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Tout ça à cause de Tanguy et Laverdure...

Gamin, je n'avais d'yeux que pour les tracteurs, engins de travaux et autres camions de pompiers... Et puis, les bandes dessinées sont passées par là, Asterix bien sûr, et... les aventures de Tanguy et Laverdure... Car en BD, au départ, on ne parlait pas encore des "Chevaliers du ciel", titre venu avec la série télé. 

 

 

L'escadrille des Cigognes a été mon premier album des aventures de Tanguy et Laverdure. Je l'ai toujours...

 

 

Quant à la série télé, on la regardais encore en noir et blanc.

 

 

Tanguy et Laverdure ont bercé mes rêves de gamin, la série télé est devenue le moment qu'il était hors de question de rater, et fatalement, j'ai commencé à monter des maquettes en plastique... La première fût un Fiat G-91 Airfix, au 1/72è, acheté à la quincaillerie "Mérard", à Vanves...

 

 

Peu après, pour un anniversaire sans doute, ce sera le fameux Mirage III C, celui de Tanguy, au 1/50ème de Heller, avec son mécanisme de train rentrant dramatique à installer et à faire fonctionner, même avec l'aide de mon père, qui des années durant me fera entendre son "t'as bien enlevé les bavures ?"... Aujourd'hui encore, c'est resté une phrase culte qu'il me ressert régulièrement dès que je construit quelque chose...

 

La passion pour l'aviation grandira vite, pour devenir quasi obsessionnelle. Mes lectures ne sont pas celles des autres élèves du lycée Michelet... Aviation Magazine, Air et Cosmos... Et quand "Jour de France" arrive chez ma grand mère, je saute dessus pour trouver la page des "petites nouvelles de l'aviation", rubrique surprenante dans ce type de magazine, sauf quand on sait que le patron de cette revue n'était autre que Marcel Dassault... Dès ses premiers numéros, "L'album du Fanatique de l'Aviation", devenu "le Fana", intègre mes étagères...

 

 

Dès lors, les promenades dominicales en famille et en Ami 6 break vont régulièrement nous faire passer par les aérodromes de la région parisienne. Toussus le Noble, Guyancourt, Chavenay, Beynes, rarement Saint Cyr, qui n'était pas "dans nos axes" habituels... Rarement, quelques terrains côté est de Paris, comme Chelles ou d'autres...

A Toussus, les accès aux terrasses de la tour permettent un point de vue fabuleux sur l'activité, tandis qu'au pied de la tour, il y a toujours un avion stationné derrière les barrières et qui propose des "Baptèmes de l'air"... Mais ç'est alors trop cher, "pas pour nous", et voler reste du domaine du rêve... Je pense aussi que dans l'esprit de mes parents, c'est aussi quelque chose d'un peu dangereux et qu'il faut être raisonnable...

 

Orly sera aussi un thème de promenade, car à cette époque, les terrasses sont un lieu public, moyennant une petite pièce pour y accéder. On ne parle pas encore d'attentats, et regarder les arrivées et départs d'avions de ligne n'est pas encore "banal". On rêve en regardant les DC6, Constellation, et l'odeur de kérosène bien reconnaissable ajoute au rêve de voyages au long cours, car les premiers jets arrivent : Caravelle, Boeing 707, DC8, Boeing 727, DC9... 

 

Je commence sérieusement à songer à une carrière de pilote. De chasse ? De ligne ? Je ne sais pas encore... Mais je suis myope... et je crois que comme un rhume, ça peut se guérir. Jusqu'au jour où, à 13 ans, l'ophtalmologiste (on disait alors "oculiste") me mets les points sur les "i", et qu'en fait, c'est comme si je prenait le poing dans la "g...." : C'est irréversible, ça ne peut pas s'arranger, et avec la correction donc j'ai besoin, je ne peux en aucun cas espérer devenir pilote...

D'un coup, toute perspective d'avenir me semble effacée, et des mois durant, je vais certes monter mes maquettes, mais quelque chose est "cassé".

 

Pilote privé ?

Et puis, à l'occasion d'un passage par Guyancourt, mes parents et moi découvrons qu'il n'y a pas que des pilotes "de métier"... Pilote privé, ça existe, et pour ça, on a le droit d'être myope, pourvu qu'on soit bien corrigé... Un espoir renait, le moral remonte, la vie repart... La suite, en images, c'est en commençant la visite par l'onglet "Guyancourt"...

