode de dire "unboxing", mais on va essayer de parler dans la langue de Molière et de remonter la note PISA de la France modéliste !
Voici donc la très jolie boîte fraîchement extraite de son vilain, mais efficace, carton marron de transport.
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Petit rappel pour toute la suite :
Chaque diaporama se rapporte au chapitre qui le précède et chaque photo est légendée.
Les légendes sont une partie intégrante importante pour la compréhension de l'essai.
Pour lire la légende, plusieurs possibilités :
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La boîte donc, est en fait un conteneur en polystyrène moulé qui cale et protège tous les éléments du modèle et sur lequel un couvercle imprimé en quadrichromie montre le modèle sous divers angles et renseigne sur ses caractéristiques, uniquement en langue anglaise. On apprend entre autres que ce SZD-54 est le premier planeur développé par Arrows RC, que le fuselage est rigidifié par un longeron en carbone, que le montage se fera sans la moindre vis et que l'assemblage peut se faire en trois minutes. Le texte insiste sur les capacités acrobatiques et la puissante motorisation, mais nous verrons que ce planeur excelle aussi dans les vols de longue durée à la chasse aux thermiques ou dans une dynamique légère en vol de pente.
Allez, on regarde cette boîte sous tous les angles.
Et voici le contenu du kit dans son intégralité !
Il est temps de tout sortir de ce cocon et de faire l'inventaire du kit. Nous allons donc trouver :
L'hélice repliable bipale est une 12 x 6, équipée d'un joli cône effilé qui file parfaitement avec le profil du fuselage.
Juste derrière, un capot en plastique avec trois ouïes de ventilation masque le moteur.
Celui-ci est un brushless 3136 avec un Kv de 1000, bien adapté donc à des batteries LiPo 3S. Il est fixé par vis sur un support en plastique inséré dans l'avant du fuselage en usine.
La verrière en mousse également s'ouvre en manipulant un verrou à ressort efficace situé au-dessus du fuselage, en arrière de la bulle, qui possède un gros renflement pour la tenue à l'avant, et un renfort en plastique moulé pour garantir une bonne tenue au téton du verrou.
Une fois la bulle déposée, on découvre une longue platine support de batterie, qui laisse toute latitude pour centrer le modèle avec des packs 3S entre 1300 et 2200 mAh. Deux sangles velcro assureront la tenue du pack en place.
Sous cette platine, le contrôleur brushless 30 A est invisible, mais la nappe de fils et les deux connecteurs allant au récepteur laissent penser que c'est un Hobbywing, car on trouve le désormais très habituel "fil jaune" pour utiliser en option une fonction "reverse", qui n'aura bien sûr pas de raison d'être sur un planeur.
Dans ce compartiment, on découvre les fils du contrôleur sortant de sous la platine et les fils des servos de profondeur et de direction venant eux de l'arrière du fuselage. Ils sont étiquetés respectivement ELEV et RUDD.
Entre le verrou de verrière et l'implantation des ailes (qui sont médianes), on découvre un logement qui sera parfait pour recevoir le récepteur.
Sous l'avant, on va trouver une petite roulette qui sera une excellente protection en cas d'atterrissage sur piste en dur ou en terre, suivie immédiatement par une grille entrant l'air de ventilation du contrôleur et de la batterie.
Un peu plus en arrière, un trou circulaire assure la sortie de l'air de ventilation.
On arrive dans la partie centrale du fuselage avec dessous, la roue principale joliment carénée, mais surtout les logements des ailes. Ces logements sont garnis avec des tétons débordants qui permettront de parfaitement caler les ailes en incidence, et surtout de les verrouiller automatiquement lors du montage. A l'avant des logements, une ouverture permettra de faire passer les fils des servos d'ailerons et de volets vers la cabine et donc, de les connecter au récepteur. Et au centre du fuselage, on découvre une pièce en métal usiné intégrée lors de la fabrication et qui comporte des taraudages M6. Les clés d'ailes filetées viendront se visser avec le bon angle pour le dièdre des deux demi-ailes. C'est un montage totalement similaire à celui que j'avais découvert en testant l'ASW-17 de FMS, juste un peu moins gros car le modèle est plus petit et plus léger.
La poutre arrière n'appelle guère de commentaire, si ce n'est qu'elle est parfaitement rigide grâce au longeron carbone intégré.
