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La météo avec WindyTV

Un planeur à découvrir d'urgence !

 

 

Texte et vidéos : Jean-Louis Coussot

Photos : Cécile et Jean-Louis Coussot

 

Arrows RC est un fabricant chinois produisant des kits de modèles volants RC à cellule en mousse EPO/EPP depuis de nombreuses années. Très connue outre Atlantique, la marque est distribuée en Europe, mais curieusement, je n'en entends pas baucoup parler sur les terrains chez nous. Pourtant, elle est présente depuis longtemps et les produits sont bons et à des prix très bien placés.

Parmi les magasins Français ayant les produits Arrows RC à leur catalogue, Guix Model avec qui j'ai le plaisir de collaborer depuis plus d'un an maintenant a souhaité mettre cette marque en avant et m'a proposé de tester un des modèles de la gamme. Je pouvais choisir celui que je voulais… Et face à une offre très variée allant des petits warbirds aux jets à turbine, en passant par des bush planes, c'est sur un très joli planeur que j'ai jeté mon dévolu : le SZD-54 de deux mètres d'envergure, avec ailerons et volets. Dès lors, Guix Model a demandé au distributeur pour la France, la société ProModels Distribution (basée en Belgique) s'il était possible de disposer d'un kit pour réaliser l'essai et la réponse a été immédiatement favorable. Ainsi, à l'arrivée de l'automne 2026, un transporteur a déposé une grande boîte dont il me reste à vous faire découvrir le contenu. 

 

Pour vous mettre en appétit, un rapide "teaser" tourné dès le

deuxième vol, alors que je n'avais pas encore commencé à

affiner les réglages… Déjà, les qualités de vol sont bien visibles !

 

Caractéristiques

Nom : SZD-54

Fabricant : Arrows RC

Distributeur : ProModels Distribution (https://promodels.be/en/homepage)

Kit du test fourni par : Guix Model (https://www.guixmodel.fr/)

Page produit : https://www.guixmodel.fr/modelisme/avion/planeurs/planeur-rc-arrows-rc-szd-54-2000mm-pnp-detail

Prix public conseillé (au 4 octobre 2026) : 229,00 €

Prix Guix Model (au 4 octobre 2026) : 219,90 €

Envergure : 2 000 mm
Longueur : 1 096 mm
Surface alaire : 25.1dm²
Poids annoncé : ~1130 g

Charge alaire annoncée : 45 g/dm2
Poids obtenu avec batterie 2200 mAh: 1167 g

Charge alaire obtenue avec batterie 2200 mAh: 47 g/dm²
Servos : 6 x 9 grammes

Moteur : Brushless 3136-KV1000

Contrôleur : Brushless 30 A
Batterie : LiPo 3S 1300 à 2200 mAh (2200 mAh pour l'essai)

Radio : A partir de 5 voies - 7 voies conseillées pour des réglages et fonctionnalités optimales.

 

L'original

Succédant au SZD-50 Puchacz (Grand-Duc) dont la production s'était étendue de 1979 à 2014, le SDZ-54 Perkoz (Grèbe Huppé) a été conçu à partir de 1991 par Adam Meus comme un planeur biplace très polyvalent, permettant à la fois de pratiquer l'école de pilotage, l'entraînement aux performances sur la campagne et également la voltige. Pour réussir à performer dans toutes ces utilisations, le SZD-54 est muni d'ailes aux extrémités interchangeables, faisant passer l'envergure de 17,5 m avec 38 de finesse pour la voltige à 20 mètres pour les vols de performance où il offre une finesse de 42 malgré son train fixe.

Comme tous les planeurs modernes, il est fabriqué en fibre de verre et carbone pour les ailes, le fuselage étant une structure mixte comportant une structure en tubes d'acier soudés reprenant les efforts de la voilure et du train en plus de la coque en fibre.

L'aile est élégante avec un bel allongement et une cassure au bord d'attaque, un double dièdre et des winglets en version "longue". Elle est équipée d'ailerons généreux et d'aérofreins classiques à lames, mais pas de volets (contrairement au modèle réduit Arrows qui a des volets, mais pas d'aérofreins).

Parmi les éléments qui le distinguent au premier coup d'œil, les empennages offrent une très grande dérive toute droite qui laisse présager d'une bonne stabilité de route, mais aussi d'un comportement sympa en voltige, et un stab implanté bas et reculé au maximum, ce qui va donner un bel amortissement en tangage… Et puis le train d'atterrissage à trois roues fixes sera très agréable si l'on dispose d'une piste "roulante" pour de beaux atterrissages réalistes !

 

Le SZD-54 Perkoz grandeur nature, très élégant !

 

SZD-54 RC en mousse

Deux kits sont disponibles sur le marché, l'un est produit par Robbe en 2,12 m d'envergure et l'autre est celui d'Arrows RC en 2 mètres que je teste ici.

  • Désolé pour Robbe, mais je trouve leur modèle plutôt raté côté esthétique…Je ne peux pas en dire plus, n'ayant pas eu le kit en main. 
  • Arrows RC a bien mieux réussi à restituer l'allure générale du Perkoz, même si on ne peut pas parler réellement de "maquette". La verrière opaque aurait pu aller un peu plus loin en avant avec une découpe plus réaliste, un simple adhésif aurait pu figurer le petit supplément de verrière en arrière de la partie ouvrante, mais globalement, et même si l'allongement a été réduit par augmentation des cordes, la ligne est bien restituée avec sa grande élégance et le double dièdre.

 

Le SZD-54 Robbe

Le SZD-54 Arrows RC

 

 

L'aile n'offre pas les deux configurations (courte ou longue) du réel, et sera cantonnée à l'aile longue avec double dièdre et cassure de bord d'attaque, la plus jolie assurément ! Les winglets sont par contre détachables et peut-être que certains les enlèveront pour voltiger… C'est de toute façon pratique pour le transport et le stockage.

Le fuselage possède deux roues fonctionnelles, la principale et celle de l'avant. La roulette arrière est figurée mais factice, ce qui n'est pas bien grave car modèle posé au sol, elle ne touche pas terre.

Arrows (comme Robbe) a fait le choix de doter la voilure d'ailerons et de volets, ce qui est plus simple que d'implanter des aérofreins à lames dans une aile en mousse, et c'est un choix judicieux car il offre la possibilité de gérer la courbure de toute l'aile et donc d'adapter celle-ci aux évolutions souhaitées : gratte, transitions entre les pompes, ou vol rapide et voltige. De plus, on pourra disposer d'aérofreins "crocodiles" (aussi appelés butterfly), qui sont toujours une solution efficace et très confortable.

Bref, tout cela s'annonce sous les meilleurs auspices et il est temps de découvrir le kit !

 

 

Si vous achetez le SZD-54 Arrows RC par correspondance, il vous sera livré dans un "surcarton" sur mesure, venant directement du fabricant et qui assure une bonne protection à la boîte proprement dite.

C'est donc ainsi que le transporteur de Guix MOdel (GLS en l'occurrence) m'a livré le kit. 

La boîte proprement dite à l'intérieur mesure 1100 x 250 x 260 mm.

