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La météo avec WindyTV

SNOW-BOOT RELOADED

Fred Marie qui venait participer à la rencontre de vol de pente 2018 de Mâcon m'avait mis l'eau à la bouche quelques jours plus tôt en m'annonçant qu'il m'amenait une surprise… Suspense insoutenable jusqu'à son arrivée. Et la surprise est très chouette ! Comme il pleut ce dernier jour de VDP, me voilà rentré plus tôt et cap sur l'atelier et ouverture de ce nouveau sujet sur la Snow-Boot version 2018 !

 

 

Fred qui a construit nombre de modèles d'après mes plans a eu l'envie de refaire une Snow-Boot, comme il avait refait une version modernisée découpée laser de l'Echo Fox, qui est depuis entré dans sa gamme de kits IslandModels. Quitte à remodéliser la Snow-Boot et à allumer le laser, il a coupé son kit, un autre pour Ronan Plu et un troisième qui est "ma surprise" ! Merci Fred, c'est super-sympa ! Hasard des choses, je ressortais au même moment une autre aile volante dérivée de la Snow-Boot, la Pandera qui avait passé une vingtaine d'années sur étagère… La Padera n'est jamais sortie en plan.

Bref, tant qu'à remodéliser, Fred a apporté quelques modifs de son cru à la Snow-Boot, qui sera démontable en 4 éléments au lieu de rester monobloc. Deux panneaux d'ailes, un fuselage (la "godasse" qui m'a fait nommer l'engin Snow-Boot), et la dérive. Super, elle va se loger partout pour le transport !

 

Allez, on déballe ! Pour lé légendes des photos, suvoler l'image et elle s'affiche, ou cliquez sur l'image qui s'affice avec la légende dessous.

 

L'aile

Bon, après le repas (J'ai mangé à la maison les sandwichs et la salade prévus pour la pente…) et une grosse sieste (parce que bon…), 16 h 30 (oui, j’ai dit une GROSSE sieste), on attaque…

 

Dérive

 

 

 

 

 

 

Un petit coin de chantier libre ? Alors collage des 3 pièces formant la dérive. Les trous verront passer la clé d'aile et deux tétons de centrage, pour que tout soit parfaitement calé. Il est astucieux, ce Fred ! Cet assemblage doit être réalisé avant de coller la nervure partielle sur le panneau droit, car la dérive définit la position de cette nervure.

Après séchage, il n'y aura besoin que d'un poncage fin des faces, d'arrondir le bord d'attaque et d'entoiler. Très simple !

 

Petite pause : Ailes et dérive montées

Bon, c'est la fin de la première étape, les panneaux d'aile et la dérive peuvent être assemblés sur la clé. Tout va bien, c'est d'applomb ! Il va maintenant falloir s'occuper de la "godasse", c'est à dire le mini fuselage...

 

Fuselage

Finition

Et pourquoi pas un peu plus ?

La pesée annonçant 408 g, elle est plus légère que l'originale (420 g) malgré le système de démontage et plus de contreplaqué... Alors, profitons-en ! Je vais ajouter un troisième servo pour... un crochet de remorquage. Ainsi, elle ne sera pas limitée à la pente !

Et puis, j'avais une valise en alu que je stockais depuis des années... Elle vient de trouver son utilité ! Il sera même possible d'ajouter un sandwich et une petite bouteille d'eau....

 

Le texte d'origine :

 

J'ai retrouvé sur le net un scan de l'article original... Alors, pour les curieux, un coup d'OCR et voilà l'article de 1987 dans son intégralité.

 

Jean-Louis Coussot

 

Je sais, l’allure de ce planeur dans un numéro du mois d’avril va paraître louche à certains. Pourtant, ce n’est pas le hasard si un engin aussi curieux passe à cette date. Vous auriez dû en avoir un encore plus étrange, mais sa mise au point a été retardée par les conditions météo épouvantables du début d’année.

 

Ce modèle très particulier est un planeur canard, et les réglages sont plus longs à effectuer du fait de la formule peu courante (il faut réapprendre à piloter et à visuali­ser le modèle). Aussi allez-vous devoir attendre encore un peu ce canard. Il devrait vous être proposé avant les vacan­ces. Ceci dit, l’aile volante d'aujourd’hui va être un moment de détente pour tous : à construire en moins de temps qu'il ne faut pour se décider, à faire voler n'importe où de préférence, à condition qu’il y ait une pente et un peu de vent, à piloter en pensant à autre chose telle­ment c'est facile. Bref, oubliez un instant les maquettes et retombez en enfance avec ce truc bizarre qu’est une aile volante.

