A l'automne 2025, je vous présentais le BigPoly 1400 et sa déclinaison à ailerons, le BigPoly 3 axes. Déjà à cette époque, Guix Model avait en tête un modèle à aile basse avec une aile type "Jodel", finalement assez proche de celle du BigPoly 3 axes, aux proportions près. A l'été 2026, cette idée est devenue réalité et on a pu en avoir une première idée sur la page Facebook du fabricant Français avec juste une photo de deux fuselages bruts de découpe... Pour ceux qui comme moi étaient dans la confidence, il était facile d'imaginer le look global à venir... Pour l'internaute normal, cette forme de fuelage pouvait devenir baucoup de choses et chacun y est allé de son avis.
C'est vers la fin Août 2026 que j'ai pu voir les premières photos d'un prototype réalisé par GUIX Model, et que j'ai été informé au jour de le jour des résultats des premiers essais, qui ont conduit à quelques modifications et à des choix de technologie pour que le modèle offre les qualités attendues. Quand la mise au point a été suffisemanet avancée, GUIX Model m'a proposé de m'envoyé un kit prototype afin que j'assemble, décore et teste à mon tour ce nouveau modèle. Et début septembre, le Big Jojo "prototype 02" prenait l'air en Plaine de Saône sans le moindre problème.
La première photo de fuselages de BigJojo dévoilée sur Facebook par Guix Model, sans en dire plus.
En concevant son Big Jojo, Guix a dessiné le modèle le plus gros jamais réalisé par l'entreprise pour cette technologie de modèles découpés au fil chaud dans des blocs de mousse EPP. On est en effet très loin du Polyclub d'un mètre et moins de 300 grammes ! Ici, on a un modèle de la taille la plus classique pour les trainers (à ailes hautes ou basses confondues), à savoir 1500 mm d'envergure, et une surface alaire plus que généreuse de 44,5 dm2. C'est plus qu'un Baron par exemple.
La corde d'aile dans sa partie rectangulaire atteint 320 mm ! Pour que l'avion, qui va être peu chargé, avance dans le vent, car on ne parle plus d'indoor, mais bien de vol en extérieur, Guix Model a décidé d'utiliser un profil d'aile type plan convexe nettement plus mince que sur le BigPoly. En mesurant les panneaux d'aile quand je les ai reçus, j'ai constaté que l'épaisseur relative n'est en effet que de 8 % tant sur le plan central rectangulaire, qu'au saumon à la corde moindre. C'est très fin !
Conçue à la base comme celle du BigPoly 3 axes, cette aile très mince a posé un problème lors des premiers essais : si à mi-gaz, l'avion se pilotait bien, plein gaz, la rigidité de l'aile en torsion était insuffisante et le braquage des ailerons tordait l'aile en sens inverse et de ce fait, les ailerons perdaient leur efficacité. L'avion restait contrôlable à la direction, grâce au roulis induit, mais ce n'était pas acceptable en l'état. Après plusieurs essais pour augmenter la rigidité en torsion, c'est une solution surprenante qui a donné toute satisfaction ! L'aile du prototype a été revêtue dans sa partie rectangulaire avec un film de lamination, transparent, ultraléger, thermocollant mais ni thermorétractable, ni thermoformable. Ce simple film de quelques centièmes de millimètre suffit à rigidifier le panneau central aussi bien qu'un coffrage en balsa ! C'était gagné, les ailerons "marchaient" maintenant à toutes les vitesses.
Le fuselage lui-même est bien plus volumineux que ceux des autres modèles, qu'il s'agisse des Magnum, MiniStar, Polyclub ou BigPoly… Sa hauteur atteint presque 200 mm et sa largeur maxi est de 65 mm ! Guix a voulu qu'il soit très rigide et a donc choisi un EPP de plus forte densité que d'habitude. Et plus encore, pour les empennages, pas question qu'ils se "tortillent" et là aussi, la densité a été augmentée, au risque d'être un peu lourd à l'arrière, mais avec une tenue mécanique sans faille. Le stab intègre de plus un jonc carbone de 4 mm (la section utilisée pour l'aile du BigPoly !), tandis que l'aile est dotée dans sa partie rectangulaire d'un jonc de 5 mm cette fois ! Et là, c'est pour la rigidité en flexion.
Cette photo du Big Jojo terminé montre à quel point le modèle est imposant ! Un Baron est nettement moins volumineux.
Petite entorse au réalisme pour un avion au look inspiré des avions Jodel et Robin à trains classique, le train, justement, qui devrait être implanté dans l'aile pose trop de problème pour une réalisation simple sur ce type de structure. Il sera donc à lame, et pour standardiser, sera le même que celui du BigPoly, tout simplement. Par contre, pour sa fixation sous le fuselage, un support spécifique est imprimé 3D en PETG, du costaud !
La mise au point initiale du prototype 01 étant bien avancée, Guix Model n'a pas attendu davantage pour m'expédier un "pré-kit" et les équipements (moteur, hélice, ESC, servos, mais aussi bombes de peinture) afin que j'assemble le prototype "02". Je n'ai eu aucune information de masse concernant le 01, ainsi, aucune idée pré-conçue, à moi de découvrir. Celui-ci sera décoré, verra l'aile intégralement revêtue de film de lamination, tout comme ses empennages. Le positionnement des équipements sera aussi modifié par rapport au 01, pour une intégration plus esthétique.
Parce que le modèle que je vous présente est un prototype servant à finaliser le produit et à en réaliser la notice, je "range" cette présentation dans les "Dossiers de construction" et pas dans les "Essais", comme je le fais lors de montages de kits de présérie pour Silence Model. La rubrique "essai" reste dédiée à des produits strictement de série, reçus ou achetés. Ici, le modèle étant encore en cours de mise au point, il est logique de le ranger dans les dossiers de construction.
Encore un détail : Les photos que vous allez trouver ci-après sont les mêmes que celles que vous trouverez dans la notice. C'est normal, puisque ce sont mes photos qui ont servi pour créer la notice de montage que vous pourrez télécharger sur la page produit du Big Jojo.
Allez, on va assembler ce "02" ! Mais avant, voici un récaptitulatif des caractéristiques obtenues :
Nom : Big Jojo
Fabricant : GUIX MODEL (https://www.guixmodel.fr/)
Fiche produit : https://www.guixmodel.fr/modelisme/avion/debutant-trainer/big-jojo-1500-mm-guixmodel-avion-rc-3-axes-%C3%A0-aile-basse-en-epp-detail
Prix du kit : 119,90 € (Au 11 octobre 2026)
Envergure : 1500 mm
Longueur : 1160 mm
Surface alaire : 44,5 dm2
Profil : plan-convexe 8%
Masse avec patin de queue et 3S 2200 mAh : 1265 g
Masse avec roulette de queue et 3S 2200 mAh : 1309 g
Charge alaire : 28 à 29 g/dm2
Moteur : Sunnysky 2216 Kv 1400
Hélice : Foxy 10 x 5
ESC : Hobbywing 40A
Servos : 2 x Kavan GO-09+ (Ailerons) et 2 x Kavan GO-13 MG (Prof et direction)
Il est arrivé à la maison, en Bresse, par transporteur, moins de 24 heures après être parti du nord de la France, emballé dans un robuste carton. Le kit proprement dit est emballé dans un sachet plastique, avec les pièces principales, un rouleau de film de lamination, un sachet contenant les accastillages spécifiques et un autre avec le set de train identique à celui du BigPoly.