 

 

Découverte du kit

Je sais, de nos jours, il est à la mode de dire "unboxing", mais on va essayer de parler dans la langue de Molière et de remonter la note PISA de la France modéliste ! 

Voici donc la très jolie boîte fraîchement extraite de son vilain, mais efficace, carton marron de transport. 

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Petit rappel pour toute la suite :
Chaque diaporama se rapporte au chapitre qui le précède et chaque photo est légendée.
Les légendes sont une partie intégrante importante pour la compréhension de l'essai.
Pour lire la légende, plusieurs possibilités :

 

  1. Cliquer sur une photo pour l'afficher en grand. La légende est alors lisible en bas de l'image.
  2. Juste "survoler" la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors dans un pop-up.
  3. Survoler la miniature de la photo avec le curseur de la souris sans cliquer dessus, la légende s'affiche alors aussi dans un pop-up.

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La boîte donc, est en fait un conteneur en polystyrène moulé qui cale et protège tous les éléments du modèle et sur lequel un couvercle imprimé en quadrichromie montre le modèle sous divers angles et renseigne sur ses caractéristiques, uniquement en langue anglaise. On apprend entre autres que ce SZD-54 est le premier planeur développé par Arrows RC, que le fuselage est rigidifié par un longeron en carbone, que le montage se fera sans la moindre vis et que l'assemblage peut se faire en trois minutes. Le texte insiste sur les capacités acrobatiques et la puissante motorisation, mais nous verrons que ce planeur excelle aussi dans les vols de longue durée à la chasse aux thermiques ou dans une dynamique légère en vol de pente.

Allez, on regarde cette boîte sous tous les angles. 

 

 

 

Et voici le contenu du kit dans son intégralité !


Il est temps de tout sortir de ce cocon et de faire l'inventaire du kit. Nous allons donc trouver :

  • La notice qui est rédigée en Anglais et en Chinois. La présentation m'est familière car très similaire aux notices FMS que je pratique depuis longtemps. De nombreux schémas explicites et un assemblage des plus simples font que l'absence de Français ne devrait pas être un gros problème. En plus, vous avez maintenant cet article et ses photos pour vous aider. Pour le montage, elle est bien complète. Pour la plage de centrage, on est globalement d'accord, même si je préfère l'arrière de cette plage uniquement. Mais pour les réglages, comme sur de très nombreux kits de ce style, c'est ultrabasique et ce qui est proposé ne permet pas d'obtenir le meilleur agrément et les meilleures performances du modèle. Je vous proposerais de faire bien mieux ! J'ai également relevé une inexactitude dans le chapitre parlant du contrôleur. Je pense qu'il a simplement été "Copié-collé" depuis une notice d'avion de la gamme. Il y est dit que le frein du moteur est par défaut désactivé. En planeur, le frein doit être activé pour que l'hélice s'arrête quand on coupe le moteur, sans quoi, elle mouline et constitue un aérofrein géant… Rassurez-vous, le frein est bien activé sur le contrôleur installé !
  • Le fuselage intègre la grande majorité des équipements. En partant du nez :

     

    • L'hélice repliable bipale est une 12 x 6, équipée d'un joli cône effilé qui file parfaitement avec le profil du fuselage.

    • Juste derrière, un capot en plastique avec trois ouïes de ventilation masque le moteur.

    • Celui-ci est un brushless 3136 avec un Kv de 1000, bien adapté donc à des batteries LiPo 3S. Il est fixé par vis sur un support en plastique inséré dans l'avant du fuselage en usine. 

    • La verrière en mousse également s'ouvre en manipulant un verrou à ressort efficace situé au-dessus du fuselage, en arrière de la bulle, qui possède un gros renflement pour la tenue à l'avant, et un renfort en plastique moulé pour garantir une bonne tenue au téton du verrou. 

    • Une fois la bulle déposée, on découvre une longue platine support de batterie, qui laisse toute latitude pour centrer le modèle avec des packs 3S entre 1300 et 2200 mAh. Deux sangles velcro assureront la tenue du pack en place. 

    • Sous cette platine, le contrôleur brushless 30 A est invisible, mais la nappe de fils et les deux connecteurs allant au récepteur laissent penser que c'est un Hobbywing, car on trouve le désormais très habituel "fil jaune" pour utiliser en option une fonction "reverse", qui n'aura bien sûr pas de raison d'être sur un planeur. 

    • Dans ce compartiment, on découvre les fils du contrôleur sortant de sous la platine et les fils des servos de profondeur et de direction venant eux de l'arrière du fuselage. Ils sont étiquetés respectivement ELEV et RUDD. 

    • Entre le verrou de verrière et l'implantation des ailes (qui sont médianes), on découvre un logement qui sera parfait pour recevoir le récepteur.

    • Sous l'avant, on va trouver une petite roulette qui sera une excellente protection en cas d'atterrissage sur piste en dur ou en terre, suivie immédiatement par une grille entrant l'air de ventilation du contrôleur et de la batterie. 

    • Un peu plus en arrière, un trou circulaire assure la sortie de l'air de ventilation. 

    • On arrive dans la partie centrale du fuselage avec dessous, la roue principale joliment carénée, mais surtout les logements des ailes. Ces logements sont garnis avec des tétons débordants qui permettront de parfaitement caler les ailes en incidence, et surtout de les verrouiller automatiquement lors du montage. A l'avant des logements, une ouverture permettra de faire passer les fils des servos d'ailerons et de volets vers la cabine et donc, de les connecter au récepteur. Et au centre du fuselage, on découvre une pièce en métal usiné intégrée lors de la fabrication et qui comporte des taraudages M6. Les clés d'ailes filetées viendront se visser avec le bon angle pour le dièdre des deux demi-ailes. C'est un montage totalement similaire à celui que j'avais découvert en testant l'ASW-17 de FMS, juste un peu moins gros car le modèle est plus petit et plus léger. 

    • La poutre arrière n'appelle guère de commentaire, si ce n'est qu'elle est parfaitement rigide grâce au longeron carbone intégré. 

    • La dérive, haute et droite, porte sur le côté droit le servo de direction, déjà connecté au guignol de la gouverne.

    • Sous cette gouverne de direction, on trouve un rail destiné à recevoir le stabilisateur horizontal. 

    • Côté gauche, tout à l'arrière du fuselage, le servo de profondeur est installé, et il restera à mettre en place sa commande après la pose du stab. 

    • Une roulette de queue factice en plastique moulé fini d'habiller l'arrière du fuselage.