La dérive, haute et droite, porte sur le côté droit le servo de direction, déjà connecté au guignol de la gouverne.
Sous cette gouverne de direction, on trouve un rail destiné à recevoir le stabilisateur horizontal.
Côté gauche, tout à l'arrière du fuselage, le servo de profondeur est installé, et il restera à mettre en place sa commande après la pose du stab.
Une roulette de queue factice en plastique moulé fini d'habiller l'arrière du fuselage.
Le bilan de ce déballage est positif, avec une conception qui me semble bien pensée, un assemblage qui va tenir sa promesse d'être très rapide et des matériaux bien adaptés. Les grands éléments semblent légers dans la main, c'est bon signe, mais on sent bien que la motorisation ne va pas faire semblant, car le nez est "chargé" ! Je n'ai que deux remarques :
Pour le reste, rien à redire, ce kit est top ! Et la suite ne va pas nous décevoir non plus…
Juste pour le plaisir des yeux avant d'aller plus loin, une petite vue en vol du SZD-54 !
La boîte indique un montage en trois minutes et je dois avouer que… c'est vrai ! S'il m'a fallu un peu plus, c'est que filmer et expliquer en même temps que l'on réalise l'assemblage, ça prend évidemment un peu plus de temps, mais vraiment, l'assemblage de base est super-facile et ultrarapide !
Et… Le montage proprement dit est déjà terminé !
On commence par connecter les servos de profondeur, de direction et le connecteur du contrôleur brushless sur les voies correspondantes du récepteur. Ne branchez pas le connecteur avec juste le fil jaune, il ne sert à rien sur ce modèle.
Si vous restez sur l'option "une voie pour deux volets et une voie pour deux ailerons", branchez les cordons en Y du kit sur les voies correspondantes du récepteur.
Si comme moi, vous préférez (et je le conseille très fortement !) une voie par gouverne d'aile, connectez de courtes rallonges (100 à 150 mm) sur chaque voie de volet et chaque voie d'aileron du récepteur. Je ne vous indique pas les voies concernées, car ça dépend à la fois de la marque et du modèle de votre ensemble radio et aussi souvent de votre programmation.
Après avoir repéré les connecteurs des volets et des ailerons de chaque aile, j'ai peint de 4 couleurs différentes les connecteurs mâles et femelles devant aller ensemble. Ainsi, lors du montage sur le terrain, je n'ai pas à chercher qui va avec qui… C'est le vert sur le vert, le jaune sur le jaune, le gris sur le gris et le rouge sur le rouge. Presque comme dans la 7e compagnie ! Mais sans embrouille…
Le récepteur peut alors être rangé dans l'espace dédié, en arrière de la cabine. C'est très pratique, il ne reste que les rallonges ou les Y qui ressortent.
Comme je souhaitais pouvoir réaliser tous les mixages d'ailes possibles, j'avais besoin que les volets puissent débattre légèrement vers le haut. Le préréglage en usine des commandes de volets place les volets bien au neutre quand les servos ont leurs palonniers en limite de débattement vers l'arrière. Je ne pouvais donc pas alors avoir de débattement supplémentaire vers le haut. J'ai donc, avec les servos dans cette position, modifié le réglage des chapes des volets afin que ceux-ci soient relevés de 10 mm par rapport au neutre (facile à mesurer puisque le fuselage à un mini-raccord qui donne le neutre du volet). Ensuite, le reste ne sera qu'affaire de programmation pour retrouver le neutre du volet en phase "transition". Et je pourrais relever légèrement le neutre des volets pour la phase "Acro", et programmer des snap-flaps et un mixage ailerons vers volets.
Il reste à mettre la batterie en place et c'est le centrage qui déterminera sa position, en fonction de son poids. Pour ma part, avec des packs 2200 mAh, la batterie doit être reculée au maximum.
J'ai ajouté une sangle de velcro pour bloquer l'arrière. J'aurais pu simplement reculer la sangle avant… Mais comme au début des essais, je ne savais pas si je ne devrais pas réavancer le pack,
j'avais conservé la sangle avant en place.
Le récepteur est bien caché dans son logement, la batterie 2200 mAh est reculée au maximum et sanglée, les fils sont bien rangés.
Notez qu'une des antennes est horizontale dans le fuselage, derrière le récepteur, tandis que l'autre a été installée dans une petite chute de gaine de manière à être verticale et donc perpendiculaire à la première.