Voici le kit déballé :
D'entrée de jeu, on remarque l'énorme surface des panneaux d'ailes. Je dois avouer que même en ayant vu les photos du proto 01, mais sans trop d'éléments pour faire le rapport d'échelle, j'ai été
impressionné par la taille des éléments du kit, vraiment imposants, et totalement inhabituels pour ce type de modèle en mousse découpée au fil chaud ! Indéniablement, c'est novateur et du jamais vu
!
Le rouleau de film de lamination va me peremttre d'entoiler complètement l'aile ainsi que les empennages. Il n'est pas prévu de revêtir le fuselage.
Par contre, le nombre d'éléments étant faible, on se dite que le montage va être rapide ! Enfin... Le montage, oui. Mais il va falloir le décorer, ert ce sera ça le plus long !
Ouvrons en attendant le sachet d'accastillages.
On note de nombreuses pièces réalisées en PETG par impression 3D : support de train, guignols, pièce de liaison des gouvernes de profondeur, guides de commandes. La cloison support moteur reste en
contreplaqué, classique. En standard, on retrouve un patin de queue identique à celui du BigPoly. Les tiges de carbone sont les tourillons pour les élastiques de fixation d'aile, plus rigides que les
rondins de bois dur du BigPoly.
Gros plan sur le support de train principal : c'est vraiment du robuste !
Le sachet du train principal est déjà connu, puisque c'est un set standard, identique à celui trouvé lors du montage du BigPoly. Il dispose à la fois de visserie métrique pour fixation avec écrous,
et de vis autotaraudeuses pour vissage direct sur platine bois ou comme ici dans le support en PETG.
GUIX MODEL m'a fourni l'équipement moteur et servos adapté au Big Jojo.
Pour les servos, on a deux Kavan GO-13 MG pour la profondeur et la direction, et deux GO-09+ pour les ailerons. Ce sont des servos que je connais bien, fiables, robustes, et ils me semblent parfaits !
Le moteur est un Sunnysky 2216 avec un Kv de 1400. Il semble minuscule par rapport au volume des pièces du kit, mais les essais démontreront que sa puissance est parfaitement adaptée au modèle. Il va entraîner une hélice 10 x 5, qui peut sembler un peu forte pour le Kv choisi, et ce serait sans doute le cas si on volait le plus souvent plein gaz, mais avec le Big Jojo, on est le plus souvent autour de mi-gaz et cette taille d'hélice semble vraiment idéale.
Le contrôleur brushless reçu est un Hobbywing Skywalker II 40 A. Particularité, ce petit fil jaune supplémentaire sur la nappe allant vers le récepteur et qui va permettre d'activer une fonction "reverse", totalement irréaliste sur un "Jojo", quasiment inutile… donc totalement indispensable pour le fun !
J'ai également reçu deux rallonges pour les servos d'ailerons, très longues… J'ai suggéré à Guix Model de mettre plus court pour n'avoir que peu de fils sortant de l'aile, avec deux courtes rallonges supplémentaires à prévoir qui resteront à demeure sur le récepteur. Ceci pour pouvoir laisser le récepteur en place lors du montage de l'aile sur le terrain.
Il faudra prévoir aussi de l'époxy 5 minutes et il en faut pas mal sur une telle cellule !
Une fois n'est pas coutume, avant d'attaquer l'assemblage, il faut avant tout décorer les éléments de la cellule.
Il faut savoir que tout décor en adhésif, que ce soit du vinyle découpe ou des stickers, n'a aucune chance de tenir sur l'EPP découpé au fil chaud ! Les seules possibilités sont la peinture pour les grandes surfaces de couleur, et les feutres indélébiles pour les éventuelles lignes de structure que l'on voudrait représenter.
La pose du film de lamination sur les parties peintes ne pose aucun problème, j'ai fais un test avant d'attaquer le décor du modèle.
Notez aussi que sur ces parties recouvertes de film, il sera possible d'ajouter du décor supplémentaire en adhésif cette fois... Sur le film, stickers et vinyle tiennent sans problème.
Donc, premier travail… Imaginer le décor que l'on va appliquer à son avion. Chacun pourra personnaliser son Big Jojo et ainsi, contrairement à la masse des Ready to Fly tous identiques sur les terrains, vous pourrez montrer votre créativité et avoir "votre" avion… Si vous vous sentez inspiré, dessinez quelque chose de 100 % perso. Sinon, allez sur internet, tapez "Avions Jodel" et sélectionnez uniquement les photos, vous aurez l'embarras du choix pour trouver l'inspiration ! Des centaines de Jodels et Robins seront sous vos yeux…
C'est ainsi que je suis tombé sur des photos d'un Jodel D140 Mousquetaire qui forcément m'ont vite titillées… Le F-BOPH, de l'aéro-club Pierre Trebod basé à St-Cyr l'Ecole… Il se trouve qu'il a bien longtemps, j'ai été membre de ce club et que j'ai volé sur ce "Mouss"… Son décor actuel a été modernisé, inspiré du décor de nombreux DR400, et il est totalement dans le style "Jodel-Robin"…
C'est le Jodel D140 Mousquetaire F-BOPH dans son décor actuel qui m'a inspiré le décor du Big Jojo 02. Je volais sur ce Mousquetaire dans les années quatre-vingt, d'où mon choix...
Aussi, quand Guix Model m'a demandé quelles couleurs il me fallait, c'est sur deux tons de bleu que je me suis basé, en ajoutant du noir pour les immatriculations et du gris moyen pour figurer les vitrages. J'allais juste remplacer l'immatriculation du "Mouss" par F-GUIX, même si le vrai F-GUIX est en fait… un Cessna !
Voici les bombes de peintures utilisées pour décorer le prototype 002.
Pour me faire la main, j'ai choisi de peindre en premier les pseudo-vitrages de la cabine. J'utilise un gris moyen, je trouve que c'est moins "brutal" que de peindre les vitres en noir. J'ai coupé de fines bandes dans du vinyle adhésif pour figurer les montants de la cabine. J'ai choisi de laisser le "toit" de cabine blanc… Mais si vous voulez faire des vitres sur de dessus, libre à vous !
Bien sûr, avant de peindre, j'ai désolidarisé la cabine du reste du fuselage avec un cutter et arasé parfaitement les "bavures" résultant de cette coupe. La verrière une fois peinte ne rejoindra le fuselage que quand le modèle sera totalement terminé et équipé.
Sur cette photo, la cabine n'est que posée sur le fuselage... Ne la collez pas maintenant !
J'ai continué par le décor du fuselage et de la dérive. Avec une longue règle métallique, une règle souple et un feutre indélébile fin, j'ai tracé les limites du décor à réaliser en peinture. Pour l'immatriculation, j'ai découpé des pochoirs dans du vinyle adhésif "Oracal". J'ai du film spécial pour faire des pochoirs, mais son pouvoir adhésif est trop faible, impossible de le faire tenir sur l'EPP. Le masking Tape tient déjà à peine… Le vinyle tient juste un peu mieux, et c'est ce que j'ai trouvé de mieux, ou disons de moins pire, pour faire mes pochoirs et pour délimiter les zones à peindre.