 

  • Les ailes présentent un très bel état de surface, sans "picots" de démoulage. On note que les ailerons et les volets sont articulés par rétreint de matière à mi-épaisseur du profil, ce qui autorise des débattements des deux côtés. C'est à l'intrados que l'on découple le plus de détails :
    • Les servos de type 9 grammes sont en place avec commande déjà connectées aux guignols. Les préréglages réalisés en usine sont irréprochables. Toutefois, vous verrez que pour convenance personnelle visant à augmenter les possibilités de mixage, je modifierais le réglage des volets lors de l'assemblage. Les servos et les commandes ne sont pas protégés par des caches.
    • Les fils des servos filent dans des rainures à l'intrados pour ressortir à l'emplanture côté bord d'attaque. Ces rainures sont masquées par des adhésifs blancs. Seuls les servos de volets sont étiquetés (FLP), ceux qui n'ont pas d'étiquette sont donc... les ailerons. 
    • Les ailerons comme les volets sont rigidifiés par des tiges en métal collées dans des rainures à l'intrados.
    • Sous la cassure de dièdre, de fausses roulettes en plastique moulé donnent du réalisme, tout en protégeant l'intrados à l'atterrissage.
    • Aux extrémités des ailes, des inserts en plastique attendent que l'on vienne clipser les winglets.
    • Toujours à l'intrados, on note des petites fentes qui ont permis de maintenir en place le longeron qui file sur pratiquement toute l'envergure lors du moulage.
    • Les emplantures sont munies de pièces en plastique moulé avec le logement pour les pions de verrouillage venant du fuselage et les verrous très simples, sans ressort, jouant juste sur l'élasticité du plastique. Simple, pratique et efficace !
  • Les winglets sont de simples pièces moulées avec un insert en plastique portant les tétons encastrables dans les extrémités des ailes. Montage rapide !

 

  • Le stabilisateur horizontal est monobloc, avec dessous une pièce en plastique venant coulisser sur les rails prévus à l'arrière du fuselage et se verrouillant juste en enfonçant à fond. Le guignol de la gouverne de profondeur est en place et attend juste la connexion de la commande.
  • Les clés d'ailes sont inhabituelles, car en deux matériaux métalliques différents, au centre visiblement un acier robuste portant le filetage M6 qui se vissera dans la pièce correspondante dans le fuselage, suivi d'un matériau sans doute plus léger, plus clair… L'assemblage doit être réalisé à chaud, sans doute. Un perçage à l'extrémité extérieur de chaque clé permet de passer un petit tournevis ou une petite corde à piano pour effectuer le serrage lors du montage du modèle (et le démontage aussi bien sûr…). Je n'ai rencontré ce type de clé jusqu'ici que sur l'ASW-17 FMS et l'ajustement dans les fourreaux des ailes était un peu serré, rendant un peu délicat montage et surtout démontage des ailes. Ici, les ajustements sont parfaits, avec des clés mesurées à un diamètre de 7,8 mm pour des fourreaux de 8 mm. Montage et démontage faciles, et pas de jeu ressenti.
  • Pour finir, un sachet de "bricoles" comprend :
    • La commande de profondeur avec sa chape déjà en place.
    • Deux cordons en Y permettant de se contenter d'une voie pour les deux ailerons et d'une voie pour les deux volets.
    • Deux chapes de rechange. 

 

Le bilan de ce déballage est positif, avec une conception qui me semble bien pensée, un assemblage qui va tenir sa promesse d'être très rapide et des matériaux bien adaptés. Les grands éléments semblent légers dans la main, c'est bon signe, mais on sent bien que la motorisation ne va pas faire semblant, car le nez est "chargé" ! Je n'ai que deux remarques :

  • Les chapes en plastique avec commandes à filetage roulé sont vraiment "à l'économie" et semblent dater un peu… Nombreuses sont les marques qui de nos jours ont des commandes plus qualitatives, soit des chapes à axe métal, soit des montages sur rotule, et des filetages usinés sur les tringles de commandes. Je ne rencontrerais aucun problème lors des essais, pourtant poussés assez loin pour engendrer des efforts notables.
  • La solution des cordons en Y pour les ailerons et les volets est là encore "économique", mais elle prive de bien des possibilités de réglage et de mixage.
    • On n'aurait pas de possibilité de régler du différentiel aux ailerons et le lacet inverse serait alors très puissant.
    • On ne pourrait pas réaliser un vrai mixage "crocodiles" pour la fonction aérofreins, il faudrait se contenter d'un fort braquage des deux volets vers le bas.
    • On ne pourrait pas coupler les volets aux ailerons pour augmenter le taux de roulis.
    • En contrepartie, une radio avec 5 voies peut suffire…
    • C'est facile à améliorer : Quatre courtes rallonges se servos à la place des deux cordons en Y, et un ensemble radio avec 7 voies et les mixages disponibles…

Pour le reste, rien à redire, ce kit est top ! Et la suite ne va pas nous décevoir non plus…

 

Il faudra ajouter au kit…

  • Une ou plusieurs batteries LiPo 3S. La capacité peut varier de 1300 à 2200 mAh d'après la notice.
    • Un 1300 mAh me semble un peu juste et dans ce cas, un 30C sera indispensable pour sortir la puissance demandée. Si vous ne volez qu'en pente et que le moteur n'est qu'un "secours" potentiel, ça reste une option qui permettra de voler très léger.
    • 2200 mAh me semblent la capacité idéale sur un planeur de cette taille, notamment pour une utilisation en plaine. Toutefois, il faut savoir qu'une batterie de cette capacité, même reculée au maximum possible, implique un centrage un peu "avant". J'ai constaté lors des essais initiaux avec ce type de batterie que le test classique de centrage par "piqué sous 30° suivi d'un relâchement de la profondeur" voyait le planeur remonter déjà rapidement. Le centage était vers 55 mm du bord d'attaque. J'ai toutefois souhaité conserver des packs de cette capacité pour l'autonomie qu'elles procurent, et pour obtenir le centrage à la limite arrière de la notice (60 mm), qui me semble optimale en agrément de pilotage et en performances, j'ai ajouté environ 7 grammes de lest tout à l'arrière du fuselage. Et j'ai fait simple : j'ai trouvé deux vis à agglo faisant le bon poids et je les ai vissées dans la mousse directement dans la face arrière du fuselage, sous le stab. C'est quasi invisible, c'est facile et c'est rapide, pourquoi s'en priver ?
    • Si vous êtes réfractaire à lester l'arrière, des packs entre 1500 et 1800 mAh seront très bien, avec juste moins d'autonomie au moteur.
  • Un récepteur : Je vous conseille si votre ensemble radio le permet, de choisir un récepteur avec au moins 7 voies. Vous pourrez ainsi affecter une voie par aileron et une voie par volet, ce qui permet tous les mixages possibles en planeur type quadro-flaps. Si vous n'avez que 6 voies, privilégiez une voie par aileron, vous pourrez régler le différentiel, la courbure de toute l'aile et de vrais aérofreins crocodiles. Seul le mixage ailerons vers volets sera impossible.
  • Des rallonges de servos : Si vous choisissez la solution 6 voies, il faudra deux rallonges de 100 à 150 mm. Si vous optez pour la solution 7 voies, il en faudra quatre.
  • Un émetteur : Un émetteur programmable sera bien sûr préférable pour profiter de toutes les possibilités offertes par un planeur "quadro-flaps". 

 

 

Juste pour le plaisir des yeux avant d'aller plus loin, une petite vue en vol du SZD-54 !


Assemblage express !

La boîte indique un montage en trois minutes et je dois avouer que… c'est vrai ! S'il m'a fallu un peu plus, c'est que filmer et expliquer en même temps que l'on réalise l'assemblage, ça prend évidemment un peu plus de temps, mais vraiment, l'assemblage de base est super-facile et ultrarapide !