Voilà une installation radio propre !
Encore un détail ! Vous pouvez voir un petit morceau de corde à piano de 3 mm "piqué" dans la mousse à l'avant droit du compartiment… C'est un outil maison pour serrer et desserrer les clés d'ailes sans avoir à penser à prendre un tournevis avant de partir… Tout est dans le planeur car les clés peuvent se ranger dans ce compartiment quand la batterie est déposée.
Avant de passer aux réglages et à la programmation radio, quelques premières images en statique, prises dès que le modèle a été assemblé.
La notice donne une plage de centrage comprise entre 45 et 60 mm du bord d'attaque, relevée à l'emplanture. Sans même faire de calcul et au vu des cordes et de la géométrie de l'aile, j'ai vite pensé que le centrage ne risquait pas d'être trop arrière dans cette plage et pour le premier vol, j'ai reculé mon pack 3S 2200 mAh presque au maximum possible, ce qui m'a donné un centrage à 56 mm du bord d'attaque, donc assez proche de la limite arrière indiquée.
Et comme il se doit lors d'un premier vol, sitôt les trims faits, donc celui de profondeur réglé pour un plané à finesse maxi dans la phase "transition", avec volets et ailerons au neutre, j'ai réalisé des tests classiques de centrage, en montant au moteur, puis, moteur coupé, en mettant le SZD-54 en piqué sous 30° environ. Le planeur remontait assez rapidement, montrant que le centrage était encore avant. Le pack a été reculé au maximum possible, le centrage passant à 57/58 mm, ça ne suffisait encore pas.
De retour à l'atelier, j'ai cherché quel poids il me fallait ajouter à l'arrière pour régler le centrage à la limite arrière indiquée par la notice, soit 60 mm. 7 à 8 grammes suffisaient. Plutôt que de coller du plomb, j'ai trouvé une solution toute simple : deux vis à agglo plantées (enfin… Vissées !) dans la face arrière du fuselage, derrière le servo de profondeur et le tout était joué. Si c'était devenu trop arrière, il aurait été facile d'en supprimer une sur le terrain, juste en la dévissant.
Les essais suivants ont montré qu'à ce centrage à 60 mm du B.A., le test du piqué donnait une remontée très très lente, et donc que c'était pile comme j'aime.
Donc, je vais réduire la plage de centrage de la notice et vous suggérer 55 à 60 mm, le plus avant uniquement si vous êtes encore un peu "timide" en pilotage et que le SZD-54 est votre premier planeur à volets, et 60 mm sans hésiter si vous êtes à l'aise en pilotage planeur.
Chaque marque de radio ayant sa propre logique, je ne vais pas vous indiquer ici comment faire avec votre radio, il y aurait tant de variantes… Et de plus, je ne connais pas tous les logiciels de chaque marque. Je vais vous indiquer ce que vous devrez obtenir et à vous d'exploiter la programmation de votre émetteur pour parvenir aux mêmes réglages, mixages, fonctionnalités.
J'ai, pour ma part, commencé les vols avec un ensemble Jeti (Emetteur DC16 première génération, récepteur Rex7, capteur altimètre/variomètre). C'est avec cet ensemble que j'ai défini l'ensemble des réglages que je vous propose. Une fois les réglages à mon goût, j'ai tout mesuré et ça donne le tableau que vous allez trouver plus bas.
Par la suite, comme je suis en train d'apprendre la programmation sous EdgeTx, j'ai remplacé l'ensemble Jeti par un émetteur HelloRadio V16 Pro ELRS et un récepteur Radiomaster ER8GV (8 voies ELRS avec alti-variomètre intégré). J'ai alors reproduit l'ensemble des fonctions conçues avec la Jeti, en recherchant les valeurs notées dans le tableau. Et à quelques crans de trim et quelques très légers affinages dans les compensations gaz-profondeur et Crocos-Profondeur près (car le tableau ne donne pas de mesures au 1/10e de millimètre…), j'ai immédiatement retrouvé les mêmes sensations de pilotage, le même confort, le même plaisir, ce qui valide au passage le tableau !
Alors voyons dans quel ordre procéder.