Les immatriculations ont donc été le premier élément peint. Il ne faut pas trop charger en peinture, et surtout, il faut enlever les masques et pochoirs immédiatement une fois la peinture pulvérisée. Sans quoi, le pochoir ou le masque peut commencer à se décoller et ça "bave" sans délai. Donc, juste avant de peindre, bien replaquer le masque, puis pulvérisation et dépose immédiate des caches !
Ci-dessous, le tracé des formes du décor sur le fuselage et la dérive. Les lignes sont à peine visible, car très peu appuyées...
Seule la peinte devra se voir.
Ici, le côté gauche du fuselage est masqué pour recevoir le bleu clair. Les lignes droites sont masquées avec des bandes de vinyle. Pour compléter, du papier journal cache les zones non peintes, il peut être fixé sur le vinyle avec du masking tape standard. Là encore, juste avant de pulvériser, le vinyle est replaqué "au doigt", et tout le masquage est déposé immédiatement après pulvérisation de la couleur.
Dessous, les deux tons de bleu et l'immatriculation noire sont posés.
Une astuce : il peut vous arriver que lors de la pulvérisation de la peinture, une petite zone de masquage soit soulevée par le souffle... Et dans ce cas, le bord n'est pas net, un voile de peinture se glissant sous le masque... Je dois avouer que ça m'est arrivé en trois endroits du flanc droit...
Après séchage, il est possible de rattraper le coup avec un nouveau masquage et de la peinture blanc mat... Les "bavures" sont pratiquement invisibles. D'ailleurs, si je ne l'avais pas dit, vous n'auriez rien vu sur la photo du flanc droit ci-dessus...
La dérive a reçu ses deux tons de bleu elle aussi. Avant peinture, les tracés avaient été faits en même temps que sur le fuselage, afin d'assurer le parfait alignement du décor oblique.
Il me restait à peindre les panneaux d'ailes. Hormis l'immatriculation à l'intrados de l'aile gauche, les tracés sont simples, juste quelques lignes droites… J'ai ajouté en noir les surfaces où pilote et passagers ont le droit de marcher, qui sont antidérapantes sur les avions grandeur nature. Et pour agrémenter un peu ces grandes surfaces un peu monotones, j'ai tracé des volets fictifs avec un feutre noir indélébile.
Enfin, comme je trouvais que ça restait un peu trop "plat", je me suis essayé à ajouter un relief en trompe l'œil, pour figurer les nervures et l'entoilage qui "creuse" légèrement entre les nervures, dans par partie non coffrée de l'aile. Pour cela, j'ai juste utilisé une feuille de papier posée sur le panneau et en faisant une pulvérisation ultralégère de gris… Ensuite, je décale la feuille de quelques centimètres et je recommence. Ainsi de suite jusqu'à habiller chaque panneau. C'était une première pour moi et doser la pulvérisation n'est pas évident. J'aurais bien aimé que ce soit un peu plus "léger", mais au final, le rendu une fois le modèle fini ne rend pas si mal ! Bien sûr, l'idéal serait de faire cette opération à l'aérographe, mais je ne suis pas équipé…
Je n'ai fait ce trompe l'œil qu'à l'extrados, que l'on voit bien quand l'avion est au sol. C'est moins utile à l'intrados que l'on voit le plus souvent en contre-jour et où, donc, le relief de l'entoilage ne se voit quasiment pas sur les avions grandeur.
Les quatre panneaux de la voilure vus côté intrados. Impossible de se tromper entre intrados et extrados puisque le profil est plat à l'intrados, mais de plus, la
partie centrale possède une rainure destinée au longeron en carbone, et les panneaux externes sont fendus pour assurer l'articulation des ailerons.
Le décor "peint" étant maintenant appliqué, nous allons pouvoir attaquer l'assemblage du Big Jojo.
Avant son installation sur l'arrière du fuselage, le stabilisateur horizontal doit recevoir son longeron en carbone et la pièce qui connecte les deux volets de la gouverne de profondeur.
Mais avant toute chose, il faut assouplir les articulations de ces gouvernes en les manœuvrant plusieurs fois dans chaque sens. Vers le bas au maximum possible avant que les intrados des parties fixes et mobiles ne se touchent, et vers le haut pratiquement à 90°. je ne suis pas allé jusqu'à plier complètement (à 180°) les gouvernes comme sur d'autres modèles, car avec l'EPP de plus forte densité utilisé ici, il m'a semblé que ça pouvait entraîner une rupture de la zone mince.
Ensuite, je suis passé au collage de la pièce de jonction en PETG des deux gouvernes de profondeur. Celle-ci s'insère très facilement dans les logements découpés et donc, il faut "noyer" la zone avec de l'époxy pour obtenir une connexion rigide entre les deux demi-gouvernes. Je place donc du masking tape large sur les fentes sur le dessus du stab pour que ce dessus soit "fermé". Je retourne le stab et je le pose bien à plat sur le plan de travail. Je prépare de l'époxy 5 minutes et je remplis à moitié les ouvertures. J'enduis aussi la pièce de jonction et je la mets en place. Je vérifie que l'époxy remplit complètement les ouvertures et je referme avec du masking tape côté inférieur. Durant le durcissement de l'époxy, je charge le stab avec de vieux magazines, pour m'assurer que le stab et la pièce de jonction restent parfaitement à plat. Même si l'époxy est de la "5 minutes", j'attends un minimum d'une heure avant de retoucher l'ensemble et de retirer le masking tape. L'époxy doit en effet avoir vraiment durci en profondeur.
Ensuite, je prépare à nouveau de l'époxy 5 minutes que je coule dans la rainure destinée au jonc carbone de 4 x 500 mm, que je dépose dans son lit de résine. Là encore, masking tape, et lest avec des magazines et une autre heure à laisser durcir. On a maintenant un stab bien rigide, bien droit, avec des gouvernes parfaitement solidarisées.
Petit rappel pour toute la suite :
Chaque diaporama se rapporte au chapitre qui le précède et chaque photo est légendée.
Les légendes sont une partie intégrante importante pour la compréhension de l'essai.
Pour lire la légende, plusieurs possibilités :
Notre aile en 4 panneaux doit maintenant devenir une voilure en une pièce. Notez bien que les deux panneaux centraux sont symétriques, pas identiques : La coupe verticale qui sera au centre a été coupée à 90° tandis que les coupes du côté des panneaux externes ont une inclinaison afin de donner le dièdre des panneaux externes. Faites dont bien attention avant d'encoller les faces de contact ! On commence par réunir les panneaux centraux (rectangulaires). On pose une bande de ruban adhésif "costaud" (Type Duck Tape / Duct Tape… ou autres dénominations commerciales) à l'intrados à la jonction des panneaux. Les panneaux doivent être parfaitement plaqués et alignés (Bord d'attaque, bord de fuite, rainure pour le jonc carbone). Ce type d'adhésif arrive à coller correctement sur l'EPP. On prépare de l'époxy 5 minutes et on ouvre le pli entre les panneaux pour réaliser l'encollage. Enduisez les deux côtés de colle, c'est la garantie d'un bon collage. Ensuite, reposez les panneaux bien à plat. Nettoyez les débordements de colle qui vont ressortir à l'extrados avec un chiffon et posez un masking tape large sur la jonction. Lestez les panneaux avec de vieux magazines pour qu'ils soient plaqués parfaitement à plat sur le plan de travail. Laissez durcir une heure.