  • On commence par visser les deux clés d'ailes dans la pièce métallique du fuselage. Il faudra un petit tournevis qui rentre dans le trou aux extrémités des clés pour serrer avec modération les clés.
  • On enfile chaque aile sur la clé, quand les emplantures approchent du fuselage, on enfile les fils des servos par les trous dans le fuselage, on finit d'enfoncer les ailes jusqu'au "déclic" quand les verrous se referment sur les tétons du fuselage. Vérifiez tout de même à l'intrados que les verrous sont complètement enfoncés.
  • Le stab est glissé sur son rail et poussé en avant là encore jusqu’au déclic. Le verrouillage n'est pas très puissant, mais ça suffit et je n'ai jamais décelé de recul du stab lors des vols ou des manipulations. Il reste à installer la commande de profondeur, sur les trous les plus éloignés du palonnier et du guignol, en vérifiant que palonnier bien perpendiculaire au boîtier de servo, la commande de profondeur est alignée avec le plan fixe du stab. Au besoin, on règle la chape.

Et… Le montage proprement dit est déjà terminé !

 

 

Mise en place du récepteur et de la batterie et préréglage des volets

On commence par connecter les servos de profondeur, de direction et le connecteur du contrôleur brushless sur les voies correspondantes du récepteur. Ne branchez pas le connecteur avec juste le fil jaune, il ne sert à rien sur ce modèle.

Si vous restez sur l'option "une voie pour deux volets et une voie pour deux ailerons", branchez les cordons en Y du kit sur les voies correspondantes du récepteur.

Si comme moi, vous préférez (et je le conseille très fortement !) une voie par gouverne d'aile, connectez de courtes rallonges (100 à 150 mm) sur chaque voie de volet et chaque voie d'aileron du récepteur. Je ne vous indique pas les voies concernées, car ça dépend à la fois de la marque et du modèle de votre ensemble radio et aussi souvent de votre programmation.

Après avoir repéré les connecteurs des volets et des ailerons de chaque aile, j'ai peint de 4 couleurs différentes les connecteurs mâles et femelles devant aller ensemble. Ainsi, lors du montage sur le terrain, je n'ai pas à chercher qui va avec qui… C'est le vert sur le vert, le jaune sur le jaune, le gris sur le gris et le rouge sur le rouge. Presque comme dans la 7e compagnie ! Mais sans embrouille…

Le récepteur peut alors être rangé dans l'espace dédié, en arrière de la cabine. C'est très pratique, il ne reste que les rallonges ou les Y qui ressortent.

Comme je souhaitais pouvoir réaliser tous les mixages d'ailes possibles, j'avais besoin que les volets puissent débattre légèrement vers le haut. Le préréglage en usine des commandes de volets place les volets bien au neutre quand les servos ont leurs palonniers en limite de débattement vers l'arrière. Je ne pouvais donc pas alors avoir de débattement supplémentaire vers le haut. J'ai donc, avec les servos dans cette position, modifié le réglage des chapes des volets afin que ceux-ci soient relevés de 10 mm par rapport au neutre (facile à mesurer puisque le fuselage à un mini-raccord qui donne le neutre du volet). Ensuite, le reste ne sera qu'affaire de programmation pour retrouver le neutre du volet en phase "transition". Et je pourrais relever légèrement le neutre des volets pour la phase "Acro", et programmer des snap-flaps et un mixage ailerons vers volets.


Il reste à mettre la batterie en place et c'est le centrage qui déterminera sa position, en fonction de son poids. Pour ma part, avec des packs 2200 mAh, la batterie doit être reculée au maximum. J'ai ajouté une sangle de velcro pour bloquer l'arrière. J'aurais pu simplement reculer la sangle avant… Mais comme au début des essais, je ne savais pas si je ne devrais pas réavancer le pack, j'avais conservé la sangle avant en place. 

 

Le récepteur est bien caché dans son logement, la batterie 2200 mAh est reculée au maximum et sanglée, les fils sont bien rangés.

Notez qu'une des antennes est horizontale dans le fuselage, derrière le récepteur, tandis que l'autre a été installée dans une petite chute de gaine de manière à être verticale et donc perpendiculaire à la première. 

Voilà une installation radio propre !

 

Encore un détail ! Vous pouvez voir un petit morceau de corde à piano de 3 mm "piqué" dans la mousse à l'avant droit du compartiment… C'est un outil maison pour serrer et desserrer les clés d'ailes sans avoir à penser à prendre un tournevis avant de partir… Tout est dans le planeur car les clés peuvent se ranger dans ce compartiment quand la batterie est déposée.

 

Avant de passer aux réglages et à la programmation radio, quelques premières images en statique, prises dès que le modèle a été assemblé.

 

Centrage

La notice donne une plage de centrage comprise entre 45 et 60 mm du bord d'attaque, relevée à l'emplanture. Sans même faire de calcul et au vu des cordes et de la géométrie de l'aile, j'ai vite pensé que le centrage ne risquait pas d'être trop arrière dans cette plage et pour le premier vol, j'ai reculé mon pack 3S 2200 mAh presque au maximum possible, ce qui m'a donné un centrage à 56 mm du bord d'attaque, donc assez proche de la limite arrière indiquée. 

Et comme il se doit lors d'un premier vol, sitôt les trims faits, donc celui de profondeur réglé pour un plané à finesse maxi dans la phase "transition", avec volets et ailerons au neutre, j'ai réalisé des tests classiques de centrage, en montant au moteur, puis, moteur coupé, en mettant le SZD-54 en piqué sous 30° environ. Le planeur remontait assez rapidement, montrant que le centrage était encore avant. Le pack a été reculé au maximum possible, le centrage passant à 57/58 mm, ça ne suffisait encore pas.

De retour à l'atelier, j'ai cherché quel poids il me fallait ajouter à l'arrière pour régler le centrage à la limite arrière indiquée par la notice, soit 60 mm. 7 à 8 grammes suffisaient. Plutôt que de coller du plomb, j'ai trouvé une solution toute simple : deux vis à agglo plantées (enfin… Vissées !) dans la face arrière du fuselage, derrière le servo de profondeur et le tout était joué. Si c'était devenu trop arrière, il aurait été facile d'en supprimer une sur le terrain, juste en la dévissant.

Les essais suivants ont montré qu'à ce centrage à 60 mm du B.A., le test du piqué donnait une remontée très très lente, et donc que c'était pile comme j'aime.

Donc, je vais réduire la plage de centrage de la notice et vous suggérer 55 à 60 mm, le plus avant uniquement si vous êtes encore un peu "timide" en pilotage et que le SZD-54 est votre premier planeur à volets, et 60 mm sans hésiter si vous êtes à l'aise en pilotage planeur.

  • Avec une batterie 2200 mAh, vous devrez lester légèrement l'arrière, ce n'est vraiment pas un problème au vu des performances du modèle, ce ne sont pas 7 ou 8 grammes de plus qui lui font peur !
  • Avec des batteries de plus faible capacité (1500 à 1800 mAh), vous saurez obtenir le centrage à 60 mm juste en cherchant le bon positionnement du pack. 