 

Comment j'ai traqué

Les ailes volantes ont eu une vogue il y a plus de dix ans, mais depuis, on ne peut pas dire que ce genre d’engin a eu la vedette tant chez les fabricants que sur les terrains. Une fois de temps en temps, il arrive de voir une Geier ou une Alpine, mais cela ne m'a pas vraiment décidé à construire une telle planche à voler. En fait, c’est le rachat par un de mes jeunes élèves d'une vénérable Corback qui avait plus d’heures de stockage en cave que d’heures en vol qui m’a branché. Qu'elle est simple cette aile ! La description de ses qualités de vol par son ex-propriétaire (J.-C. Lafitte pour ne pas le citer) mit mon cervelet en marche. Un interrogatoire en règle du susnommé permit de savoir que le profil de la Corback était un autosta­ble peu épais dont le nom m’échappait à ce moment, que la charge alaire devait être très faible pour que ça vole correc­tement (le "chef-gourou-modéliste" situant le "faible" vers 17 g/dm2), et qu’il fallait mettre un peu de débattement aux gouvernes sinon… Quelques incanta­tions magiques aux pieds du Gourou et il consent à situer le centrage entre 15 et 20 %. Dernière bonne parole, pensez à mettre une grande dérive car sinon, c’est impilotable, j'ai essayé. (Aveu qui se traduit sûrement part : "Je l’ai pris sur les pieds." ou autre gag).

Bref, mon élève rentre chez lui en ayant à jeter une radio dans la Corback, et moi avec mes idées et des doutes mélangés façon Fast-Food (une tranche de doute entre deux idées, le tout avec beaucoup de ketchup…)

 

Conception

Tout d’abord, il faut retrouver un profil autostable. Le guide de profils Eppler JMT m’en propose quelques-uns parmi lesquels l’Eppler 186, qui est le plus sta­ble de la bande avec un Cmo de +0,05. Le guide précise qu’il faut une corde d’au moins 200 mm et le Cz max frôle les 0,4. Ça change des habituels Cz de 1 à 1,3 que je trouve sur mes profils préférés. Partant de là, il faut définir des dimensions. A vue de nez (on a les yeux où l’on peut), la Corback faisait dans les 4 d’allongement. Je vous ai habitué à des modèles d’un mètre d’envergure, et il faut dire que c’est bien pratique vu que c'est la taille des baguet­tes standards. Alors, restons-y et donc, visons les 250 mm de corde. Le guide JMT nous offrant le profil à 260 mm, je n’ai pas fait la fine bouche et tant pis pour l’allongement ! Bref, 26 cm par 1 mètre, ça fait 26 dm2 de surface. Le chef avait dit 17 g/dm2 pour la Corback, je suis plus petit, donc je charge si possible un peu moins, mettons 15 g/dm2. 15 g x 26 faisant 390 grammes, on voit tout de suite qu’il va falloir être économe tant sur la radio que sur la quantité de balsa pour réaliser la bête. Tant mieux, le balsa, c’est cher ! (D’accord, la radio, plus c'est léger, plus ça coûte… Mais si on commence à regar­der le mauvais côté des choses, on ne s’en sort plus !).

Il est donc temps de faire le bilan de poids :

  • 2 servos RS 50                   =             55 g
  • Récepteur                          =             35 g
  • Accus 450 mAh                 =             85 g
  • Interrupteur                      =             10 g

Soit 185 gram­mes pour la radio. Il reste donc a priori 205 grammes pour la cellule. C’est joua­ble à condition de ne pas abuser sur les coffrages, renforts et paquets de colle.

Le fuselage est destiné à recevoir la radio d’une part, et à améliorer (si possible) l'esthétique quelque peu ingrate de ce type de planche volante. La dérive indis­pensable servira également à rendre l’aile regardable.