Ensuite, enlevez masking tape et Duck Tape, et encollez la rainure du longeron. Collez le jonc carbone de 5 mm dans la rainure, et recouvrez avec du masking tape pour lisser le collage. Une fois encore, lestez et laissez durcir. Le plan central est maintenant d'une pièce.
Comme pour la profondeur, assouplissez les articulations des ailerons tant que les panneaux externes sont séparés et donc faciles à manipuler.
Il reste à coller les deux panneaux externes de la même façon, à ceci près qu'ils ont du dièdre et qu'il faut donc placer des cales sous l'intrados vers les extrémités afin de maintenir l'angle de dièdre durant le durcissement de l'époxy. Vérifiez avec un réglet que vous avez bien la même hauteur entre le plan de travail et l'intrados aux extrémités des panneaux extérieurs (à +/- 2 mm…). Sur mon exemplaire, cette hauteur est de 85 mm. Compte tenu des tolérances de fabrication, il se peut que vous ayez des cotes légèrement différentes, ce n'est pas grave, le principal étant que ce soit symétrique. Une légère dissymétrie ne se sentira pratiquement pas au pilotage, mais sera plus gênante au plan esthétique. Sur mon exemplaire, la symétrie était parfaite, pile 85 mm de chaque côté.
Note : Ne collez qu'un panneau externe à la fois. Le temps de travail avec de l'époxy 5 minutes ne permet pas de faire les deux côtés en une fois, du moins en soignant le travail !
Notre aile est maintenant d'une pièce et c'est un beau morceau ! 32 cm de corde, 44,5 dm2… Il faut l'équiper des servos d'ailerons avec leur fils avant de procéder au revêtement avec le film de lamination.
Les puits de servos sont préparés, mais il faudra les ajuster à la taille exacte des servos que vous utilisez. Ajustez les ouvertures avec un cutter, et s'il faut augmenter la profondeur des logements, avec un outil chauffant. Personnellement, j'utilise un couteau chauffant spécial pour le travail des blocs de mousse expansée.
Une fois le puits de servo ajusté, il faudra aussi creuser une saignée pour noyer le fil de servo à l'intrados. Cette saignée peut être réalisée juste au cutter, où là encore avec une lame chauffante. 5 mm de profondeur suffisent. Comme les fils des servos sont trop courts pour arriver jusqu'au fuselage, il faut ajouter les rallonges et donc, prévoir un logement pour noyer les connecteurs de ce raccord, toujours à l'intrados. Enfin, au centre de l'aile, il faut creuser un puits pour faire passer les fils avec les connecteurs côté extrados. Quand tout s'installe correctement, les servos sont collés dans leurs logements avec de la colle thermofusible, et je mets aussi quelques points de colle pour maintenir les fils et connecteurs en place. Ils ne s'échapperont pas quand j'en serais à la pose du film de lamination.
Je devrais dire "Marouflage", car le film de lamination ne se tend pas à la façon d'un entoilage. Il est collé plaqué sur l'ensemble de la surface.
Le film de lamination n'a pas de film de protection à enlever, contrairement aux films thermorétractables qui nous sont familiers. Il possède par contre une face brillante qui sera la face extérieure, et une face mate, qui contient la colle thermoactivable.
La pose sur notre aile se fera panneau par panneau, et un côté à la fois (intrados et extrados). Le film n'est pas du tout extensible, ni déformable. Il ne peut épouser que des surfaces développables. C'est pourquoi on doit procéder panneau par panneau, avec un chevauchement de 5 à 10 mm maximum, surtout au niveau des raccords de dièdre qui forment des zones géométriquement non développables.
Ne gâchez pas et réfléchissez avant de découper vos panneaux. On a de quoi entoiler l'aile, mais si vous envisagez de recouvrir aussi les empennages, vous n'aurez guère de rab à la fin. Donc… Ne découpez qu'à coup sûr !
Pour l'aile, vous aurez donc 8 panneaux de film à poser.
La pose se fait avec un fer à entoiler ou un simple fer à repasser. Mes essais me donnent une température très similaire à celle que je règle pour les films type Oracover/Kavan/Hobby King. Il semble que ce soit autour de 150 °C. Mais un essai avec un petit morceau de quelques centimètres avant d’attaquer un panneau complet est une bonne idée, avec votre propre fer… Commencer vers 120° et montez jusqu'à ce que le collage soit nickel, pas trop non plus pour ne pas dégrader l'EPP.
Pour chaque panneau, je l'aligne, je colle les 4 angles par des points de chauffe, puis, je plaque le fer au centre du panneau. Ensuite, je "tire" le film vers les bords progressivement. Il ne se déforme pas, il faut juste le plaquer en appuyant bien avec le plat du fer. Les bords sont rabattus sur l'autre face au bord d'attaque et au bord de fuite. Aux raccords des dièdres, je chevauche de 5 mm sur le panneau suivant. Aux saumons, je coupe net, au ras de l'extrémité de l'EPP, avec un scalpel. Je ne referme pas l'extrémité.
Notez que pour l'intrados des panneaux externes, il faut découper les rectangles correspondant aux passages autour des servos avant la pose, c'est plus facile que de tenter une découpe avec le film partiellement collé.
Au niveau des ailerons, à l'intrados, une fois le film collé, je coupe celui-ci au scalpel à l'avant de la fente des ailerons, puis je rabat en collant la lamelle qui était au dessus de la fente contre la face avant de l'aileron. C'est toujour un peu de rigidité en plus pour la gouverne.
Il m'est arrivé de voir, une fois tous les panneaux en place, le bord de fuite (qui est mince) se déformer et faire un arc de cercle vu de l'arrière… Ce n'est pas grave et ça se récupère facilement : Re-chauffez bien le bord de fuite avec le fer, posez le panneau bien à plat sur le plan de travail et posez une latte de bois assez large par exemple sur l'extrados du bord de fuite, et lestez avec des poids. Laissez refroidir 10 à 15 minutes, le panneau aura retrouvé sa rectitude ! L'EPP déformé accepte facilement d'être ainsi remis en forme.
Vous ne trouverez pas de photos de cette opération, car d'une part, le film totalement transparent ne se voit pas (aux reflets de flash près…), et d'autre part, pour ma première pose de ce type de matériau, j'étais concentré sur la pose, et je n'avais pas la tête à prendre des photos…
Le prototype 01 n'avait reçu ce film que sur la partie centrale rectangulaire. Le 02 voit donc sa voilure intégralement revêtue et c'est incroyable la rigidité en torsion que ce film ultra-mince et qui ajoute très peu de masse peut apporter. On croirait une aile coffrée en balsa ! Il serait intéressant de voir ce que ce type de film pourrait donner sur une aile… en bois !
Sur mon exemplaire, ayant été "économe" lors de la coupe des panneaux pour l'aile, il me restait juste assez de film pour entoiler le stab et la dérive. J'ai hésité… mais je l'ai fait. Même technique que pour les ailes, la pose est facile.
Par contre, même si le film est super fin et très léger, il faut avoir conscience que chaque gramme à l'arrière doit être compensé par trois grammes à l'avant compte tenu des proportions du modèle. Donc… Si vous cherchez un modèle vraiment poids plume, n'entoilez pas les empennages, vous aurez moins besoin de poids à l'avant. De plus, la densité de l'EPP utilisé sur les empennages assure une belle rigidité.