 

Réglages et programmation radio

Chaque marque de radio ayant sa propre logique, je ne vais pas vous indiquer ici comment faire avec votre radio, il y aurait tant de variantes… Et de plus, je ne connais pas tous les logiciels de chaque marque. Je vais vous indiquer ce que vous devrez obtenir et à vous d'exploiter la programmation de votre émetteur pour parvenir aux mêmes réglages, mixages, fonctionnalités.

J'ai, pour ma part, commencé les vols avec un ensemble Jeti (Emetteur DC16 première génération, récepteur Rex7, capteur altimètre/variomètre). C'est avec cet ensemble que j'ai défini l'ensemble des réglages que je vous propose. Une fois les réglages à mon goût, j'ai tout mesuré et ça donne le tableau que vous allez trouver plus bas.

Par la suite, comme je suis en train d'apprendre la programmation sous EdgeTx, j'ai remplacé l'ensemble Jeti par un émetteur HelloRadio V16 Pro ELRS et un récepteur Radiomaster ER8GV (8 voies ELRS avec alti-variomètre intégré). J'ai alors reproduit l'ensemble des fonctions conçues avec la Jeti, en recherchant les valeurs notées dans le tableau. Et à quelques crans de trim et quelques très légers affinages dans les compensations gaz-profondeur et Crocos-Profondeur près (car le tableau ne donne pas de mesures au 1/10e de millimètre…), j'ai immédiatement retrouvé les mêmes sensations de pilotage, le même confort, le même plaisir, ce qui valide au passage le tableau !

Alors voyons dans quel ordre procéder.


Des phases de vol

La plupart des émetteurs programmables modernes proposent les "phases de vol". Une phase de vol est en quelque sorte un programme dans le programme du modèle. On va régler des débattements, des mixages, des neutres spécifiques à chaque phase de vol et un ou plusieurs interrupteurs permettra (permettront) de basculer instantanément d'une phase à une autre. On pourra ainsi avoir des comportements très différents selon la phase de vol sélectionnée.

En planeur de loisirs avec une aile avec ailerons et volets, le plus classique est de créer trois phases de vol :

  • Transition, qui est la phase de base, volets et ailerons au neutre, pour transiter avec la meilleure finesse entre les ascendances, pour les allers-retours standards en vol de pente.
  • Thermique, qui exploite le taux de chute minimal, en courbant un peu le profil avec le neutre des volets et des ailerons légèrement abaissé.
  • Vitesse ou Acro, qui est dédié au vol rapide et à la voltige, avec en général le neutre des volets et des ailerons très légèrement relevé afin de réduire la traînée de l'aile.

Chaque phase verra un réglage spécifique du différentiel d'ailerons, de mixages comme "Ailerons>Direction", "Snap-Flaps", "Ailerons>Volets"…

Un cas particulier concerne l'atterrissage avec les aérofreins crocodiles : on peut les régler actifs dans toutes les phases de vol, ou bien créer une quatrième phase de vol "Aérofreins", qui sera déclenchée par un interrupteur virtuel sur le manche de gaz pilotant les aérofreins… Dès que celui-ci est légèrement tiré, il déclenche le passage sur la phase "Aérofreins" qui dans ce cas peut avoir ses réglages spécifiques. Il faut pour cela avoir un émetteur offrant la possibilité de créer et régler des inters virtuels. 

 

Préparons "l'ergonomie" de l'émetteur

La première opération sera de définir un interrupteur de sécurité pour le moteur. Pour ma part, c'est toujours l'inter en haut à droite de la radio, juste au-dessus du manche de gaz… Et comme le plein gaz et "manche en haut", moteur coupé "manche en bas", l'inter de sécurité est dans le même sens : moteur actif inter en haut, moteur désactivé inter en bas.

Il vous faut aussi choisir quel organe de commande va piloter votre moteur. En avion, on ne se pose pas la question, mais en planeur électrique… il faut voir !

  • Si le pilotage doit être avant tout typé "planeur", on aimera avoir les aérofreins sur le manche de gaz. Dans ce cas, le moteur devra être commandé soit par un curseur latéral facilement accessible (c'est le cas sur ma Jeti DC16, et j'ai affecté le curseur de droite aux gaz), soit par un inter de préférence à trois positions qui donnera de bas en haut "moteur coupé", "mi-gaz réglé pour un taux de montée léger", et "plein gaz". C'est la solution que j'ai retenue sur la HelloRadio, le curseur latéral étant d'un accès moins intuitif que sur la Jeti. L'inter long à 3 positions au-dessus du manche de gaz et juste à gauche de l'inter de sécurité moteur est parfaitement adapté.
  • Il peut arriver qu'un planeur électrique se pilote à la mode "avion", car il a des capacités en voltige au moteur intéressantes, mais demandant alors de doser les gaz. C'est le cas de ma MicroFun Pro, de mon AkroJet, ou encore du programme façon avion du Conscendo 2m quand il vole en 6S. Dans ce cas, le moteur restera sur le manche de gaz et on déporte les aérofreins sur un organe de commande annexe... 

Il vous faut également définir l'organe de commande de la courbure de l'aile, qui pilotera à la fois le neutre des volets et des ailerons. Sur la Jeti, ces positions seront définies par la fonction "Trims de phase" et je n'ai donc pas besoin d'un "organe de commande". Sur la HelloRadio, je dispose de deux boutons de trim en plus des trims des manches. J'ai affecté celui de gauche au réglage du neutre des volets et celui de droite au réglage du neutre des ailerons. Ces "trims" pouvant être spécifiques à chaque phase de vol, je n'aurais qu'à régler mes neutres pour chaque phase avec ces trims, et à ne plus y toucher par la suite.

Pour les premiers essais et durant toute ma période de réglage du planeur, j'avais prévu un inter de doubles débattements. Une fois les réglages finalisés, ces doubles débattements deviennent inutiles et chaque phase a des débattements adaptés, point. Je n'ai donc pas prévu cet inter sur la HelloRadio et vous ne les trouverez pas dans le tableau. 

 

On commence par la phase "Transition"

Elle est la base de tout…

Le planeur est monté, tous les servos sont connectés au récepteur, et pour la sécurité, vous avez déposé l'hélice et l'inter de sécurité moteur est bien sur la position moteur désactivé… Vous pouvez mettre la radio sous tension.

Premier travail, vérifier que les palonniers des servos sont perpendiculaires aux boîtiers et recalez-les si nécessaire. Le sub-trim ne doit être utilisé que pour le réglage fin éventuel. Vérifier le neutre de la profondeur, de la direction et des ailerons. Retoucher mécaniquement au besoin le réglage des chapes. On ne touche plus aux sub-trims…

Si votre émetteur le permet, précisez-lui que les débattements (ça peut aussi se faire via les dual-rate, même si on n'a qu'un débattement) ainsi que les trims sont spécifiques à chaque phase de vol.

Il va falloir maintenant mettre les volets au neutre pour cette phase "transition". Là, la méthode dépend de votre émetteur… Sur la Jeti, je le fais depuis les "trims de phase", sur la HelloRadio, mes "trim de volets et trim de neutre d'aileron" assurent ce réglage. Chez vous… Prenez la notice de votre radio !