La plupart des émetteurs programmables modernes proposent les "phases de vol". Une phase de vol est en quelque sorte un programme dans le programme du modèle. On va régler des débattements, des mixages, des neutres spécifiques à chaque phase de vol et un ou plusieurs interrupteurs permettra (permettront) de basculer instantanément d'une phase à une autre. On pourra ainsi avoir des comportements très différents selon la phase de vol sélectionnée.
En planeur de loisirs avec une aile avec ailerons et volets, le plus classique est de créer trois phases de vol :
Chaque phase verra un réglage spécifique du différentiel d'ailerons, de mixages comme "Ailerons>Direction", "Snap-Flaps", "Ailerons>Volets"…
Un cas particulier concerne l'atterrissage avec les aérofreins crocodiles : on peut les régler actifs dans toutes les phases de vol, ou bien créer une quatrième phase de vol "Aérofreins", qui sera déclenchée par un interrupteur virtuel sur le manche de gaz pilotant les aérofreins… Dès que celui-ci est légèrement tiré, il déclenche le passage sur la phase "Aérofreins" qui dans ce cas peut avoir ses réglages spécifiques. Il faut pour cela avoir un émetteur offrant la possibilité de créer et régler des inters virtuels.
Préparons "l'ergonomie" de l'émetteur
La première opération sera de définir un interrupteur de sécurité pour le moteur. Pour ma part, c'est toujours l'inter en haut à droite de la radio, juste au-dessus du manche de gaz… Et comme le plein gaz et "manche en haut", moteur coupé "manche en bas", l'inter de sécurité est dans le même sens : moteur actif inter en haut, moteur désactivé inter en bas.
Il vous faut aussi choisir quel organe de commande va piloter votre moteur. En avion, on ne se pose pas la question, mais en planeur électrique… il faut voir !
Il vous faut également définir l'organe de commande de la courbure de l'aile, qui pilotera à la fois le neutre des volets et des ailerons. Sur la Jeti, ces positions seront définies par la fonction "Trims de phase" et je n'ai donc pas besoin d'un "organe de commande". Sur la HelloRadio, je dispose de deux boutons de trim en plus des trims des manches. J'ai affecté celui de gauche au réglage du neutre des volets et celui de droite au réglage du neutre des ailerons. Ces "trims" pouvant être spécifiques à chaque phase de vol, je n'aurais qu'à régler mes neutres pour chaque phase avec ces trims, et à ne plus y toucher par la suite.
Pour les premiers essais et durant toute ma période de réglage du planeur, j'avais prévu un inter de doubles débattements. Une fois les réglages finalisés, ces doubles débattements deviennent inutiles et chaque phase a des débattements adaptés, point. Je n'ai donc pas prévu cet inter sur la HelloRadio et vous ne les trouverez pas dans le tableau.
On commence par la phase "Transition"
Elle est la base de tout…
Le planeur est monté, tous les servos sont connectés au récepteur, et pour la sécurité, vous avez déposé l'hélice et l'inter de sécurité moteur est bien sur la position moteur désactivé… Vous pouvez mettre la radio sous tension.
Premier travail, vérifier que les palonniers des servos sont perpendiculaires aux boîtiers et recalez-les si nécessaire. Le sub-trim ne doit être utilisé que pour le réglage fin éventuel. Vérifier le neutre de la profondeur, de la direction et des ailerons. Retoucher mécaniquement au besoin le réglage des chapes. On ne touche plus aux sub-trims…
Si votre émetteur le permet, précisez-lui que les débattements (ça peut aussi se faire via les dual-rate, même si on n'a qu'un débattement) ainsi que les trims sont spécifiques à chaque phase de vol.
Il va falloir maintenant mettre les volets au neutre pour cette phase "transition". Là, la méthode dépend de votre émetteur… Sur la Jeti, je le fais depuis les "trims de phase", sur la HelloRadio, mes "trim de volets et trim de neutre d'aileron" assurent ce réglage. Chez vous… Prenez la notice de votre radio !
Les neutres faits, nous allons régler les débattements selon le tableau, pour la phase transition. Profondeur et direction n'appellent pas de commentaire. pour les ailerons, réglez en priorité le débattement vers le haut qui est le plus fort.
Ensuite seulement, réglez le débattement vers le bas soit via un menu spécial "différentiel d'ailerons", soit via le réglage des demi-courses des voies concernées.