Pour cela, j’ai fait dans le style nez plon­geant et aileron de requin, ne voyez pas là encore un quelconque poisson d'avril. C'est ainsi qu’après avoir passé au moins… dix minutes à faire des croquis (le plan ayant été dessiné après les vols d’essais), j'ai attaqué quelques chutes de balsa qui passaient par là, et au soir du premier jour, le fuselage reposait sur le chantier à côté d’un petit tas de nervures et de copeaux. Et le concepteur dit que cela était bon…

Visite le lendemain chez le fournisseur de balsa car pour les longerons, des baguet­tes entières valent mieux que des chutes et au soir du deuxième jour, la cellule prête à entoiler trônait sur la table du séjour. Heureux, le constructeur s’endor­mit en pensant que cela était bien. C'est le troisième jour que l’entoilage et l’ins­tallation radio vinrent achever l’œuvre et donc, vous pouvez conclure que faire une Snow-Boot est plus rapide que de refaire le monde. Avant les essais en vol, re­interview du Grand-Gourou pour qu’il fouille sa doc. Cette fois, on sait tout de l’aile inspiratrice : centrage à 18 % et 17 à 21 g/dm2 de charge alaire, plus ou moins 6 mm de débattement sur les gou­vernes au total. Un coup de balance, et mon engin s’avère un peu plus lourd que prévu : 420 g pour 390 prévus soit 16 g/dm2, ce qui doit aller. Le centrage est obtenu en déplaçant le récepteur et les débattements pifométrés puisque la taille de mes élevons est en rapport très supé­rieure à celle de la Corback.

Ensuite, direction un terrain de vol mal­gré la neige de ce mois de février, et c’est là que le nom de baptême lui échoit. En effet, sur nos pentes de Beynes, les rares ailes volantes se voient traiter de "godas­ses" du fait de leurs fuselages en forme de sabot. Ma godasse à moi faisant ses premiers pas dans la neige, quoi de plus normal de la nommer Snow Boot ?

Au moment du premier lancer main, un doute s’immisce dans mon esprit pour­tant serein : Mon Dieu que cet engin est court ! Comment peut-il être stable ? Vais-je me le prendre sur les pieds, ou va-t-il monter trop fort, ou…

Enfin, quand faut y aller, faut y aller. Un lancer timide bien face au vent, l'esprit plein d’angoisse et la Snow-Boot se retrouve dans son élément, et se moquant de mes appréhensions file bien droit en légère descente. Un arrondi gentil et la voilà qui glisse sur le blanc manteau, laissant une fine traînée derrière elle.

Bon, d’accord, je ne douterai plus de toi, petite aile. Les lancers suivants furent de plus en plus puissants, et permirent à coup sûr de faire un vaste virage pour revenir se poser aux pieds à tous les coups. L'après-midi, direction la pente et décontraction totale, car la maniabilité de ce type d’engin permet vraiment un tas de fantaisies dans un volume ridicule. Mais nous détaillerons plus loin les pos­sibilités de la Snow-Boot.

 

Construction

Tout d’abord, il vous faut approvisionner le bois nécessaire :

  • 1 planche de balsa 30/10e ;
  • 1 planche de balsa 20/10e ;
  • 1 planche de balsa 15/10e ;
  • 1 planche de balsa 10/10e ;
  • 2 baguettes balsa 4x4 mm ;
  • 2 baguettes balsa 10x5 mm ;
  • 1 baguette balsa 6x6 mm ;
  • 1 bord d’attaque 10x8 mm ;
  • 1 bord de fuite 40 x 6 mm ;
  • 1 chute de bloc balsa 50 x 50 x 40 mm ; Colle blanche vinylique ;
  • Colle époxy.

 