Les neutres faits, nous allons régler les débattements selon le tableau, pour la phase transition. Profondeur et direction n'appellent pas de commentaire. pour les ailerons, réglez en priorité le débattement vers le haut qui est le plus fort.

Ensuite seulement, réglez le débattement vers le bas soit via un menu spécial "différentiel d'ailerons", soit via le réglage des demi-courses des voies concernées.

En plus du différentiel d'ailerons, je prévois un mixage ailerons>direction pour contrer le roulis induit. C'est le moment de le régler, soit via un mixage préprogrammé, soit à l'aide d'un mixer libre (Qui devront être là aussi défini comme spécifiques à chaque phase).

Pour augmenter l'efficacité des ailerons, vous pouvez, si vous avez prévu une voie par volet, ajouter un mixage libre "ailerons>volets". Les volets débattent nettement moins que les ailerons, mais ça fait que l'ensemble de l'aile travaille ensemble et c'est à la fois plus efficace et plus agréable. On s'efforce lors de ce réglage d'avoir aussi du différentiel aux volets.

Enfin, j'ajoute un mixage type "snap-flaps" qui couple la courbure de l'aile (volets et ailerons) à la profondeur. Mais pour cette phase (et pour la phase"Thermique"), je règle ce snap-flap d'une façon très personnelle qui s'avère super-plaisante depuis bon nombre de modèles (Lentus MPX, ASW-17 FMS, Slider Sport SM, AkroJet SM, Epervier, Conscendo 2m E-Flite…). En transition, on tire la profondeur dans deux cas : pour "soutenir" en virage, ou parce que l'on traverse une zone "porteuse" dont on veut profiter le temps de la traverser. Un petit surcroît de Cz (portance) peut alors être bénéfique, sans gros écart d'assiette. Donc, dans le premier tiers de la traction sur le manche de profondeur, mes volets et mes ailerons s'abaissent légèrement, offrant cette petite augmentation de portance bien agréable. Si je tire davantage, c'est que je cherche une vraie variation d'assiette du modèle. Mes volets et ailerons ne s'abaissent pas davantage afin de ne pas générer une forte traînée parasite. Quand je pousse sur le manche, c'est pour accélérer, mais je ne souhaite pas dégrader mon profil et donc, la profondeur n'a aucune action sur les volets et les ailerons. Pour obtenir un snap-flap de ce type, j'utilise une courbe de mixage en 7 ou 9 points. 


Phase thermique

Elle diffère principalement de la phase transition par une modification de la courbure de l'aile. Le neutre des volets est abaissé légèrement, ainsi que celui des ailerons, mais dans une moindre proportion, ce qui crée un vrillage négatif de l'aile, favorable au comportement à faible vitesse.

Le différentiel des ailerons est augmenté (en augmentant le débattement vers le haut et réduisant celui vers le bas), tout comme le mixage ailerons>direction.

Le mixage ailerons>volets est lui diminué, pour un meilleur confort en spirale.

Le snap-flap spécial est conservé, mais uniquement sur les volets, les ailerons ne descendent plus pour ne pas ajouter plus de lacet inverse.


Phase acro

La aussi, on va modifier la courbure de l'aile, mais en relevant très légèrement le neutre des volets et celui des ailerons, afin d'avoir un profil plus symétrique, mieux adapté au vol rapide et à la voltige.

Comme on vole plus vite, le lacet inverse est moins sensible et on peut réduire le différentiel d'ailerons pour gagner en taux de roulis.

Le mixage ailerons>volets est plus marqué, là encore pour gagner en taux de roulis.

Le mixage ailerons>direction est supprimé, car perturbant en voltige.

Quant aux snap-flaps, ils quittent mon mode "spécial" avec courbe à point pour un débattement symétrique, car cette fois, on adapte en permanence le Cz de la voilure aux évolutions demandées en tangage. Donc, manche à cabrer, volets et ailerons s'abaissent et profondeur à piquer, volets et ailerons se relèvent, de façon totalement proportionnelle. Et ça fait toute la différence en vol dos où le SZD-54 est totalement à son aise, ou dans les figures "carrées" où les angles sont bien marqués.

 

Un mixage utile dans toutes les phases

J'ai noté que le moteur plein gaz donnait un couple cabreur marqué, imposant durant les montées de pousser la profondeur. C'est très courant sur les planeurs fortement motorisés. J'ai donc ajouté un mixage gaz>profondeur qui donne un très léger ordre à piquer quand on envoie les gaz. Ainsi, les montes au moteur sont plus confortables.

Pour aller carrément "loin" dans l'affinage, j'ai noté que sur une mise de gaz très rapide, la profondeur était plus rapide que l'augmentation de régime du moteur, ce qui au début me faisait un modèle piquant légèrement et momentanément quand j'envoyais brutalement le plein gaz (surtout près du sol…). J'ai amélioré ce point en temporisant la voie des gaz sur 1,5 seconde, uniquement dans le sens "augmentation des gaz". Ce délai s'appliquant au mixage aussi, le moteur a le temps de prendre ses tours en même temps que la profondeur varie son neutre et les remises de gaz sont devenues ultra-confortables.


Aérofreins

On a des crocodiles très classiques :

  • Les volets s'abaissent le plus possible.
  • Les ailerons se relèvent, mais sans excès afin de conserver de l'efficacité en roulis. Le différentiel se réduit au fil de la sortie des crocos, là aussi afin de garder l'efficacité en roulis.
  • La profondeur est réglée pour compenser en couple cabreur par un décalage à piquer.

Sur mes deux types de radios, j'ai créé une phase spécifique qui se déclenche dès que je recule le manche de gaz (ici d'aérofreins) d'un petit millimètre. ceci n'est pas forcément possible sur tous les émetteurs. Vérifiez si dans toutes les phases, les servos ne forcent pas suite à l'accumulation des mixages. 

 

Voici donc le tableau qui vous donne toutes les valeurs de débattements et de mixages, relevées à l'issue de la période d'essais et d'affinage des réglages de mon modèle. 

 

 

Avant d'aller voler, quelques photos statiques pour le plaisir des yeux... 

Premiers essais

Les premiers vols ont été réalisés dès le lendemain de l'arrivée du kit à la maison. J'ai profité d'un beau temps avec en vent modéré pour filer en plaine de Saône, mon "terrain d'essai au calme" avec pour seule compagnie quelques copines à cornes venant parfois voir de près l'étrange oiseau qui survole leurs pâturages.

Les premiers vols ont été faits avec un centrage à 55 mm du bord d'attaque. Dès les premières secondes du premier vol, j'ai su que le SZD-54 était une machine très agréable. La maniabilité était là, le confort aussi, et le taux de chute moteur coupé semblait prometteur.

Si tous les mixages étaient déjà activés, leurs taux, comme les niveaux de débattements n'étaient pas encore affinés bien sûr, mais assurément, le planeur "marchait bien".

Durant ces premiers vols, nous avons avec Cécile assuré le "shooting photo" indispensable, une première vidéo que vous avez pu voir en tête de cet essai, et je me suis ensuite concentré sur l'analyse du comportement afin d'affiner les réglages.