En plus du différentiel d'ailerons, je prévois un mixage ailerons>direction pour contrer le roulis induit. C'est le moment de le régler, soit via un mixage préprogrammé, soit à l'aide d'un mixer libre (Qui devront être là aussi défini comme spécifiques à chaque phase).
Pour augmenter l'efficacité des ailerons, vous pouvez, si vous avez prévu une voie par volet, ajouter un mixage libre "ailerons>volets". Les volets débattent nettement moins que les ailerons, mais ça fait que l'ensemble de l'aile travaille ensemble et c'est à la fois plus efficace et plus agréable. On s'efforce lors de ce réglage d'avoir aussi du différentiel aux volets.
Enfin, j'ajoute un mixage type "snap-flaps" qui couple la courbure de l'aile (volets et ailerons) à la profondeur. Mais pour cette phase (et pour la phase"Thermique"), je règle ce snap-flap d'une façon très personnelle qui s'avère super-plaisante depuis bon nombre de modèles (Lentus MPX, ASW-17 FMS, Slider Sport SM, AkroJet SM, Epervier, Conscendo 2m E-Flite…). En transition, on tire la profondeur dans deux cas : pour "soutenir" en virage, ou parce que l'on traverse une zone "porteuse" dont on veut profiter le temps de la traverser. Un petit surcroît de Cz (portance) peut alors être bénéfique, sans gros écart d'assiette. Donc, dans le premier tiers de la traction sur le manche de profondeur, mes volets et mes ailerons s'abaissent légèrement, offrant cette petite augmentation de portance bien agréable. Si je tire davantage, c'est que je cherche une vraie variation d'assiette du modèle. Mes volets et ailerons ne s'abaissent pas davantage afin de ne pas générer une forte traînée parasite. Quand je pousse sur le manche, c'est pour accélérer, mais je ne souhaite pas dégrader mon profil et donc, la profondeur n'a aucune action sur les volets et les ailerons. Pour obtenir un snap-flap de ce type, j'utilise une courbe de mixage en 7 ou 9 points.
Phase thermique
Elle diffère principalement de la phase transition par une modification de la courbure de l'aile. Le neutre des volets est abaissé légèrement, ainsi que celui des ailerons, mais dans une moindre proportion, ce qui crée un vrillage négatif de l'aile, favorable au comportement à faible vitesse.
Le différentiel des ailerons est augmenté (en augmentant le débattement vers le haut et réduisant celui vers le bas), tout comme le mixage ailerons>direction.
Le mixage ailerons>volets est lui diminué, pour un meilleur confort en spirale.
Le snap-flap spécial est conservé, mais uniquement sur les volets, les ailerons ne descendent plus pour ne pas ajouter plus de lacet inverse.
Phase acro
La aussi, on va modifier la courbure de l'aile, mais en relevant très légèrement le neutre des volets et celui des ailerons, afin d'avoir un profil plus symétrique, mieux adapté au vol rapide et à la voltige.
Comme on vole plus vite, le lacet inverse est moins sensible et on peut réduire le différentiel d'ailerons pour gagner en taux de roulis.
Le mixage ailerons>volets est plus marqué, là encore pour gagner en taux de roulis.
Le mixage ailerons>direction est supprimé, car perturbant en voltige.
Quant aux snap-flaps, ils quittent mon mode "spécial" avec courbe à point pour un débattement symétrique, car cette fois, on adapte en permanence le Cz de la voilure aux évolutions demandées en tangage. Donc, manche à cabrer, volets et ailerons s'abaissent et profondeur à piquer, volets et ailerons se relèvent, de façon totalement proportionnelle. Et ça fait toute la différence en vol dos où le SZD-54 est totalement à son aise, ou dans les figures "carrées" où les angles sont bien marqués.
Un mixage utile dans toutes les phases
J'ai noté que le moteur plein gaz donnait un couple cabreur marqué, imposant durant les montées de pousser la profondeur. C'est très courant sur les planeurs fortement motorisés. J'ai donc ajouté un mixage gaz>profondeur qui donne un très léger ordre à piquer quand on envoie les gaz. Ainsi, les montes au moteur sont plus confortables.