Si vous n'êtes pas à 30 grammes près, vous pouvez entoiler les empennages comme je l'ai fait.
Pensez tout de même à ne pas mettre de film sur les surfaces de collage du stab sur le fuselage et de collage de la dérive sur le stab ! Il faudra que ces collages se fassent EPP sur EPP.
Après la pose du film, il reste deux opérations à réaliser pour que la voilure soit prête au montage sous le fuselage :
Poser les renforts en contreplaqué à l'intrados, au bord d'attaque et au bord de fuite, qui empêcheront les élastiques de fixation de marquer l'EPP.
Installer les guignols d'ailerons et les commandes correspondantes.
C'est simple et classique, on regarde en images.
Avant de faire le moindre collage, on devra positionner correctement la charnière du bas de la gouverne de direction. Comme l'articulation de la gouverne est sur un côté de la dérive, l'articulation n'est pas dans l'axe du fuselage, mais légèrement déportée. Voici comment je trace la position de la charnière sur le fuselage : Je commence par implanter la charnière dans le bas de la gouverne en incisant la mousse avec un cutter parfaitement affûté. L'incision est légèrement en biais, puisqu'on la commence sur le bord, mieux vaux aller au cœur de la matière. Je glisse la charnière en place, je la replie et sur le pli central, je dépose de la peinture à l'aide d'un feutre POSCA. Par rapport à des stylos-feutres, ça a l'avantage de ne pas sécher trop vite. Ensuite, je positionne ma dérive à l'arrière du fuselage en la centrant parfaitement. En appuyant le bas de la gouverne contre la face arrière du fuselage, la peinture sur la charnière vient marquer le bon emplacement pour réaliser la fente sur cette face arrière. Il reste à mettre un coup de cutter et la charnière sera parfaitement alignée par rapport à l'articulation du reste de la gouverne. A ce stade, la charnière peut être collée à l'époxy à l'arrière du fuselage. Attention, la colle ne doit pas bloquer l'axe d'articulation !
Ceci fait, on peut passer au collage du stab. Si vous l'avez entoilé, j'espère que vous avez fait des réserves pour le collage sur le fuselage et pour le collage de la dérive sur le stab… Sinon, il va falloir sortir le scalpel et couper le film sans entailler la mousse…
Tracez des repères pour bien centrer le stab et le poser perpendiculaire à l'axe du fuselage, puis, collez-le à l'époxy. Des serre-joints vous éviteront de tenir les pièces le temps du durcissement de la résine.
Continuez en collant la dérive. La charnière du bas de gouverne est enfilée en premier, toujours en veillant à ne pas bloquer l'axe avec de la colle. Ensuite, on pose la dérive sur le stab et l'arrière du fuselage en contrôlant la perpendicularité avec une équerre. Ici, il est difficile de bloquer le collage et vous passerez quelques minutes à tenir l'ensemble en place à la main. Heureusement, le tenon à l'avant de la dérive pénétrant dans une mortaise du stab aide à garder la dérive bien dans l'axe.
On peut passer à la pose des servos de direction et de profondeur. Comme pour les ailerons, commencez par ajuster le logement prévu selon le format des servos utilisés. Creusez aussi un puits entre les deux servos pour faire descendre les fils des servos vers le bas du fuselage. Collez les servos à la colle thermo-fusible.
Préparez les cordes à piano formant les commandes de profondeur et de direction en réalisant un pli en Z à une extrémité et en enfilant les guignols sur ces plis.
On va commencer par poser la commande de direction : Réalisez une fente pour le collage du guignol sur la droite de la gouverne de direction, au-dessus du stab. Si vous avez entoilé la dérive, découpez 2 mm de film autour de la fente afin de bien coller le guignol dans la mousse et pas sur le film. Collez le guignol en place. Sur la corde à piano, enfilez 6 guides en PETG. Mettez le servo au neutre et après avoir installé un connecteur sur le palonnier (à environ 13 mm de l'axe de la tête de servo), montez le palonnier sur le servo et n'oubliez pas la petite vis pour le bloquer.
Glissez la corde à piano dans le connecteur, sans serrer pour le moment. Avec la corde à piano bien droite, vous avez l'alignement tout trouvé pour positionner les guides. Espacez-les régulièrement (environ 65 entre chaque guide en partant du servo). Le dernier avant la gouverne devra être piqué dans le stab, en biais et pas totalement enfoncé pour que la CAP file bien droit. Marquez la position de chaque guide avec un feutre et poinçonnez le mousse au niveau de chaque marque avec un outil pointu d'environ 2 mm de diamètre. Il reste à coller les guides dans chaque trou, à la cyano medium.
Ceci fait, servo au neutre, gouverne dans l'axe, serrez la vis sur le connecteur et votre commande est opérationnelle. Il reste juste à recouper l'excédant de corde à piano 5 mm après le connecteur avec une pince coupante.
Procédez exactement de la même manière pour installer la commande de profondeur de l'autre côté. L'espacement des guides sera juste un peu différent (entre 65 et 70 mm sur mon exemplaire). La commande doit toutefois faire un léger angle pour atteindre le guignol de profondeur après le dernier guide, le guignol étant pas mal écarté du fuselage.
On quitte l'arrière du fuselage pour passer tout à l'avant. Je me suis inspiré de l'installation faite sur le BigPoly, à savoir contrôleur sous le nez et logement de batterie sur le côté. C'est le plus pratique pour installer ou remplacer la batterie sur le terrain. Le logement de batterie sera réalisé en tout dernier, car sa position conditionne le centrage du modèle.
Je commence donc par positionner le contrôleur et tracer son contour avant de creuser un logement. Je vais aussi creuser une saignée vers l'arrière pour que les fils allant au servo puissent passer "par l'intérieur plutôt que de pendouiller dehors. Cette saignée devra être environ 10 mm plus profonde que la découpe pour insérer le support de train, afin de pouvoir si nécessaire ressortir les fils… Pour les fils entre contrôleur et moteur, soit on les laisse "dehors", soit on creuse un puits entre le bas du logement du moteur et le logement du contrôleur, ce que j'ai préféré. Quand tout ceci est fait, il reste à coller la cloison support moteur en contreplaqué, après avoir parfaitement ajusté la face d'appui (de légers arrondis issus de la découpe doivent être recoupés pour avoir une face parfaitement plane). Le collage de la cloison en contreplaqué se fait bien sûr à l'époxy, avec le trou ovale en face du puits pour le passage des fils.
On peut ensuite connecter le moteur au contrôleur et vérifier avec la radio que le sens de rotation est correct. Si ce n'est pas le cas, il suffit d'inverser deux des connecteurs entre moteur et contrôleur. Le moteur peut maintenant être vissé sur sa cloison.
Sous le logement de l'aile, aménagez l'espace afin de caler votre récepteur et d'avoir la place pour ranger les fils sans qu'ils ne gênent la mise en place de l'aile. Deux courtes rallonges de servos sont connectées sur les voies du récepteur commandant les ailerons. Il est ainsi facile de connecter l'aile sans sortir le récepteur du fuelage.