J'ai ainsi constaté que le centrage méritait d'être reculé à 60 mm, que le lacet inverse restait bien présent malgré un différentiel déjà conséquent dès les premiers vols, et ressenti le couple cabreur du moteur. J'ai vite réglé la compensation crocodiles > profondeur pour avoir rapidement des approches "grand confort". Ensuite, au fil des vols sur plusieurs sites et par des météos variées, j'ai affiné les réglages jusqu'aux valeurs proposées dans le tableau.

Le changement d'ensemble radio a permis de valider le tableau et les derniers vols tests ont été réalisés sur la pente nord de Mâcon, un matin avec un vent bien orienté mais assez faible (10 km/h en moyenne), montrant à la fois les qualités de vol du modèle et l'universalité des réglages retenus. 

 

Et voilà les photos en vol, prises par Cécile en Plaine de Saône lors de premiers vols. 

 

Le comportement en vol détaillé

Lancer et montée au moteur : Même si le SZD-54 Arrows a des roues, le départ du sol n'est pas possible, l'hélice ne passe absolument pas. Il faut donc lancer le planeur à la main. C'est très facile, car la prise en main sous l'aile est excellente, et comme le planeur est plutôt léger avec un profil d'aile assez porteur, pas besoin de courir, une bonne impulsion du bras suffit à assurer un départ confortable. En pente, pas besoin du moteur, départ volets en lisse (phase transition), il est tout de suite porté et très manœuvrant. En plaine, je lance le plus souvent avec seulement 60 % des gaz (environ) pour un départ à plat, le temps de remettre la main sur le manche d'ailerons, et je passe ensuite sur le plein gaz pour une montée efficace vers la hauteur de recherche d'ascendances. Selon les performances du pack LiPo, j'ai relevé des taux de montée entre 7 m/s avec un pack 25C ancien et fatigué et plus de 8 m/s avec un pack récent type 30C. C'est excellent et en 12 secondes, on est à une centaine de mètres, hauteur largement suffisante pour explorer le secteur à la recherche d'ascendances.


Vol normal : Avec la phase "transition", la vitesse de vol est modérée, mais suffisante pour remonter au vent. En pente, il avance même plutôt "très bien" et couvre la zone en rien de temps. L'attitude légèrement queue haute est agréable à l'œil, on sent un planeur qui vole tout seul, naturellement. Les calages sont donc parfaits pour un planeur au look semi-maquette. Les gouvernes sont très homogènes et vraiment efficaces. On inverse aisément le sens de virage. Avec le très fort différentiel retenu et le couplage ailerons > direction, le lacet inverse est presque totalement annulé lors de manœuvres rapides en roulis. En spirale, il faut toutefois piloter "trois axes" avec de la direction dans le sens du virage et un soupçon d'ailerons à contre, très classique en planeur. La dérive est puissante (c'est pourquoi elle aussi a de l'expo) et elle génère un bon roulis induit. Les virages peuvent être serrés sans crainte, je n’ai noté aucune tendance à déclencher, ou décrocher du bout d'aile (tip-stall). Mon "snap-flap" spécial donne un grand confort lors de la traversée de zones porteuses, ou en spirale dans les thermiques, on sent cette aile porter vraiment le planeur. La légèreté des ailes fait aussi que le planeur "parle" bien quand un passe sur le bord d'une ascendance, l'aile le lève coté pompe, et l'efficacité en roulis permet de contrer sans attendre et d'enrouler dans la foulée. En tangage à ce centrage, le SZD-54 est proche d'être neutre, ce qui facilite les grandes transitions sans devoir lui "pousser" sur le nez en permanence. Il est aussi très bien amorti, ce qui donne un beau confort de pilotage.


Basses vitesses : Le décrochage peut être obtenu en insistant, mais il reste sage et se rattrape immédiatement dès qu'on relâche la traction sur la profondeur. Les vrilles ne peuvent survenir qu'intentionnellement, profondeur et direction en butée et plutôt en phase "acro" où les débattements sont plus importants.


Gratte : En plaine comme à la pente, la phase "thermique" donne un surcroît de Cz (donc de portance) au profil qui se ressent vraiment ! Le modèle vole moins vite et le taux de chute est notablement réduit. Donc, dans des pompes faiblardes ou une dynamique anémique, pas d'hésitation, on passe sur cette phase ! Le pilotage doit être un peu plus soigné avec un peu plus de travail à la direction, mais comme j'ai dans cette phase un différentiel à la limite d'un mode "split", et un fort mixage ailerons > direction, le lacet inverse reste toujours civilisé. Par contre, si vous entrez dans une dégueulante, inutile de compter sur cette phase pour aider… Accélérez, passez en phase transition et quittez la zone au plus vite ! Oui, c’est du vol à voile… pas de la magie. On doit piloter avec tactique.


Voltige : Le réel voltige avec les ailes courtes… Ici, nous voltigerons avec l'aile longue. Et le SZD-54 est assez bluffant dans ce domaine. Si le taux de roulis n'est pas "spectaculaire", il permet tout de même de passer toute la voltige classique. En plaine, bien sûr, on consomme assez vite la hauteur si on enchaîne les figures. A la pente, cette "mousse" va étonner du monde…

  • La boucle est facile, pas immense en plané car l'inertie est faible, mais elle est facile à doser. Avec du moteur, on peut passer à un tout autre diamètre bien entendu, et on pensera à couper les gaz dans la descente. La boucle carrée passe également, là aussi de taille très différente sans ou avec moteur. Les angles peuvent être marqués sans crainte (mais pas besoin de tirer en butée…).
  • Le tonneau est joli et avec le différentiel réduit et aucun mixage sur la direction, on peut le tourner pas mal axé pour un planeur semi-maquette avec dièdre et winglets. Je pense que le stab implanté bas améliore aussi l'allure de la figure par rapport à des planeurs à empennage en T. Le taux de roulis maximum reste très civilisé, rien à voir avec les vrais planeurs de voltige ou de VTPR. Mais bon point, il ne se ralentit pas sur le dos, donc un tonneau commencé saura toujours se terminer (sous réserve d'avoir de l'eau sous la quille…). On peut même passer de très jolis tonneaux très lents. Le 4 facettes passe bien. Le 8 facettes est possible, mais il demande plus d'expérience car il faut gérer finement la pente pour conserver assez d'énergie pour le terminer sans bâcler.
  • Le renversement est facilité par la grande dérive bien droite. En plaine, il faut tout de même botter très vite tant qu'il y a de la vitesse, à moins… de tricher avec du moteur. A la pente, vent de côté, c'est beaucoup plus facile comme toujours.
  • Les figures combinant roulis et tangage passent facilement (huit cubain, rétablissement, retournements…).
  • Le vol dos m'a très agréablement surpris ! Entre les volets et les ailerons au neutre un peu remonté en phase acro et le mixage snap-flaps classique du mode acro, le SZD-54 est non seulement agréable à piloter sur le dos, et même confortable, mais le taux de chute reste relativement faible ! A la pente avec une dynamique légère mais régulière, il est facile d'enchaîner les allers-retours le longe de la crête en restant inversé, et même en serrant les virages sans inquiétude ! Et si la portance commence à faiblir, le retour ventre par demi-tonneau est toujours facile, avant de se refaire une santé en mode transition ou thermique.
  • Et puisqu'on parle de vol inversé, la boucle inverse passe aussi très bien. Il ne faut pas hésiter à la commencer par le haut avec déjà un peu de vitesse et bien laisser accélérer dans la descente, la remontée est alors sans problème sans même avoir besoin de repasser en mode transition ou thermique en revenant en haut. Je suis assez bluffé par ces possibilités pour un planeur en mousse plutôt léger ! Avec du moteur, la remontée dos (demi-boucle poussée) à parir d'un vol dos est facile. 