Pour aller carrément "loin" dans l'affinage, j'ai noté que sur une mise de gaz très rapide, la profondeur était plus rapide que l'augmentation de régime du moteur, ce qui au début me faisait un modèle piquant légèrement et momentanément quand j'envoyais brutalement le plein gaz (surtout près du sol…). J'ai amélioré ce point en temporisant la voie des gaz sur 1,5 seconde, uniquement dans le sens "augmentation des gaz". Ce délai s'appliquant au mixage aussi, le moteur a le temps de prendre ses tours en même temps que la profondeur varie son neutre et les remises de gaz sont devenues ultra-confortables.
Aérofreins
On a des crocodiles très classiques :
Sur mes deux types de radios, j'ai créé une phase spécifique qui se déclenche dès que je recule le manche de gaz (ici d'aérofreins) d'un petit millimètre. ceci n'est pas forcément possible sur tous les émetteurs. Vérifiez si dans toutes les phases, les servos ne forcent pas suite à l'accumulation des mixages.
Voici donc le tableau qui vous donne toutes les valeurs de débattements et de mixages, relevées à l'issue de la période d'essais et d'affinage des réglages de mon modèle.
Avant d'aller voler, quelques photos statiques pour le plaisir des yeux...
Les premiers vols ont été réalisés dès le lendemain de l'arrivée du kit à la maison. J'ai profité d'un beau temps avec en vent modéré pour filer en plaine de Saône, mon "terrain d'essai au calme" avec pour seule compagnie quelques copines à cornes venant parfois voir de près l'étrange oiseau qui survole leurs pâturages.
Les premiers vols ont été faits avec un centrage à 55 mm du bord d'attaque. Dès les premières secondes du premier vol, j'ai su que le SZD-54 était une machine très agréable. La maniabilité était là, le confort aussi, et le taux de chute moteur coupé semblait prometteur.
Si tous les mixages étaient déjà activés, leurs taux, comme les niveaux de débattements n'étaient pas encore affinés bien sûr, mais assurément, le planeur "marchait bien".
Durant ces premiers vols, nous avons avec Cécile assuré le "shooting photo" indispensable, une première vidéo que vous avez pu voir en tête de cet essai, et je me suis ensuite concentré sur l'analyse du comportement afin d'affiner les réglages.
J'ai ainsi constaté que le centrage méritait d'être reculé à 60 mm, que le lacet inverse restait bien présent malgré un différentiel déjà conséquent dès les premiers vols, et ressenti le couple cabreur du moteur. J'ai vite réglé la compensation crocodiles > profondeur pour avoir rapidement des approches "grand confort". Ensuite, au fil des vols sur plusieurs sites et par des météos variées, j'ai affiné les réglages jusqu'aux valeurs proposées dans le tableau.
Le changement d'ensemble radio a permis de valider le tableau et les derniers vols tests ont été réalisés sur la pente nord de Mâcon, un matin avec un vent bien orienté mais assez faible (10 km/h en moyenne), montrant à la fois les qualités de vol du modèle et l'universalité des réglages retenus.
Et voilà les photos en vol, prises par Cécile en Plaine de Saône lors de premiers vols.
Lancer et montée au moteur : Même si le SZD-54 Arrows a des roues, le départ du sol n'est pas possible, l'hélice ne passe absolument pas. Il faut donc lancer le planeur à la main. C'est très facile, car la prise en main sous l'aile est excellente, et comme le planeur est plutôt léger avec un profil d'aile assez porteur, pas besoin de courir, une bonne impulsion du bras suffit à assurer un départ confortable. En pente, pas besoin du moteur, départ volets en lisse (phase transition), il est tout de suite porté et très manœuvrant. En plaine, je lance le plus souvent avec seulement 60 % des gaz (environ) pour un départ à plat, le temps de remettre la main sur le manche d'ailerons, et je passe ensuite sur le plein gaz pour une montée efficace vers la hauteur de recherche d'ascendances. Selon les performances du pack LiPo, j'ai relevé des taux de montée entre 7 m/s avec un pack 25C ancien et fatigué et plus de 8 m/s avec un pack récent type 30C. C'est excellent et en 12 secondes, on est à une centaine de mètres, hauteur largement suffisante pour explorer le secteur à la recherche d'ascendances.