 

Maquettes à haute dose

Parallèlement, quelques 300 maquettes plastiques seront montées, peintes, exposées sur de multiples étagères. Adolescent, je passes mes mercredi après midi, carte orange en poche, à courir entre le Passage du Havre, Baby Train, La maison des Trains et autres points de ventes de maquettes dans Paris à chercher mon prochain avion... Jusqu'au jour où j'attaque l'aéromodélisme radiocommandé, qui me fait stopper net les maquettes en polystyrène, mais ça, c'est plus tard et c'est dans les pages dédiées au modélisme.

 

 

 

Des études tournées vers l'aviation, du moins, c'est ce que j'espère...

Et puis, après un gros passage à vide au Lycée Michelet de Vanves, côté études, je me réoriente vers le "technique" en faisant un BEP Mécanicien Monteur au Collège Technique de Châtillon sous Bagneux, puis un BAC F1 à Levallois Perret, et enfin un BTS Bureau d'Etude au Lycée Raspail à Paris. Je passe mon brevet de pilote alors que je suis en terminale, et c'est amusant de devoir poser une journée d'absence pour le passer, quand la plupart passent plutôt le permis de conduire... que je n'aurais qu'un an après le brevet "second degré" avion ! En BTS, je conduirais, en compagnie de deux autres étudiants, Philippe Laplanche et Philippe Cambos, un projet d'avion de construction amateur durant les cours de bureau d'étude, projet qui sera très payant à l'examen, tandis que les week-end, je promène souvent mes collègues de classe dans les avions de St Cyr... Le "CLC1" restera à l'état de plans, mais aussi d'un tronçon d'aile a échelle 1/2 pour test dans la soufflerie des Arts et Métiers...

Deux photos de la maquette de la version à train fixe. Cette maquette était principalement... en bristol, avec un capot en balsa plein.
La maquette réalisée de la même façon, de la version à train rentrant, avec des apex pour loger les roues.

 

Le CLC 1, dont j'avais dessiné et calculé les formes, grâce à l'aide précieuse de Claude Piel, et du manuel de conception écrit par Louis de Goncourt que Claude m'avait prêté (une bible manuscrite pour constructeur-concepteur amateur d'avion léger). Ce monoplace était conçu pour un grand confort du pilote, pour des atterrissages et décollages courts, et était très inspiré du Rallye (déjà...). Il devait recevoir un Limbach 80 Cv avec un réducteur, et une option train rentrant était prévue. Il fallait en effet des éléments "mécaniques" dans l'étude pour que le projet soit valable pour notre BTS...

 

Passage par les chars...

A l'issue de mes études, l'année de service national sera assez éloignée de l'aviation, puisque je passe un an en Allemagne, à Pfortzeim, dans un régiment de chars (Photo ci-dessus)... Je serais "radio", et "instructeur radio", ce que sera mieux que d'être installé dans un "EBR" fort inconfortable... mais on dira pudiquement que ce n'est pas une année de rêve...

 

Vers la vie professionnelle

Durant l'année "militaire", j'envoie nombre de candidatures libres vers les entreprises à vocation aéronautique de région parisienne, et coup de chance, c'est "l'Aérospatiale" qui me recrute, et est située à Châtillon sous Bagneux, à 5 minutes de la maison... Mais on n'y conçois pas des avions, c'est la division "engins tactiques" et j'intègre le bureau d'étude, très heureux même si "ça manque un peu d'ailes"...

 

Ma vue sur le bureau d'étude à mes débuts professionnels. C'était dans le Bâtiment B8, aujourd'hui rasé...
Et ma première table à dessin, que je rachèterais plus tard, pour dessiner à la maison des modèles réduits.

 

Planche à dessin, puis la naissance de la CAO, neuf années intéressantes, avec à côté de cette vie professionnelle une expérience grandissante en aviation légère, en très forte progression côté aéromodélisme, ce qui en "mélangeant le tout" va m'amener à une seconde partie de ma vie professionnelle, celle de rédacteur en chef de magazines d'aéromodélisme... Autant de sujets qui vont permettre d'alimenter les rubriques ce ce site... C'est durant mes années de bureau d'étude que je découvre aussi la simulation de vol, les premières versions de Flight Simulator arrivant "bizarrement" sur les premiers PC du bureau de calcul du département... L'ordi à la maison, ce n'est venu qu'un peu après, quand Amstrad sortira le premier "PC" abordable par le grand public. Là aussi, ça aura des suites comme vous pourrez le découvrir dans ces pages. Utilisez les onglets en haut de page pour découvrir mes activités en aéro-club, en modélisme et en simulation.

 

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© Jean-Louis Coussot