Voyez que le budget matières premières ne va pas chercher très loin. Commencez par découper vos 12 nervures 15/10e plus les 2 nervures d'extrémité en 30/10e. Encochez la baguette de bord d'attaque et la 6 x 6 de bord de fuite. Positionnez le longeron inférieur sur le chantier, et collez dessus l’ensemble des nervures. Collez le longeron supérieur, le bord d’attaque et le bord de fuite 6x6. Cof­frez la partie centrale avec du balsa 10/10e. Quand le tout est sec, sortir l'aile du chantier et coffrez de même la partie centrale de l'intrados. Dans la baguette 40 x 6, taillez les élevons. La troncature du bord de fuite vers le bord marginal amène à reprendre l'intrados par ponçage dans cette zone pour affiner le B.F. Voilà la structure de l’aile terminée. Si vous y passez plus d'une soirée, c’est que vous regardez Dallas en même temps. Donc, le lendemain, attaquez le fuselage. Décou­pez les deux flancs en balsa 20/10e léger, fixez-les sur le chantier et collez les baguettes d’angle 4x4. Découpez les couples en balsa 30/10e et collez sur le couple situé au niveau du bord d’attaque les deux baguettes 4x4 faisant office de raidisseurs. Après séchage, réunissez les flancs et les couples en vous effor­çant de ne pas vriller le fuseau. Mainte­nez les éléments en place pendant le séchage avec moult ruban adhésif et épingles. Puis, collez les coffrages supé­rieur et inférieur. Confectionnez la trappe d’accès à la radio. Pour celle-ci, la taille pourra être adaptée en fonction de l'instal­lation radio projetée. Si vous disposez de contreplaqué fin (0,6 à 0,8 mm), vous pou­vez faire cette trappe avec, la solidité sera améliorée par rapport à une trappe balsa 2 mm. Je n’ai pas prévu de fixation parti­culière pour cette trappe et je la ferme avec du "Blenderm".

Percez le couple arrière pour le passage des commandes et collez en place le bloc balsa de nez. Poncez ce dernier à la forme définitive et arrondissez les angles du fuselage. Découpez enfin la dérive en balsa léger de 30/10e. Il reste à réunir le fuselage, l'aile et la dérive à l’époxy. Stop ! Ça suffit pour la deuxième soirée. Pause télé pour tout le monde. On ramasse les copeaux, on range le coin bri­colage, comme ça, madame sera con­tente. C’est sûrement la première fois que vous faites une cellule aussi vite. Quel bonheur !

Troisième soirée, sortez le fer à repasser, un peu de solar (il suffit d’un peu plus d’un mètre) et c'est parti pour l’entoilage. Pendant cette opération, veillez à ne pas vriller l’aile. Si cela arrive, tordez légère­ment la voilure dans le sens du dévrillage et réchauffez le solar jusqu’à disparition du défaut. L’entoilage achevé, il reste à installer la radio. Deux cas sont à envisa­ger : la radio possède un mélangeur élec­tronique, ou bien elle n’en a pas. Dans le premier cas, c’est super facile : deux servos côte à côte vissés sur deux baguet­tes de bois dur, le tout juste devant le lon­geron. Chaque servo attaque un élevon. C'est la solution que j’ai employée. Dans le deuxième cas, il faut adapter un mélan­geur mécanique. Le plus facile et le moins encombrant consiste à adapter le petit mélangeur Kavan à boules qui se fixe directement sur le servo d’ailerons. Dans ce cas, les servos seront placés l’un devant l’autre (ou réciproquement). Dans tous les cas, les servos pénétreront dans le coffrage d’aile car la place en hauteur est très limitée.

Le récepteur et l'interrupteur prennent place dans le compartiment avant, et leur positionnement permet de régler le cen­trage. L’accu, enfin, prend place immédia­tement derrière le couple situé devant le bord d’attaque. J’ai utilisé des 450 mAh qui sont plus courts que des classiques 500 mAh, et donc se logent plus aisément dans une place aussi réduite.

 

Réglages

Pas grand-chose à faire de ce côté : le centrage tout d’abord qui se situe à 46 mm du bord d’attaque. Je sais, c’est très avant, mais c’est ainsi qu'on obtient un pilotage facile. Les débattements ensuite : plus ou moins 4 mm pour la profondeur et plus ou moins 6 mm pour les ailerons. Vérifiez bien le neutre de la profondeur qui doit être conforme au plan (le bord de fuite relève sur un profil autos­table).

 

Maintenant, direction le terrain

Commencez par un lancer main afin de régler les trims puis, pas d’hésitation, allez à la pente et régalez-vous… Vous allez être étonnés de la facilité de pilotage d’un tel engin. Totalement neutre aux aile­rons, hyperstable à la profondeur, la vitesse de vol se choisit au trim de pro­fondeur. Ensuite, il reste à laisser aller sa fantaisie. Les virages serrés sont un régal, et à partir de 30 degrés d'inclinaison, le rayon de virage est ridicule. Sur la tran­che, c’est sur place en tirant énergique­ment à la profondeur, et cela peut se faire à grande vitesse car le risque de casse par excès de G est pratiquement inexis­tant.