Vol normal : Avec la phase "transition", la vitesse de vol est modérée, mais suffisante pour remonter au vent. En pente, il avance même plutôt "très bien" et couvre la zone en rien
de temps. L'attitude légèrement queue haute est agréable à l'œil, on sent un planeur qui vole tout seul, naturellement. Les calages sont donc parfaits pour un planeur au look semi-maquette. Les
gouvernes sont très homogènes et vraiment efficaces. On inverse aisément le sens de virage. Avec le très fort différentiel retenu et le couplage ailerons > direction, le lacet inverse est presque
totalement annulé lors de manœuvres rapides en roulis. En spirale, il faut toutefois piloter "trois axes" avec de la direction dans le sens du virage et un soupçon d'ailerons à contre, très classique
en planeur. La dérive est puissante (c'est pourquoi elle aussi a de l'expo) et elle génère un bon roulis induit. Les virages peuvent être serrés sans crainte, je n’ai noté aucune tendance à
déclencher, ou décrocher du bout d'aile (tip-stall). Mon "snap-flap" spécial donne un grand confort lors de la traversée de zones porteuses, ou en spirale dans les thermiques, on sent cette aile
porter vraiment le planeur. La légèreté des ailes fait aussi que le planeur "parle" bien quand un passe sur le bord d'une ascendance, l'aile le lève coté pompe, et l'efficacité en roulis permet de
contrer sans attendre et d'enrouler dans la foulée. En tangage à ce centrage, le SZD-54 est proche d'être neutre, ce qui facilite les grandes transitions sans devoir lui "pousser" sur le nez en
permanence. Il est aussi très bien amorti, ce qui donne un beau confort de pilotage.
Basses vitesses : Le décrochage peut être obtenu en insistant, mais il reste sage et se rattrape immédiatement dès qu'on relâche la traction sur la profondeur. Les vrilles ne peuvent
survenir qu'intentionnellement, profondeur et direction en butée et plutôt en phase "acro" où les débattements sont plus importants.
Gratte : En plaine comme à la pente, la phase "thermique" donne un surcroît de Cz (donc de portance) au profil qui se ressent vraiment ! Le modèle vole moins vite et le taux de chute
est notablement réduit. Donc, dans des pompes faiblardes ou une dynamique anémique, pas d'hésitation, on passe sur cette phase ! Le pilotage doit être un peu plus soigné avec un peu plus de travail à
la direction, mais comme j'ai dans cette phase un différentiel à la limite d'un mode "split", et un fort mixage ailerons > direction, le lacet inverse reste toujours civilisé. Par contre, si vous
entrez dans une dégueulante, inutile de compter sur cette phase pour aider… Accélérez, passez en phase transition et quittez la zone au plus vite ! Oui, c’est du vol à voile… pas de la magie. On doit
piloter avec tactique.
Voltige : Le réel voltige avec les ailes courtes… Ici, nous voltigerons avec l'aile longue. Et le SZD-54 est assez bluffant dans ce domaine. Si le taux de roulis n'est pas
"spectaculaire", il permet tout de même de passer toute la voltige classique. En plaine, bien sûr, on consomme assez vite la hauteur si on enchaîne les figures. A la pente, cette "mousse" va étonner
du monde…
En vol de pente : Testé dans une brise de nord de 10 km/h moyens, 15 km/h en pointe, et parfois des passages où le vent n'était plus perceptible sur le visage, le SZD-54 a montré
qu'il tenait vraiment facilement en l'air, volant vite en phase transition, montant allègrement dans la petite dynamique avec la phase thermique et ne demandant qu'à être remué en voltige dès qu'il a
un peu de hauteur à gâcher ! Plus encore qu'en plaine, il montre un caractère particulièrement "joyeux" ou "joueur", aimant varier les styles d'évolutions et se relançant très facilement.
Approche et atterrissage : Avec les crocos et la compensation bien réglée, c'est atterrissage "première classe" assuré ! Le freinage est puissant sans être agressif, on visualise
très facilement la trajectoire et doser pour poser aux pieds en plaine est vraiment facile. A la pente, même chose avec une bonne défense sur tous les axes. Si le sol est irrégulier, pensez juste à
rentrer les crocos juste avant de toucher, pour préserver les volets et leurs servos.
Autonomie : Je limite le temps d'utilisation total du moteur plein gaz à 3 minutes avec les 2200 mAh, il reste alors en général 30 % dans le pack. Ceci montre que le moteur consomme
pas mal et ça justifie largement ma préférence pour les packs de 2200 mAh, de préférence des 30C (25C minimum). En plaine, par une météo assez neutre, avec 3 minutes de moteur, j'ai pu réaliser des
vols entre 35 et 40 minutes. C'est un beau score, même s'il ne bat pas celui du Cobra de Silence Model, planeur en structure, avec lequel je réussissais régulièrement des vols d'une heure avec les
mêmes capacités. Avec deux à trois packs pour votre après-midi sur un site de plaine, vous ne resterez pas souvent au sol… Et à la pente, il sera bien difficile de vider un seul pack.