On peut maintenant coller le support de train sous le fuselage, à l'époxy, puis percer avec un foret de 4 mm le passage des tourillons avant et arrière pour la fixation de l'aile. Vu la largeur du fuselage, il faut percer par les deux côtés et le plus droit possible pour que les perçages se rejoignent. Les tourillons en carbone sont alors collés à l'époxy, en ajoutant les rondelles de contreplaqué sur les tourillons arrière, qui éviteront que la traction des élastiques ne déforme les trous.
La lame du train principal est équipée de ses roues. Les axes sont des vis M4. Les écrous fournis sont des écrous H M4 standards. Il faudra du frein filet pour qu'ils ne puissent pas se desserrer. Pour ma part, je les ai remplacés par des écrous M4 "Nylstop", solution fiable et éprouvée. L'ensemble est alors mis en place sous le fuselage et vissé au support avec les vis auto taraudeuses fournies avec le train.
On termine en collant le patin de queue après avoir taillé une petite saignée sous l'arrière du fuselage.
Nous arrivons au bout du montage, il reste toutefois à coller la bulle, par laquelle nous avions commencé, donc, encore un peu d'époxy (pas dans la zone des servos…) et hop, cette fois, le Big Jojo a pris tout son volume.
Guix Model propose une roulette de queue optionnelle pour ce Big Jojo. La majorité des pièces est réalisée en PETG imprimé 3D. J'ai commencé les essais avec le patin de queue standard, et ce n'est qu'après quelques vols que j'ai reçu un kit "roulette" prototype. Celui-ci a montré à la fois tout l'agrément que procure la roulette orientable et qui est un vrai "plus", mais aussi quelques faiblesses. Avec Guix Model, nous avons donc fait évoluer les pièces imprimées 3D, avec une fourche plus inclinées vers l'arrière qui améliore le look, la tenue des joints toriques de conjugaison, mais aussi en variant quelques épaisseurs et la densité du remplissage lors de l'impression 3D, pour arriver à une roulette qui soit fonctionnelle, réaliste et durable. Vous verrez donc sans doute des variantes sur les photos du modèle terminé, selon la version installée lors de la prise de vue…
La roulette s'assemble en collant un axe en corde à piano dans la fourche, en passant cet axe dans le trou de la "lame", et en collant de nouveau un palonnier en haut de l'axe. Les collages se font à la cyano fluide, par capillarité, et en veillant à ne pas coller l'axe dans le trou de la fourche. La roue en mise en place avec un ace en carbone. Un palonnier vient s'encastrer sous la gouverne de direction, collé à la cyano medium.
Enfin, la lame est collée à l'époxy à la place du patin (il faut creuser une petite rainure pour recevoir un tenon de la lame). Ce collage se fait à l'époxy. Et pour terminer, on place les deux joints toriques qui connectent en souplesse la gouverne à la roulette.
Note : Le confort au taxiage est un vrai plus, mais il a une contrepartie : Comme pour l'entoilage des empennages, chaque gramme à l'arrière doit être compensé par trois grammes à l'avant… L'ensemble roulette de queue ne pèse qu'une dizaine de grammes avec la colle, mais il faudra compenser par 30 grammes de plus à l'avant. Donc, en fait, la roulette "coûte" 40 grammes, soit environ 3 % de charge alaire en plus. Si vous voulez vraiment un Jojo ultra light, restez sur le patin. Si voler à peine plus vite ne vous dérange pas, la roulette est vraiment très agréable. Pour ma part, pas de retour en arrière, je reste "roulette" !
Ci-dessous, le set "Roulette" prototype reçu. Les sets de série comporteront quelques différences, liées à la mise au point réalisée en collaboration avec Guix Model au cours des essais en vol.
A gauche, la roulette prototype initiale et à droite, la version quasi définitive. Le palonnier sous la gouverne sera encore modifié pour les roulettes définitives, pour un meilleur accrochage des joints toriques.
Notre Big Jojo est maintenant quasi terminé. Il ne reste plus qu'à réaliser le logement de ma batterie.
La masse et la position de la batterie influent directement sur la position du centre de gravité. C'est pourquoi j'ai attendu que tout soit terminé par ailleurs avant de regarder où je devais positionner ma batterie.
On va donc monter les ailes sous le fuselage, l'hélice sur le moteur, et tracer les limites avant et arrière de la plage avec un feutre, sur l'extrados des ailes, à proximité de l'emplanture (en fait où l'on veut tant que c'est sur la partie rectangulaire). Je n'avais pas de valeur connue lorsque j'ai commencé les essais… Mais ces essais m'ont permis de déterminer une plage de centrage que je peux donc vous donner : Entre 95 et 110 mm en arrière du bord d'attaque. Un centrage vers la limite arrière donne un avion plus vif et plus neutre, un centrage vers la limite avant donne un avion plus sage, mieux adapté à un pilote à l'expérience encore limitée. Donc… Tracez cette plage au feutre sans crainte, puisque le feutre sur le film de lamination pourra se nettoyer aisément avec un chiffon et de l'alcool à brûler.
Posez l'avion à l'envers au niveau de la plage de centrage, soit sur vos doigts, soit pour être plus précis, sur deux baguettes amincies à leurs extrémités (1 à 2 mm de large en haut de baguettes est suffisant, inutile de faire une "lame" qui marquerait la surface). L'avion va normalement pencher vers l'arrière, c'est normal. Essayez de poser votre batterie ou de la fixer avec des bracelets élastiques ou du ruban adhésif sur l'avant du modèle pour essayer d'équilibrer l'avion "fuselage horizontal". Si une position de la batterie suffit, notez cette position, vous saurez où vous devrez creuser le logement de la batterie si vous voulez l'intégrer dans le fuselage. Il est aussi possible de juste "suspendre" la batterie sous le fuselage en la fixant avec le velcro adhésif fourni avec le kit, mais c'est moins esthétique, et ce sera de la traînée supplémentaire.
Le Big Jojo à l'envers posé sur des baguettes, batterie en place. Le fuselage est bien horizontal.
Sur mon exemplaire, avec les empennages recouverts de film, et le patin de queue, la batterie 2200 mAh ne suffisait pas à équilibrer le modèle dans la plage que je vous indique. J'ai ajouté 50 grammes de lest tout à l'avant pour être dans la plage. Il sera donc normal de devoir lester légèrement le nez avec une batterie de cette capacité. Avec une batterie de 3000 mAh, vous devriez obtenir un centrage correct sans ajoute de lest et probablement avec la batterie un peu plus reculée.
Quand j'ai ajouté la roulette de queue, j'ai compensé en ajoutant encore 30 grammes de lest dans le nez. Ne soyez pas inquiets de ces valeurs de lest, la charge alaire du modèle est si faible que ça n'est en aucun cas un problème ! L'important est d'être centré dans la plage indiquée !
Donc… Une fois la position de la batterie déterminée, il reste à creuser le logement sur un côté du fuselage. La batterie pourra être juste tenue avec le velcro fourni. Pour ma part, j'avais conçu un "habillage" de logement de batterie pour le Big Poly, qui utilise les mêmes 3S 2200 mAh… J'ai donc réimprimé cet habillage avec son crochet de verrouillage et je l'ai collé dans l'ouverture découpée dans la mousse. C'est propre et facile pour verrouiller la batterie ! J'ai donné mon fichier CAO de cet habillage à Guix Model et il est probable qu'un petit set sera proposé en option par Guix pour ceux qui utilisent le même format de batterie.