Le décrochage statique est impossible à obtenir. En ralentissant progressivement, l’aile arrive à un état d’oscillations longi­tudinales de plus 10° à moins 10° environ, parfaitement stable en roulis et lacet, et qui peut se prolonger indéfiniment sans jamais faire d’abattée.

Bien sûr, le taux de chute est alors plus fort et à la limite, il est possible d’aller jusqu’à se poser dans cette configura­tion. La démonstration a été faite à Beynes devant quelques sceptiques : on lance, l’aile part normalement, cabré pro­gressif jusqu’à la butée de manche. L’aile entre dans cette phase de légères oscil­lations. Virage à faible inclinaison aux ailerons et retour vers la pente. L’aile parachute gentiment et se pose en dou­ceur sans que l’on ait eu à piloter l’arrondi. Il a fallu recommencer plusieurs fois de suite pour prouver que ce n’était pas un coup de pot, et insister sur le fait que le manche était maintenu en butée durant toute la manip. Peu de modèles permettent une telle manœuvre en sécurité. En tirant brutalement la profondeur, I'aile cabre à la verticale et la plupart du temps, fait un quasi-renversement et repart en sens inverse comme si de rien n’était. Voyez que pour se faire peur avec la Snow-Boot, il faut être très fort. Main­tenant, voyons les possibilités d'évolutions : la boucle passe sur un rayon ridi­cule, mais avec une vitesse initiale assez forte. Il ne faut pas tirer trop fort sous peine de voir l’aile s'arrêter net, nez vers le ciel. En poussant, la boucle inverse est une formalité, et c'est vraiment l’engin qui le passe sur le plus petit rayon que j’ai jamais vu. Le vol dos est aussi facile en poussant modérément. En poussant trop fort, le comportement est identique au vol ventre avec des oscillations entretenues. Pour le positionnement dos, vous avez le choix : demi-boucle tirée ou poussée, demi-tonneau, renversement sortie dos…, voire même gloupoïde inverse barriquée à gauche ! Le tonneau passe tranquille­ment, et le renversement se triche en montant légèrement de travers pour que la Snow-Boot renverse du côté ou ça pen­che. La capacité de pénétration est bonne, et 15 nœuds de vent ne lui font pas peur. Par contre, dans ce type de temps, il est bon d'avancer le centrage ; en effet, au centrage d'origine, le fait de pousser pour voler vite rend le profil moins autostable et le pilotage devient pointu. Dans ce cas, j’avance le récepteur pour centrer plus avant de 5 bons milli­mètres. Ainsi, les élevons doivent retrou­ver leur neutre habituel pour maintenir l’aile en palier et le pilotage reste agréa­ble. Les virages serrés et enchaînés juste devant soi sont spectaculaires et faciles à exécuter. Dans ce cas, l’aile peut res­ter dans quelques mètres cubes indéfini­ment. Les spirales dans les thermiques (et oui, même en février, il y en a eu des petits !) sont très stables, et le rayon de virage ridicule permet de rester au cœur de l’ascendance. Comme testeur de pompe, c’est un bon modèle.

Bon, et les défauts ? Bien sûr, un tel modèle paye ses caractéristiques particu­lières d'une autre manière. Tout d'abord, il faut bien se dire que l’esthétique n'est pas transcendante. Le côté maquette n’est pas évident, et pour trouver une doc maquette… Pour ce qui est des qualités de vol, il faut dire que les transitions ne sont pas son fort, et que si dans les pom­pes, ça monte vite, dans les dégueulan­tes, c'est très vite en bas. La voltige n’a pas la pureté d’une machine spécifique­ment faite pour non plus.

 

Conclusions

Pour nous résumer, disons que la Snow-Boot est un modèle purement de détente destiné au défoulement des plus bas ins­tincts du pilote. Avec elle, on ose…

Le débutant trois axes y trouvera son compte aussi grâce à la facilité d’utilisa­tion et de pilotage. Le faible encombre­ment en fait le modèle de vacances idéal. Et puis, vu le rapport satisfaction/prix, il n’y a pas vraiment à hésiter, non ? Sans compter que madame aura à peine le temps de comprendre que le modèle sera fini.

Alors bon courage et à bientôt pour un autre encart.

 

Caractéristiques

Envergure : 1045 mm

Longueur : 478 mm

Pois : 420 g

Surface : 26 dm2

Charge alaire : 16 g/dm2

Profil : Eppler 186

Centrage : 47 mm du BA

 

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© Jean-Louis Coussot