Impression générale : Vous savez déjà… Elle est excellente ! J'adore ce planeur sur plusieurs points. Son très grand agrément de pilotage ben sûr, sa polyvalence puisqu'il va du
gratteur plutôt performant au voltigeur passant des évolutions propres et coulées. L'autonomie conséquente est appréciable en plaine. Et un point que je n'ai pas évoqué dans ce chapitre sur le vol,
c'est sa très grande élégance. Les lignes sont belles avec une aile au dessin magnifique.
Un avertissement : Avec ce que j'ai pu ressentir lors des essais, je conseille très vivement de choisir de séparer les ailerons sur deux voies pour au moins pouvoir mettre un très
fort différentiel. Avec un débattement symétrique, je vous garantis un lacet inverse énorme qui gâchera l'agrément de pilotage de la machine et la cantonnera à un vol rapide pour rester plaisant.
Mais on perdra alors tout le côté voilier si présent sur le modèle bien réglé ! Donc… Oubliez à minima le cordon en Y pour les ailerons ! Pour les volets, ce sera moins grave si vous ne gardez qu'une
voie, mais de grâce, profitez d'un différentiel des ailerons, vous pourrez alors apprécier le SZD-54 dans toute sa saveur.
Une vidéo courte du SZD-54 sur la pente nord de Mâcon...
Nous voici à la fin de cet essai et je dois dire que je suis épaté par ce SZD-54 Arrows ! Pour un premier essai d'un modèle de la marque (et de plus le premier planeur conçu par Arrows RC), je ne suis vraiment pas déçu. Même s’il est loin d'être une nouveauté, ce planeur mérite d'être bien mieux connu. La conception est saine, les équipements parfaitement adaptés, le modèle est léger sans être fragile, le look est vraiment plus que séduisant, et les qualités de vol sont au rendez-vous.
Si Arrows RC envisageait de "remasteriser" son modèle dans une version V2 comme les marques le font parfois, je ne vois que deux améliorations vraiment possibles :
Pour le reste, ne changez rien surtout, il est parfait.
Et pour finir de vous en convaincre, je pense que vous savez que mon planeur de référence pour ce qui est de modèles en mousse reste le Lentus de Multiplex, qui ne joue toutefois pas dans la même classe de taille avec ses 3 mètres d'envergure et de prix puisqu'au-dessus de 500 €. Et bien je considère que ce SZD-54 Arrows RC comme un "petit Lentus"… Et ce n'est pas un maigre compliment. Il permet les mêmes fonctionnalités, il est performant et incroyablement agréable et homogène, polyvalent à souhait. ce qui fait la différence, c'est bien sûr la taille qui fait qu'on volera moins loin pour le voir correctement, l'inertie plus faible qui réduit l'amplitude des évolutions, mais avec aussi un prix qui pour beaucoup peut tout changer : 219,90 € (en octobre 2026) chez Guix Model !
Vous avez là le modèle parfait pour vous perfectionner dans tous les domaines du planeur RC après un planeur de début style Easy Glider, voir Easy Star. Et pour le pilote confirmé, c'est une machine facile à vivre qui peut vous suivre partout et qui se posera sans crainte, avec précision, sur des sites un peu cabossés.
Alors… Pourquoi attendre encore ? Foncez le commander !
Je termine en remerciant vivement Guix Model et Promodels Distribution qui m'ont permis de tester et d'apprécier ce SZD-54, qui va rester assurément longtemps dans ma flotte de modèles "de tous les jours" !
A bientôt pour d'autres essais. Volez bien et prudemment !
Je vous propose une présentation détaillée en vidéo du SZD-54 Arrows en deux parties, chacune d'environ 50 minutes.
On connaissait l'expression "aller aux vaches" ou "se vacher", quand un planeur ne parvient pas à rentrer sur son terrain de départ…
Ici, ce sont les vaches qui sont venues en curieuses voir quel est ce curieux oiseau qui leur tournait au-dessus de la tête…