Si un lest est nécessaire, il peut être ajouté le plus avant possible au fond du logement de batterie.
Le fuselage est assez large pour accepter de creuser encore un peu au dela de ce qui est utile pour la batterie.
Le lest est immobilisé avec de la colle thermo-fusible.
A peine terminé, le Big Jojo prend la pose dans la cour...
Note : le décor peint a finalement été complété par quelques ajouts en vinyle adhésif, collé sur le film de lamination. Pour le nom à l'avant du fuselage, un petit rectangle de film de lamination a été collé afin de pouvoir utiliser du vinyle. Ces ajouts sont visibles sur les photos plus bas.
Voilà, le Big Jojo est terminé ! Il reste à faire la programmation radio en paramétrant le sens de débattement des gouvernes et en réglant leurs débattements et des expos pour un pilotage agréable.
J'utilise une voie par aileron, ce qui permet de régler un fort différentiel qui limite grandement le lacet inverse.
Un mixage Ailerons > Direction peut aider les pilotes peu entraînés au pilotage trois axes à totalement gommer ce lacet inverse. Un inter permettra d'activer ou de désactiver ce mixage. En effet, si en vol normal, il ne gêne pas, il est préférable de le désactiver si on souhaite faire des tonneaux, et également pour les décollages par vent de travers où l'on peut être amené à croiser ailerons et direction pour tenir l'axe.
J'ai constaté que la direction créait un effet piqueur en plus du roulis induit. ce n'est pas très gênant, mais histoire de rendre le pilotage encore plus facile, j'ai créé un mixage en "V", de manière à avoir la profondeur qui cabre légèrement quand je braque la direction à gauche ou à droite. Pas indispensable, mais c'est du confort !
Je vous propose mes réglages dans le tableau habituel. Les petits débattements sont adaptés aux pilotes modérément expérimentés et au vol "normal", dans un style maquette d'avion de tourisme. Les grands débattements sont destinés à la voltige coulée, de base, et aux pilotes plus expérimentés.
Une fois l'avion en main, vous pourrez adapter débattements, mixages et expos selon vos goûts.
Quelques photos statiques prises en Plaine de Saône, lors d'une des séances d'essais.
Le kit était arrivé le 26 août, le premier vol s'est déroulé le 8 septembre 2026, en plaine de Saône, par une météo moyenne, soleil masqué par des nuages pour le vol inaugural et avec un petit vent soufflant très en travers de ma petite route déserte habituelle. Pour les premiers vols, la roulette n'était pas encore en place et c'est donc avec patin de queue que j'allais devoir décoller et atterrir. Je n'avais reçu aucune information sur le centrage du proto 01, pas plus que sur ses débattements, et donc, je m'étais fié à mes habitudes pour les réglages initiaux.
Après avoir contrôlé la traction plein gaz, visiblement largement suffisante, décollage sans difficulté malgré le vent latéral, en quelques mètres, et sans avoir mis plein gaz. A peine en l'air, j'ai déjà réduit la puissance, le Big Jojo tenant visiblement en l'air très naturellement. Le temps de faire un peu les trims et le premier constat a été qu'il volait "tout seul", à une vitesse bien plus faible que la majorité des trainers de cette taille, et que le pilotage faisait penser à celui d'une "maquette de vol indoor", à ceci près que l'on vole dehors avec un peu de vent, dans un plus grand volume et avec un avion qui a une belle présence… Il demandait tout de même à être bien "tenu" sur les trois axes. Ce premier vol d'une dizaine de minutes a permis de défricher le domaine de vol, en allant du vol lent au vol rapide, des évolutions coulées aux premières acrobaties, pas encore très propres, et au vol dos. je me suis rendu compte que sur le dos à mi-gaz, je ne poussais pas du tout la profondeur, et en augmentant la puissance, je devais même tirer un peu… Calage moteur ? Centrage ? Vé longitudinal ? Il allait falloir explorer et lui donner un caractère plus conventionnel, c’est-à-dire devoir pousser un peu sur le dos. De même sur le ventre, bien trimé à mi-gaz, il piquait en mettant plein gaz et à la réduction, semblait presque relever le nez… Rien d'insurmontable, mais assurément pas assez facile pour le public visé par le modèle. Sur ce vol, j'avais le mixage Ailerons > Direction actif et les tonneaux tournaient facilement, mais désaxaient énormément… Il allait falloir régler tout ça ! Par contre, très bon point, dès le premier vol, je suis resté en l'air 10 minutes avec le pack 2200 mAh.
Sur cette première séance, deux autres vols ont été réalisés, et le soleil sortant le nez des nuages, j'ai pu filmer de quoi sortir un premier Teaser, qui n'est sorti finalement que tardivement. Le film intégral du premier vol sous un ciel gris était réservé à Guix Model, pour lui livrer en live mes premières impressions.
Ci-dessous, le "teaser" produit juste après la première séance de vol.
Bref, l'avion volait, n'avait pas de vices, mais il restait à optimiser les réglages. Et c'est le centrage que j'ai soupçonné en priorité du comportement en vol dos. De retour à l'atelier, j'ai ajouté 50 grammes bien cachés derrière la batterie et dès le lendemain, je suis reparti tester le modèle, cette fois dans un air plus calme. La différence s'est sentie immédiatement. Le temps de refaire le trim de profondeur, je suis passé sur le dos, et là, comportement impeccable, juste besoin de pousser très légèrement la profondeur, on est revenu sur du classique. Et sur le ventre, plus de tendance à piquer plein gaz ou à cabrer tout réduit, il tire droit. C'était bien ça ! Même s'il n'était pas instable centré un peu trop arrière (ce à quoi on pense quand on parle de centrage arrière en premier…), le confort de pilotage n'était pas là. Maintenant, c'est un vrai bonheur et le vol à mi-gaz en tournant autour de soi est top !
La vitesse à mi-gaz est réaliste, ce qui est rare avec nos modèles réduits ! Si les formes sont un peu "carrées", l'allure en vol le fait oublier et on pilote vraiment un "Jojo". Avec le différentiel programmé dès le début, le lacet inverse est présent mais très léger et la direction permet de le contrer aisément. Avec le mixage Ailerons > Direction activé, les mises en virages et sorties de virage sont super-faciles, juste avec le manche d'ailerons. Il vire super court, et n'a jamais tendance à partir dans les pattes, même en insistant vraiment en virage serré. La charge alaire en dessous des 30 g/dm2 fait merveille !
La réserve de puissance entre mi-gaz et plein gaz est importante et on peut monter sous forte pente avec un vario de compétition. A tel point que ça me rappelle un Jodel D-120 avec moteur 90 CV à St-Cyr, équipé d'une hélice petit pas, qui au décollage pouvait littéralement escalader le ciel… On avait l'impression d'être assis sur le dossier du siège !
J'ai repris les essais en voltige, cette fois sans mixage Ailerons > Direction, et avec en plus un centrage "qui va bien", les tonneaux sont cette fois bien meilleurs. Ils ne tournent pas très vite, mais ils sont propres. On peut même s'offrir des 4 et 8 facettes, pas parfaits, mais convenables tout de même. Les tonneaux barriqués sont plus réalistes pour ce type de modèle, et ils passent facilement. Les "vrais" n'ont pas le droit d'en faire, mais j'ai eu l'occasion de voir des pilotes passer outre la réglementation et je vous assure qu'un "Jojo", ça barrique très bien ! Non, je n'étais pas à bord… Je volais pépère du côté de l'étang de St-Quentin en Yvelynes dans mon Volksplane quand j'ai vu me doubler un Jodel de je ne sais plus quel type et me tourner une super barrique devant le nez… C'est vieux, mais le souvenir est intact.