En vol de pente : Testé dans une brise de nord de 10 km/h moyens, 15 km/h en pointe, et parfois des passages où le vent n'était plus perceptible sur le visage, le SZD-54 a montré qu'il tenait vraiment facilement en l'air, volant vite en phase transition, montant allègrement dans la petite dynamique avec la phase thermique et ne demandant qu'à être remué en voltige dès qu'il a un peu de hauteur à gâcher ! Plus encore qu'en plaine, il montre un caractère particulièrement "joyeux" ou "joueur", aimant varier les styles d'évolutions et se relançant très facilement.


Approche et atterrissage : Avec les crocos et la compensation bien réglée, c'est atterrissage "première classe" assuré ! Le freinage est puissant sans être agressif, on visualise très facilement la trajectoire et doser pour poser aux pieds en plaine est vraiment facile. A la pente, même chose avec une bonne défense sur tous les axes. Si le sol est irrégulier, pensez juste à rentrer les crocos juste avant de toucher, pour préserver les volets et leurs servos.


Autonomie : Je limite le temps d'utilisation total du moteur plein gaz à 3 minutes avec les 2200 mAh, il reste alors en général 30 % dans le pack. Ceci montre que le moteur consomme pas mal et ça justifie largement ma préférence pour les packs de 2200 mAh, de préférence des 30C (25C minimum). En plaine, par une météo assez neutre, avec 3 minutes de moteur, j'ai pu réaliser des vols entre 35 et 40 minutes. C'est un beau score, même s'il ne bat pas celui du Cobra de Silence Model, planeur en structure, avec lequel je réussissais régulièrement des vols d'une heure avec les mêmes capacités. Avec deux à trois packs pour votre après-midi sur un site de plaine, vous ne resterez pas souvent au sol… Et à la pente, il sera bien difficile de vider un seul pack.


Impression générale : Vous savez déjà… Elle est excellente ! J'adore ce planeur sur plusieurs points. Son très grand agrément de pilotage ben sûr, sa polyvalence puisqu'il va du gratteur plutôt performant au voltigeur passant des évolutions propres et coulées. L'autonomie conséquente est appréciable en plaine. Et un point que je n'ai pas évoqué dans ce chapitre sur le vol, c'est sa très grande élégance. Les lignes sont belles avec une aile au dessin magnifique.


Un avertissement : Avec ce que j'ai pu ressentir lors des essais, je conseille très vivement de choisir de séparer les ailerons sur deux voies pour au moins pouvoir mettre un très fort différentiel. Avec un débattement symétrique, je vous garantis un lacet inverse énorme qui gâchera l'agrément de pilotage de la machine et la cantonnera à un vol rapide pour rester plaisant. Mais on perdra alors tout le côté voilier si présent sur le modèle bien réglé ! Donc… Oubliez à minima le cordon en Y pour les ailerons ! Pour les volets, ce sera moins grave si vous ne gardez qu'une voie, mais de grâce, profitez d'un différentiel des ailerons, vous pourrez alors apprécier le SZD-54 dans toute sa saveur.

 

Une vidéo courte du SZD-54 sur la pente nord de Mâcon... 

 

L'heure de conclure !

Nous voici à la fin de cet essai et je dois dire que je suis épaté par ce SZD-54 Arrows ! Pour un premier essai d'un modèle de la marque (et de plus le premier planeur conçu par Arrows RC), je ne suis vraiment pas déçu. Même s’il est loin d'être une nouveauté, ce planeur mérite d'être bien mieux connu. La conception est saine, les équipements parfaitement adaptés, le modèle est léger sans être fragile, le look est vraiment plus que séduisant, et les qualités de vol sont au rendez-vous.

Si Arrows RC envisageait de "remasteriser" son modèle dans une version V2 comme les marques le font parfois, je ne vois que deux améliorations vraiment possibles :

  • Des commandes munies de chapes plus qualitatives pour la longévité sur le long terme (je n'ai toutefois pas eu à utiliser les chapes de rechange durant mes heures de vol en essai et aucune ne menace de lâcher…), pourquoi pas avec des rotules, ou au moins des axes métal.
  • Un système de connexion automatique des servos d'ailes lors du montage des ailes sur le terrain, comme ça devient courant sur de nombreux modèle.

Pour le reste, ne changez rien surtout, il est parfait.

Et pour finir de vous en convaincre, je pense que vous savez que mon planeur de référence pour ce qui est de modèles en mousse reste le Lentus de Multiplex, qui ne joue toutefois pas dans la même classe de taille avec ses 3 mètres d'envergure et de prix puisqu'au-dessus de 500 €. Et bien je considère que ce SZD-54 Arrows RC comme un "petit Lentus"… Et ce n'est pas un maigre compliment. Il permet les mêmes fonctionnalités, il est performant et incroyablement agréable et homogène, polyvalent à souhait. ce qui fait la différence, c'est bien sûr la taille qui fait qu'on volera moins loin pour le voir correctement, l'inertie plus faible qui réduit l'amplitude des évolutions, mais avec aussi un prix qui pour beaucoup peut tout changer : 219,90 € (en octobre 2026) chez Guix Model !

Vous avez là le modèle parfait pour vous perfectionner dans tous les domaines du planeur RC après un planeur de début style Easy Glider, voir Easy Star. Et pour le pilote confirmé, c'est une machine facile à vivre qui peut vous suivre partout et qui se posera sans crainte, avec précision, sur des sites un peu cabossés.

Alors… Pourquoi attendre encore ? Foncez le commander !

Je termine en remerciant vivement Guix Model et Promodels Distribution qui m'ont permis de tester et d'apprécier ce SZD-54, qui va rester assurément longtemps dans ma flotte de modèles "de tous les jours" !

A bientôt pour d'autres essais. Volez bien et prudemment !

 

Retrouvez cet essai en version vidéo sur ma chaîne YouTube : 

Je vous propose une présentation détaillée en vidéo du SZD-54 Arrows en deux parties, chacune d'environ 50 minutes.

  • La première est consacrée à la découverte du kit, à l'assemblage (très rapide), à l'équipement et aux réglages initiaux.

 

  • La seconde est dédiée à des présentations en vols sur plusieurs sites, avec du vol en plaine et du vol de pente.


On connaissait l'expression "aller aux vaches" ou "se vacher", quand un planeur ne parvient pas à rentrer sur son terrain de départ…

Ici, ce sont les vaches qui sont venues en curieuses voir quel est ce curieux oiseau qui leur tournait au-dessus de la tête… 

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© Jean-Louis Coussot
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