Le roulis induit par la direction est puissant et on peut incliner à la direction seule, sans aider aux ailerons. Par contre, pour la remise à plat, la direction seule donne bien du roulis, mais aussi un fort couple à piquer qu'il faut contrer sans attendre en tirant la profondeur. Cet effet piqueur a été confirmé par des essais répétés et également en tentant le vol tranche où je devais tirer la profondeur comme une brute. J'ai fini par ajouter un mixage en V de la direction vers la profondeur afin que sur du vol à plat, il soit possible de donner des coups de direction sans que l'assiette ne bouge. C'est insuffisant sur la tranche, mais il reste nettement moins à tirer et donc, le vol tranche durant quelques secondes devient possible et avec des corrections raisonnables.
Les essais de décrochage sont bénins : En petit débattement, le Jojo parachute et se contrôle bien "aux pieds" (comprenez avec la gouverne de direction) pour toute tendance à incliner. En grand débattement, on arrive à obtenir une abattée, mais avec un badin en comas profond et avec un rattrapage instantané dès que la profondeur est relâchée.
La vrille a besoin elle aussi des grands débattements. Elle est assez propre, pas trop rapide si on utilise uniquement la profondeur et la direction. Si on ajoute les ailerons "pour" (même sens que la direction), on se retrouve en spirale engagée, plus rapide, avec plus de facteur de charge, ce n'est plus une vrille. Dans tous les cas, il suffit de recentrer les manches pour que la rotation cesse sans inertie. Une ressource souple et on est revenu en vol à plat.
Ci-dessous, la vidéo qui a annoncé le Big Jojo sur Facebook.
C'était les premiers essais avec la roulette de queue.
Le nom était annoncé comme provisoire, mais il est finalement resté !
J'ai ensuite reçu la roulette de queue et la suite des essais s'est donc faite avec cet accessoire. Aucun doute, au sol, c'est un plus ! L'avion se dirige super bien, tourne court, et avec la fonction "reverse" possible avec le contrôleur Skywalker V2, on peut même diriger très correctement le Jojo en marche arrière. Bon, vu la vitesse d'atterrissage, on n'aura pas vraiment besoin de la reverse pour réduire les distances d'atterrissage !
Les essais se sont poursuivis sur ma route étroite, puis sur la belle piste en herbe rase de Péronne, et enfin sur la piste en dur de Massilly. Lors des premiers essais, la roulette initiale a montré une faiblesse, qui a vite été corrigée en reprenant le modèle 3D et en faisant travailler l'imprimante 3D. Au passage, la fourche a été inclinée légèrement vers l'arrière, c'est plus réaliste et c'est encore plus stable… en marche avant. La marche arrière est un peu moins précise avec la roulette "poussée", mais ce n'est pas bien grave !
Bref, le Big Jojo a vidé une bonne vingtaine de packs, soit plus de trois heures de vol en essais divers, et j'ai accumulé les décollages, atterrissages et touche and go pour valider la roulette de queue.
Ci-dessous, le Big Jojo testé sur piste en herbe à Péronne.
Cette fois, c'est la roulette modifiée avec la fourche inclinée qui est installée.
Un vol paisible, avec des évolutions réalistes à mi-gaz, avec le pack 3S 2200 mAh, permet de voler 10 minutes, en posant avec environ 30 % restant dans le pack. Un vol avec beaucoup de votige et les gaz souvent en avant limitera le temps de vol autour des 6 minutes. La consommation grimpe énormément au-dessus de 60-70 % des gaz. Si vous êtes plutôt "joueur", un pack 3000 mAh sera un bon choix. Pour les "contemplatifs", le 2200 mAh est parfait !
J'ai été très agréablement surpris par la facilité de pilotage du Big Jojo au décollage. La tenue d'axe est vraiment excellente, même avec un peu de vent de travers. L'avion passe facilement en ligne de vol, peut décoller avec seulement 60 % de gaz, ce qui permet de le laisser rouler sur 20 à 30 mètres de manière très réaliste. on le décolle avec une légère sollicitation à la profondeur et on prend une pente de montée sage après un petit palier d'accélération… Je me revois dans le Jodel D-112 de mes débuts en grandeur à Guyancourt en 1972 ! Si on le désire, on peut décoller ultra court, en moins de 5 mètres sans vent… Plein gaz, il part comme une fusée et on peut attaquer une montée sous 45° sans qu'il faiblisse ! C'est moins réaliste, mais sur ma route étroite, quand le vent est plein travers, je peux décoller sur les moins de 3 mètres de large sans histoire !
L'atterrissage mérite aussi quelques commentaires. Tout d'abord, malgré sa très faible charge alaire, le Big Jojo n'affiche pas une grosse finesse moteur coupé. On peut donc facilement approcher sous des pentes marquées si des obstacles obligent une approche pentue. Une belle approche "maquette" sur un plan plus faible se fera donc avec un quart de gaz et à vitesse très raisonnable, fuselage horizontal. A l'arrivée du sol, le train court et l'aile basse font que l'effet de sol est marqué et l'arrondi doit être mené avec douceur sur la profondeur. On tire à peine trop et il remonte de deux mètres, bien porté par son aile peu chargée. Donc, soyez très souple à l'arrondi et surtout, arrivez sans vitesse excessive. Il se pose alors très bien "trois points". Pour les atterrissages "2 points", dits "de piste" en grandeur, il faut garder un filet de gaz et forcer le train principal à toucher la piste, sans laisser la queue tomber. Une fois les roues au sol, garder un soupçon de profondeur en avant et réduisez seulement ensuite ce qui reste de gaz… La tenue d'axe est aussi facile qu'au décollage, c'est la profondeur qui demande un peu de doigté.
Et pour revoir tout ce qui vient d'être dit sur le vol, voici la vidéo
version "longue" présentant intégralement les essais sur tous les sites
et par diverses conditions météorologiques.
Ce Big Jojo sera un modèle parfait pour un pilote sortant d'un premier trainer à aile haute (pourquoi pas un BigPoly ?), pour passer à une aile basse, sans crainte d'un avion trop rapide. Il sera aussi le modèle idéal quel que soit le niveau pour les vols tranquilles et contemplatifs, le soir au coucher de soleil quand le vent tombe et que la température commence à fraîchir… Son réalisme en vol compense très largement les formes "brutes de décoffrage" et on oublie totalement que l'on pilote une mousse toute simple, pour voir voler un Jodel-Robin en baptême de l'air !
Bravo à Guix Model pour ce modèle mine de rien très innovant, qui nous change des warbirds et des voltigeurs pendus à leurs hélices !
Bravo pour ce choix technologique du revêtement de l'aile en film de lamination, une solution simple et ultra légère qui augmente la rigidité à moindre coût et à moindre complexité !
Bons vols à tous, soyez prudents, et faites-vous plaisir !
A bientôt pour de prochains essais et dossiers de construction.